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Les costumes de l’Opéra de Paris à découvrir

L’Opéra de Paris rend hommage à ses artisans en organisant l’exposition « L’étoffe de la modernité » qui rassemble les costumes imaginés par les plus grands artistes du XXe siècle.

Du 19 juin au 30 septembre, les plus beaux costumes de l’Opéra de Paris seront exposés aux yeux de nombreux curieux. D’Yves Saint Laurent, à Marc Chagall, ils ont tous habités les lieux par leurs créations.

La passion pour le costume de théâtre ne date pas d’aujourd’hui. Dès le XIXe siècle, les ateliers, où se façonnent costumes et décors, de l’Opéra de Paris sont célèbres dans toute l’Europe. Les grands ouvrages de Gounod, Wagner, Verdi, Massenet et Saint-Saëns sont l’occasion pour les artisans de l’Opéra de montrer un incomparable savoir-faire.

De nouvelles modes

Après la seconde guerre mondiale, l’Opéra de Paris se tourne vers l’Ecole de Paris, pour proposer un nouveau regard moins conceptuel : « La vision est plus classique que celle des années 20, moins abstraite qu’un Fernand Léger. On est davantage vers une vision théâtrale du costume comme avec Jean Carzou par exemple » commente le commissaire de l’exposition Christophe Ghristi.

Tout au long du XXe siècle, les ateliers s’adaptent aux nouvelles modes, aux nouvelles méthodes, et assimilent l’art des plus grands artistes qui dessinent les costumes des chanteurs et des danseurs de l’Opéra de Paris, tels que Fernand Léger, Marc Chagall, Yves Saint Laurent, Christian Lacroix, Kenzo. Cela faisait bientôt une vingtaine d’années que tous ces chefs-d’œuvre n’avaient pas été exposés au regard du public.

 

Un pianiste dans la rue !

Quoi de plus surprenant que de se retrouver en pleine rue devant un… piano ? Une foule qui s’attroupe ? Et enfin un concertiste qui s’installe pour jouer son répertoire ?

Steve Villa-MassoneJe passais devant les Galeries Lafayette ; un attroupement de touristes et de badauds intrigués faisaient masse autour d’un piano droit trônant fièrement sur le trottoir. Un homme s’est présenté en saluant la foule puis c’est assis et a commencé à jouer, le son à demi couvert par le brouhaha du boulevard Haussmann. Les spectateurs, médusés par cette scène surréalist,e ont tout d’abord écouté studieusement ce qui semblait être du Chopin. Puis tout le monde a sorti son appareil photo ou son portable pour immortaliser le moment, y compris moi !

 

Le pianiste des rues vit de sa passion !

Après enquête, Steve Villa-Massone est un pianiste niçois qui a décidé de vivre de sa passion de façon originale. Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, Steve vit de son activité illicite. Il est en effet interdit de jouer sur la voie publique sans autorisation spéciale comme pour la Fête de la Musique, par exemple. Choisissant des points stratégiques de la rive droite parisienne, il attire de nombreux touristes qui font sonner les euros dans son panier en osier. Puis, il remballe son piano dans un camion de déménageur. Et l’affaire semble bien tourner : il est maintenant « sponsorisé » par les pianos Hanlet. Pour les connaisseurs, Hanlet est aussi l’importateur officiel de Steinway en France. Jolie référence !

 

Les ambitions d’un compositeur

Bon, Steve n’a pas pour ambition de passer sa vie dans la rue ! Café Babel nous apprend qu’il est aussi compositeur. Il rêve en effet de composer pour des films. Vous vous doutez donc bien qu’il a pour référence Le Pianiste de Roman Polanski. En attendant, et c’est peut-être le début de la reconnaissance, il compose trois pièces pour une chorégraphie prochainement présentée à l’Opéra Garnier. Tiens ! A deux pas du trottoir des Galeries Lafayette !

Vous souhaitez croisez Steve ? Baladez-vous dans le 9e arrondissement un jour de beau temps. Tendez l’oreille. Peut-être aurez-vous la chance de tomber sur lui. Quelques lieux où je l’ai croisé : métro Cadet, à l’angle de la rue Joubert et la rue de Caumartin, et à l’angle de la rue de Mogador et du boulevard Haussmann. En attendant, faîtes un tour sur sa page Facebook !