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Les Français préfèrent toujours les « vrais » livres

A l’heure de l’essor des tablettes, il semblerait que les Français restent toujours fidèles au format papier.

Une étude de l’institut Gfk révèle qu’au cours des douze derniers mois, 91 % des Français ont favorisé des « biens culturels physiques ». Parmi les 58 % de sondés qui ont fait l’acquisition de biens culturels dématérialisés, seulement 16 % se disent concernés par les livres numériques. Néanmoins, le même institut publiait en avril une étude selon laquelle les ventes de tablettes devraient doubler cette année en France.

Enfin, en termes de budget, le support papier l’emporte très largement sur le livre numérique (98 % contre 2 %).  Le livre semble ainsi mieux résister que les autres produits culturels à la dématérialisation. Le MOTif, l’observatoire du livre et de l’écrit en Île-de-France, ainsi que Sciences Po et Medialab viennent également de lancer une enquête pour mieux comprendre « les usagers de lecture et d’achat de livres numériques en France ».

E-book, un succès outre-Atlantique

En parallèle, la commission européenne, vient d’envoyer une mise en demeure à la France et au Luxembourg, leur enjoignant de remonter le taux de TVA appliqué aux livres numériques. La France applique depuis le 1er janvier 2012 une TVA de 7 % sur les livres numériques comme sur les livres papier au lieu de 19,6 %.

Aurélie Filipetti, ministre de la Culture et de la Communication, s’est également engagée à baisser à 5,5 % le taux de TVA sur le livre. Le Luxembourg est même allé plus loin en abaissant la taxe à 3 %.

Si la France privilégie toujours le format papier, les Etats-Unis ont définitivement adopté le livre numérique. Au quatrième trimestre 2011, le livre électronique a représenté, selon l'institut Bowker, 17 % des ventes des éditeurs américains qui, aux Etats-Unis, recouvrant la littérature générale, les documents et essais et les ouvrages pour la jeunesse, contre 5 % un an plus tôt. Une progression emblématique de la révolution que vit depuis quatre années l'édition américaine.

Crédit photo: Artois Bibliothèques

L’INA lance la collecte « Mémoires Partagées »

L’institut national de l’audiovisuel débute à compter du 2 juillet une grande opération de collecte de films amateurs.

L’opération, intitulée « Mémoires partagées », propose aux vidéastes amateurs de confier leurs archives personnelles afin de les faire entrer dans la mémoire collective. La collecte débutera dès le mois de juillet par la région Aquitaine, avec pour cette première étape des thématiques allant de la viticulture au tourisme, en passant par les fêtes populaires.

Pour le PDG de l’Ina, Mathieu Gallet, à l’origine de cette initiative, l’objectif est que ces images d’amateurs, viennent enrichir le fonds professionnel des images animées que possède l’Ina. Il explique : « l’INA n’est pas un coffre-fort numérique sur lequel on est assis et dont on ne fait rien, nous devons être là pour faire partager ces images, les faire vivre, les remettre dans leur contexte et les diffuser ».

« Cette opération devrait, dans les prochains mois, être étendue progressivement aux autres régions françaises et à d’autres thèmes », a indiqué Jean-Michel Rodes, directeur du pôle collection de l’institut. « Cela dépendra de la manière dont cela va se passer en Aquitaine car nous ne savons pas si nous allons collecter trop ou au contraire pas assez d’images ».

« L’INA se rapproche des Français »

Jean-Michel Rodes  raconte comment il a vu des images amateurs incroyables filmées lors des Jeux olympiques de Berlin de 1936 ou lors d’ un voyage du maréchal Tito au Cambodge en 1976. « l’idée est aussi que l’INA se rapproche des Français », a souligné également Mathieu Gallet.

D’ici quatre ans, le fond du dépôt légal de l’institut devrait être accessible depuis des bibliothèques ou médiathèques d’une vingtaine de villes françaises. Cette opération d’accessibilité au dépôt légal sera lancée en octobre dans la ville de Pessac, dans la banlieue bordelaise. Les documents audiovisuels sélectionnés feront ensuite partie intégrante du patrimoine audiovisuel français et seront consultables par tous sur le site internet www.ina.fr, ainsi que sur la chaîne « Ina mémoires partagées » sur le site www.dailymotion.com.

Crédit Photo: adpowers