Archives par mot-clé : football

On a volé la coupe du monde !

 

« Perdre une coupe du monde : entre philatélie et religion »

Dimanche 20 mars 1966, Westminster Central Hall, Londres. Il est midi et l’agent de surveillance George Franklin va reprendre son poste dans une vaste pièce d’exposition où se tient depuis la veille la plus grande manifestation de philatélistes du pays. Des timbres rares, loufoques, chères, collectés partout dans le monde par des passionnés. La fondation Stanley Gibbons’ Stamp Company, a eu la chance d’avoir un met de choix pour son exposition : la vue du trophée Jules Rimet, que la Fifa a remis en début d’année à la Fédération anglaise de football et qui sera exposé pour quelques jours. Cette coupe qui représente Niké, la déesse grecque de la victoire, est remise depuis 1930 au vainqueur de la Coupe du monde de football. Propriété depuis 1958 du Brésil, le trophée s’apprête à être remis en jeu au mois de juillet de cette année 1966. En janvier, la Fédération se voit donc confier le trophée en sa qualité d’organisateur et doit logiquement le conserver précieusement jusqu’au début des festivités. Mais devant l’insistance des organisateurs de cette fameuse expo philatéliste (le lobby des timbres était assez puissant), les dirigeants anglais du foot finissent par céder et prêtent le précieux objet pour les quelques jours de la manifestation.

GI_140508_eo38o_nouveau-trophee-mondial_sn635
Source :http://ici.radio-canada.ca/sujet/fifa-bresil-2014/2014/05/05/010-historique-mondial-1974.shtml 

A la recherche de l’« homme louche »

Pas de risque majeur : le trophée Jules Rimet a été placé dans une vitrine, sous la surveillance de cinq gardes, dont deux doivent être présents 24 heures sur 24 à portée de vue. Un dispositif pareil devant dérouter les voleurs. Le souci, c’est qu’en ce dimanche 20 mars, un office religieux doit se tenir au sein même de ce hall, avant que l’exposition n’ouvre ses portes au public. Alors pour respecter l’office (un « lobby » bien plus puissant que celui des timbres !) il est décidé de relâcher la surveillance des collections de timbres et du trophée Jules Rimet. Question de respect. Mais quand George Franklin va reprendre son service à la mi-journée une fois la messe terminée, c’est le drame : la Coupe du monde a disparu ! La police est prévenue et se rend immédiatement sur les lieux pour les premières constatations. La vitrine semble avoir été aisément forcée et une porte à l’arrière du bâtiment présente des traces de passage récent. Pas de témoin, seulement la description d’un homme « louche », aperçu par plusieurs personnes aux heures d’ouverture de l’exposition. Les descriptions divergent, mais un profil est identifié : homme, la trentaine, taille moyenne, cheveux noirs, lèvres minces, possible cicatrice sur le visage. Evidemment, Scotland Yard est chargé de l’enquête.

Une demande de rançon de 87 000 € !

La Fédération anglaise de football décide de se rendre chez un orfèvre de la ville, nommé George Bird, pour confectionner une réplique du trophée dans la plus grande discrétion (on ne sait jamais…). Logique, dirions-nous, la recherche de l’homme louche ne donnant rien et aucun indice n’a permis de retrouver la trace du maudit voleur. Jusqu’à ce que le lundi 21 mars, le président de la Football Association (la fédé anglaise de foot), Joe Mears, ne reçoive un coup de téléphone. À l’autre bout du fil : « Jackson ». « J’ai ce que vous cherchez », en ajoutant que « pour le retrouver, il faut suivre les instructions qui arriveront dans un colis livré au siège du club de Chelsea », dont Mears est aussi le président. Ne pas prévenir la police, bien entendu. Mears n’entend pas cette dernière instruction et déballe tout au directeur d’enquête, un certain Charles Buggy. Le colis arrive, avec une demande de rançon : 15 000 livres, 87 000 euros en billets de 1 et de 5. Puis « Jackson » rappelle : finalement, il veut la somme en billets de 5 et de 10 !

Course poursuite dans les rues de Londres

Buggy prend le relais de Mears. Le flic se fera passer pour un certain « McPhee », assistant du président de la fédération anglaise de football. « Jackson » finit par accepter la rencontre avec ce dénommé McPhee à Battersea Park le 25 mars. L’échange trophée contre rançon doit avoir lieu. À la place des 15 000 livres, de faux billets sont placés dans une valise avec quelques vrais sur le dessus pour faire croire au magot. Ce dernier récupère la valise, ne constate pas la supercherie, mais annonce à McPhee qu’il n’a pas la coupe avec lui. « Il faut prendre la voiture », dit-il. McPhee accepte, les deux hommes s’engagent dans la circulation londonienne, chacun avec sa voiture. Soudain, Jackson accélère et tente de semer McPhee. Bientôt bloqué par le trafic, il abandonne son véhicule et poursuit sa fuite à pied, mais il finit par être rattrapé par Buggy/McPhee. Direction le commissariat de Kennington où « Jackson » est démasqué. Son nom, c’est Edward Betchley, un ancien militaire britannique de la Seconde Guerre mondiale, vendeur de voitures d’occasion, petit délinquant de quartier. Le trophée Jules Rimet il ne l’a pas et ne l’a jamais volé ! Il était chargé de récupérer la rançon pour un commanditaire surnommé « The Pole ». Son témoignage apparaît peu crédible et toute l’enquête repart de zéro.
Le 27 mars, soit exactement une semaine après le vol, un jeune marin nommé David Corbett sort de son domicile du Sud londonien. Il a un coup de fil à passer à la cabine se trouvant au jardin public en bas de chez lui et en profite pour sortir son chien, Pickles. Ce dernier s’en va fureter dans le parc comme il en a l’habitude et pique de la truffe vers un bosquet. Curieux, son maître jette un œil dans la direction et s’aperçoit que git au sol un objet soigneusement emballé dans du papier journal. Bizarre, bizarre. « J’ai vu que c’était une sorte de statuette », racontera-t-il au Guardian en 2006. Je suis allé voir ma femme, qui n’y connaît rien en sport, et je lui ai dit : « J’ai trouvé la Coupe du monde ! J’ai trouvé la Coupe du monde !» À la Gypsy Hill Police Station de Crystal Palace où il se rend, on le pense d’abord coupable du vol. Mais le jour du rapt, il a un alibi. L’objet retrouvé est bel et bien identifié comme étant le trophée Jules Rimet.

Corbett, seul survivant : un maléfice ?

L’enquête se poursuit pour essayer de démasquer le ou les auteurs du vol, mais on ne saura finalement jamais comment le trophée s’est retrouvé dans ce parc, emballé dans du papier journal. Frustration du côté de Scotland Yard, soulagement du côté des organisateurs de la Coupe du monde et joie du côté de David Corbett, qui reçoit au total une récompense de 6 000 livres. Il est également invité avec son chien Pickles à la cérémonie de victoire de l’Angleterre, le 30 juillet face à l’Allemagne de l’Ouest (4-2). Le chien devient même un héros national l’espace de quelques mois. Une célébrité de courte durée : il meurt accidentellement dès 1967, s’étranglant avec sa propre laisse en voulant poursuivre un chat. Une sorte de malédiction entoure d’ailleurs cette fameuse histoire de vol de trophée. Le président de la Fédération Joe Mears, celui-là même qui avait reçu le coup de fil anonyme, meurt dès le 30 juin 1966 à 61 ans. La cause ? Une attaque cardiaque provoquée par un trop plein de stress lié aux dernières semaines, concluent les médecins. Le mythomane Edward Betchley disparaît lui aussi prématurément à 49 ans d’un emphysème, après avoir fait un peu de prison. Quant au trophée Jules Rimet, il est encore volé, et définitivement cette fois, le 19 décembre 1983 au siège de la Fédération brésilienne de football à Rio, où il était exposé (le trophée à la déesse Niké était propriété permanente du Brésil depuis la Coupe du monde 1970, l’actuel trophée doré avec le ballon signé de l’artiste italien Silvio Gazzaniga le remplaçant à partir de l’édition 1974). Protégé par une vitre pare-balle, il a été dérobé en forçant l’arrière de la cage en bois. Quatre hommes d’une favela de la ville seront arrêtés et condamnés, mais jamais on ne le retrouvera.Le plus probable est que le trophée a probablement été fondu peu après le vol. Il ne reste donc plus aujourd’hui que la réplique fabriquée à la hâte en ce 20 mars 1966 et exposé au National Football Museum de Preston.

Vers une ingénierie de l’entraînement sportif

Dell lotus formula one telemetry
Crédit photo : Dell official page/Flickr (CC BY 2.0)

« Mesurer », « calculer », « analyser », « ajuster », un vocabulaire d’ingénieur course devant un écran télémétrique chez McLaren ? Pas seulement. Depuis quelques années déjà, le sportif et son entraîneur décortiquent les séances d’entraînement et les phases de compétition afin d’optimiser les performances. Certes, la médecine du sport s’intéresse depuis plus de 60 ans au rendement physiologique du corps humain : fameux test de Rufier-Dickson, bilans cardiaques, analyses de la motricité et de la gestuelle. Et peu de sportifs dignes de ce nom, même du dimanche, font l’impasse un jour ou l’autre, sur le cardio-fréquencemètre. Pourtant la marge de progression « scientifique » semble encore importante.

Sports d’endurance et cyclisme, une histoire de pourcentages

Les sports individuels ont rapidement pris en compte les avantages que pouvait apporter la technologie. Et pour cause, aucun coéquipier ou remplaçant sur un banc de touche n’est là pour suppléer à une baisse de forme. Passé l’épreuve du test d’effort, les « zones » d’entraînement sont connues et il devient assez aisé de travailler un point faible de sa condition physique. Par exemple, l’endurance, ou la capacité cardiaque, s’améliore en travaillant entre des seuils compris entre 70% et 90% de sa PMA, ou Puissance Maximale Anaérobie, le seuil où le corps consomme 100% de l’oxygène dans le sang (le carburant). La puissance se travaille par des séances « d’interval training » au-delà des 90% et améliore la VO2max (la capacité maximale de l’organisme à consommer l’oxygène dans le sang). Un plan d’entraînement bien mené en fonction des objectifs que l’on s’est assignés mêle donc les deux. Mais ne jouez pas à l’apprenti sorcier sans conseil médical : sur ou sous-entraînement assuré !

Pour l’anecdote, l’ancien entraîneur de Festina, Antoine Vayer, a évalué la VO2max d’Alberto Contador à 99,9ml/min/kg, lors de l’ascension du Verbier pendant le Tour de France 2009. Cela laisse songeur quand on sait que la moyenne est à 45 pour un homme normal…

Et la technologie dans tout ça ?

Depuis que Polar a lancé en 1982 le premier cardio-fréquencemètre sans fil, l’erreur n’est plus permise pour le sportif. En effet, on estime qu’un athlète sur deux sous-estime de 17 battements son pouls exact lorsqu’il l’évalue manuellement ! Depuis la fin des années 90, Il est possible l’importer sur ordinateur ses données enregistrées en course ou à l’entraînement – et l’on revient à la Formule 1 – pour ensuite les analyser et ajuster l’entraînement, voire préparer son entraînement d’une année sur l’autre. Bon, c’est plutôt l’entraîneur qui se coltine le travail, mais certains amateurs le font aussi.

Encore plus fort, les cyclistes utilisent depuis plus d’une dizaine d’année des capteurs (dans le moyeu arrière ou dans le pédalier) exprimant en watt la puissance développée par le sportif. SRM, le pionnier en la matière, est d’ailleurs le principal fournisseur des équipes pro. Le cycliste ne s’entraîne donc plus seulement en fonction de ses données cardiaques, mais en fonction de ses seuils de puissance, ce qui semble plus efficace. Ajoutez à cela les données GPS et le suiveur d’une course de vélo peut très bien évaluer le travail d’un cycliste pendant une montée de col.

SRM Powermeter FSA
Crédit photo : Grayskullduggery /Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

Et la tendance se propage au sport amateur. Il est ainsi possible de télécharger des applications pour smartphones qui « traquent » vos déplacement et les corrèlent à votre rythme cardiaque, via une ceinture thoracique Polar. Pratique pour le sportif sur dimanche qui évalue sa forme sur son parcours test. Sportraker et Garmin proposent ce type de programme sur Androïd et iOS. Pour les plus consciencieux, des coachs indépendants proposent maintenant leurs services pour vous aider à lire les innombrables données – incompréhensibles par le commun des mortels – collectées par votre GPS, votre pulseur cardiaque et votre capteur de puissance. Par exemple, Scientific Coaching en Angleterre.

Les sports d’équipe : parents pauvres de l’analyse scientifique ?

Pas si sûr. David Casamichana, professeur et chercheur à l’Université du Pays Basque, vient de publier une thèse sur l’utilisation des données GPS dans l’amélioration des performances des sportifs. Selon lui, elles permettraient aux entraîneurs d’optimiser la composition d’une équipe de football, par exemple, en identifiant et analysant « les déplacements des joueurs de manière plus précise, plus fiable et donc plus efficace ». Les joueurs d’une équipe de football espagnole semi-professionnelle ont ainsi été équipés d’un dispositif GPS lors des entraînements et des matchs. Ceci a permis d’établir pour chaque joueur : la vitesse d’accélération, leur vitesse moyenne et maximum de course et la distance couverte sur un match. Conclusions : défenseurs centraux et avant-centres parcourent moins de distance qu’un milieu de terrain qui nécessite donc de bonnes capacités d’endurance. Je ne suis pas amateur de foot, mais il me semble que ces informations ne sont pas nouvelles… En revanche, le dispositif permet d’évaluer la condition physique du joueur, donc son éventuel remplacement. Autre atout, les tire-au-flanc sont tout de suite repérés !

Espérons cependant, que le talent d’un sportif ne se mesure pas seulement à l’aune de sa télémétrie embarquée ! Il me semble qu’un footballeur peut compenser, jusqu’à un certain point, un niveau physique moyen par un jeu de génie. En revanche, dans un sport d’endurance, le paramètre le plus anodin doit être analysé et optimisé pour espérer progresser à un certain niveau. Une qualification en F1 se joue au dixième, voire au millième de seconde, et c’est déjà le cas pour le 100 mètre. Alors que l’on commence à atteindre des paliers dans les records mondiaux en athlétisme par exemple, le gain de quelques millièmes se jouera sans doute lors des phases d’analyse technologiques. Avouons-le, c’est un peu triste, non ?

 

Loulou Nicollin, le Morsay du football français

Montpellier est donc le nouveau champion de la Ligue 1, devançant le PSG, soit le club des milliardaires qataris. De nombreux articles fêtent la victoire de ce club plus modeste, plus décontracté et plus terroir. Dans l’esprit bien caricaturalement franchouillard, Louis « Loulou » Nicollin, le président du club, est la nouvelle coqueluche à la mode. Grâce à sa coupe de cheveux punk… ou à cause de ses nombreuses citations qui font de lui un distributeur automatique de paroles vulgaires, misogynes, homophobes ?

loulou nicollin citations

Plus Thierry Roland et Morsay que Rabelais

On aime la truculence verbale, certes, ça détend et détonne dans une France au langage policé, surtout dans le milieu du football, où l’on est plus habitué à des analyses avant-gardistes comme « on prend les matches les uns après les autres » et « ce qui compte, c’est les 3 points ». Qui n’a pas ri aux éclats en écoutant des phrases d’Éric Cantona, Dean Saunders, Diego Maradonna ou George Best ? Cependant, Loulou Nicollin est plus Thierry Roland et Morsay que Rabelais. Au programme du Nicollin : conception sur le football, sur la famille et l’homosexualité. En clair, Loulou Nicollin s’en « bat les couilles » et le fait bien savoir.

Le football

« Je me mets à la place du président du PSG qui a un budget de je ne sais pas combien, quand il voit celui de Montpellier, il doit se poignarder le cul avec une saucisse le mec ».

« Si je devais partir à la guerre, j’irais avec mes éboueurs, pas avec mes footballeurs ».

« Ils m’ont fait rire [les supporters niçois] à nous dire qu’on était des suceurs de Marseillais. Mais on n’a jamais sucé les Marseillais. D’ailleurs, si on peut les niquer le 19, je serais heureux ».

« Je m’en bas les couilles complet, s’il me fait monter en première division, hein. Bien sûr, s’il vendait de la drogue ou violait les petites filles, ça m’emmerderait…. Ça, j’accepterais pas. Mais pour des conneries pareilles ».

« Mes joueurs, je les paie plus cher que mes maîtresses. Et mes maîtresses au moins, elles me régalent la chique ».

« Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous. Nous, on a des olivettes ».

« Le Niçois Kanté, qu’on annonçait chez nous, a signé à Olympiakos. Il nous a demandé 120 000 euros mensuels. Je lui ai demandé s’il ne se touchait pas un peu ».

« Ces mecs-là, ce ne sont pas des supporters, mais des grosses merdes ».

« Mes fils, je préfère qu’ils soient nés dans le sport, plutôt que dans la musique classique. Parce que ça, ça me fait chier. J’ai rien contre. Mais je préfère regarder un match de curling qu’écouter du Mozart ».

loulou nicollin

Les femmes

« Si on se marie, c’est pour avoir des enfants, c’est pour assurer une famille. Il ne faut pas que ce soit une connasse. Les connasses, on les tire avant et l’on s’amuse avec. Comme il y a plus de connasses que d’intelligentes, il faut faire un choix… »

« Courbis ? Je n’ai rien contre lui. Je ne suis pas remonté. Chacun baise sa femme comme il l’entend ».

Les homosexuels

« J’aime pas les pédés, mais c’est interdit de le dire ».

« Pedretti a tout commandé sur le terrain, mais celui-là, quand il viendra à Montpellier, on va s’en occuper. Ce type est une petite tarlouze » [Et en guise d’excuses à Pedretti ] « J’aurais dû le traiter de petit con ou de petite merde et ça aurait bien été ».

« Un clip sur le racisme, je suis OK. Mais pas un clip sur l’homophobie. Après, ce sera quoi ? les femmes battues ? »

Euro 2012 : composition de l'equipe des pires coupes de cheveux

Alors que Laurent Blanc s’apprête a donner sa demi-liste pour l’Euro 2012 de football, organisé en Ukraine et en Pologne, une autre composition d’équipe fait parler dans les salons… de coiffure ! L’équipe des plus originales coupes de cheveux. Cela va du réussi à la catastrophe intégrale.

Il n’est pas question ici des Karim Benzema, Samir Nasri, Franck Ribéry, Florent Malouda, Patrice Évra ou Adil Rami. Trop chauves (la mode à la Kojak perdure), trop lisses. Même si le poil et les coupes de cheveux à la Iron Maiden, Scorpion ou autre Metallica (période Ride the Lightning) sont moins rares que dans les années 70-80, plusieurs joueurs résistent comme le Brésilien Neymar ou le Français Jérémy Menez.

De gauche à droite et de haut en bas : Jérémy Ménez, Tony Vairelles, Chris Waddle,

Carlos Valderrama, Roberto Baggio, Carlos Puyol.

L’équipe des pires coupes de cheveux mélange des joueurs retraités et toujours en activité, entraînés sous la houlette de Richard Dean Anderson, alias MacGyver. Qui mieux que lui pouvait entraîner une telle équipe ? Le « héros sans violence » a du faire quelque concession pour sélectionner les joueurs les plus méritants; c’est pourquoi on se s’étonnera pas de la présence de Harald « Tony » Schumacher dans les buts. Richard Dean Anderson, plus familier des fiches bricolages du Professeur Choron que des terrains de foot, avait besoin d’un Leonardo pour l’épauler : Jean Louis David, l’actionnaire de l’équipe, lui a conseillé Djibril Cissé, le Dennis Rodman des Bouches-du-Rhône.

Et maintenant, place à l’équipe !

Entraîneur : Richard Dean Anderson

Directeur sportif : Djibril Cissé

Gardien de but : Harald « Tony » Schumacher (Allemagne)

Défense : Carlos Puyol (Espagne), Trifon Ivanov (Bulgarie), Rigobert Song (Cameroun), Abel Xavier (Portugal)

Milieu : Jérémy Ménez (France), Chris Waddle (Angleterre), Carlos Valderrama (Colombie), Roberto Baggio (Italie)

Attaque : Tony Vairelles (France), Neymar (Brésil)

Que pensez-vous de cette équipe ? Quels autres joueurs pourraient être remplaçants ?

Se va Pep*… La fin de l'ère Guardiola au FC Barcelone

Cela faisait des semaines que tous les observateurs, commentateurs ou simples amoureux du football s’interrogeaient sur l’avenir de l’un des entraîneurs les plus emblématiques du FC Barcelone, Pep Guardiola. La sentence est tombée le 27 avril, au surlendemain d’une défaite épique contre les anglais de Chelsea en demi-finale de la Champions League : *Pep s’en va.

Un coach fatigué après 4 ans de (très) bons et loyaux services

Il a choisi d’annoncer son retrait du banc du FC Barcelone lors d’une conférence de presse, devant les micros et les flashs de plusieurs dizaines de journalistes. Pep Guardiola, entraîneur prodige du FC Barcelone, se dit « vidé » après avoir été pendant quatre ans le chef d’orchestre de la meilleure équipe de football du monde. Tito Vilanova, son entraineur adjoint prendra sa succession la saison prochaine.

La fatigue, physique et nerveuse, est vraisemblablement à l’origine de cette décision. Guardiola explique : « j’ai besoin de faire une pause. C’est un travail qui pompe beaucoup d’énergie ». Cette énergie qui semble lui manquer aujourd’hui lui a permis de remporter 13 titres sur 16 compétitions disputées. Le point d’orgue de l’ère Guardiola fut l’exercice 2008-2009 lors de laquelle son équipe a remporté 7 titres : Liga, Coupe du Roi, Ligue des champions, Supercoupe d’Espagne, Supercoupe d’Europe, Coupe du monde des clubs. Guardiola, d’habitude maître de ses émotions n’avait pu contenir ses larmes.


Les témoignages de sympathie affluent

Lors de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé son départ, certains des joueurs emblématiques du club blaugrana avait pris place dans l’assistance la mine grave. On a ainsi pu voir le capitaine Carles Puyol , les compères du milieu Xavi et Iniesta ou encore le gardien de but Valdès, aussi attentifs que lors des causeries d’avant-match de leur futur ex-entraîneur. Le prodige argentin, Leo Messi, pièce centrale du système Guardiola ces dernières années, a préféré ne pas se présenter. Trop ému il a fait savoir via sa page Facebook : « Étant donné l’émotion qui a été la mienne, j’ai préféré ne pas assister à la conférence de presse de Pep, loin des médias, surtout parce je sais qu’ils auraient cherché les visages tristes des joueurs, quelque chose que j’ai décidé de ne pas montrer ».

 

Les joueurs du FC Barcelone prennent place à la conférence de Guardiola

 

Et le n°10 du FC Barcelone n’est pas le seul à manifester son émotion. Joueurs, entraîneurs, journalistes, supporters du monde entier ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour manifester leur sympathie à l’entraîneur.

Dans le monde du football, joueurs et entraîneurs sont pour la plupart émus et reconnaissants :

Gerard Pique (défenseur barcelonais, international espagnol): «Merci beaucoup pour nous avoir tant donné… Quatre années remplies de victoires, de joies, et surtout de leçons de football»

Andres Iniesta (milieu barcelonais, international espagnol): «Aujourd’hui il nous a annoncé la nouvelle et je veux seulement le remercier, lui et son équipe, pour ces années, sans oublier que la saison n’est pas terminée »

David Beckham (milieu au Los Angeles Galaxy, ancien joueur du Real Madrid et ancien international anglais : Ce n’est pas seulement un grand entraîneur, c’est aussi un gentleman. Je n’oublierai jamais qu’il a été un des premiers à m’appeler après ma blessure au tendon d’Achille. Je suis fan du Real mais j’ai aimé la manière dont il a fait jouer le Barça. Il mérite tout le succès qu’il a eu. Je lui souhaite le meilleur »

Antonio Conte (entraîneur de la Juventus de Turin) : « Le Barca de Guardiola a été un exemple. Si vous voulez jouer au football, il suffit de les regarder »

Arsene Wenger entraîneur d’Arsenal ne se joint pas au concert de louanges: « La philosophie du Barça doit être plus grande que simplement

gagner ou perdre un championnat. Guardiola est l’un des représentants de cette philosophie de jeu et il l’a fait triompher donc j’aurais apprécié, même après une année moins bonne, le voir rester et insister »

Les unes des journaux espagnols mettent en garde le successeur de Guardiola. La tâche à accomplir sera à la hauteur de l’héritage du futur ex entraîneur :

 

A ton tour Tito titre par exemple le quotidien sportif Marca
A ton tour Tito titre par exemple le quotidien sportif Marca

 

Le sujet, en tête des Twitter Trends juste après la conférence de presse laisse les Twittos admiratifs ou ironiques :

« Un grand bravo à #guardiola un des plus grands entraîneurs ! Bravo #barca #FairPlay »

« Je re-matte la conférence de presse de #Guardiola. Je vais beaucoup le regretter lui. Quel swagg ce coach quand même »

 « L’Espagne sous le choc… Serait-ce à cause du chômage à 24,4 % ? Non, parce qu’un entraineur de foot a démissionné »

« Moi ce qui m’a le plus marqué des 4 ans de Guardiola, c’est la vitesse à laquelle il a perdu ses cheveux »

« Toujours pas de dates d’obsèques pour Guardiola. Il ne serait donc pas mort »

Comme en témoigne ce dernier tweet, les réactions à l’annonce du retrait de Guardiola sont comparables aux hommages rendus à une personne disparue. Cependant, même si le coach toujours de ce monde, ses « obsèques » se tiendront le 25 mai  lors de la finale de la Copa del Rey le 25 mai contre l’Athletic Bilbao. On espère qu’en guise d’oraison funèbre, la formation blaugrana une prestation à la hauteur de la vie de Guardiola sur le banc du FC Barcelone.