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Le numérique au secours de la croissance des territoirres

Internet

Les régions, départements et communes doivent accompagner la révolution économique, qui se régionalise et mondialise en même temps. Les territoires qui résistent le mieux à la crise et présentent des taux de croissance supérieurs à 1,5% sont ceux le plus présent sur internet. Aujourd’hui, la demande économique passe d’abord par le web.

Montée du FN, défaite de la gauche, les analystes dissertent à longueur de JT sur le déclin français. Et si nous partions de la réalité ? Personne n’a rien compris à des élections qui interviennent en pleine recomposition du paysage régional et départemental français et en pleine crise économique.

Une certitude: la croissance française n’est plus homogène et l’industrie traverse une mutation profonde. Elle se régionalise et se mondialise dans le même temps. Si, en 2014, les créations d’emploi dans le secteur industriel sont en hausse, l’industrie est le secteur qui licencie le plus.

Régions, départements et communes doivent accompagner cette mutation. Leur rôle ne peut plus se limiter à la gestion des transports, de l’éducation et de la démocratie citoyenne quand leurs budgets se réduisent et qu’elles se trouvent en butte à une population désemparée et tentée par tous les radicalismes. Or, plus elles accompagnent cette révolution économique, plus elles valorisent leur territoire, le rendent attractif, densifient la vitalité économique et s’extraient de la dépendance à l’égard d’un État national appelé à être de moins en moins présent.

Nous avons développé un applicatif de veille qui établit un parallèle entre le dynamisme économique d’un territoire et sa présence numérique. Le lien entre connectivité des régions et dynamisme économique est manifeste. Les régions qui résistent le mieux à la crise et présentent des taux de croissance supérieurs à 1,5% sont également celles qui sont le plus présentes sur le web, avec une stratégie claire et accessible pour les internautes, tandis que les régions les moins accessibles sur internet sont également celles qui peinent le plus à sortir de la crise.

Aide majeure

Il ne s’agit évidemment pas de dire que le numérique est LA solution de sortie de la crise, mais que lorsque sa présence est pensée et forte, elle constitue une aide majeure pour les entreprises et collectivités. Mieux, quand les collectivités parviennent à s’unir avec les acteurs économiques pour «vendre» l’attractivité de leur territoire, elles en récoltent les bénéfices sans entrer dans une logique de financement ou de subvention. Élément important en ces temps de disette des deniers publics. Elles ont donc un rôle décisif à jouer dans la construction d’«écosystèmes numériques» visant à valoriser leur territoire, c’est-à-dire à le rendre attractif en lui apportant de la visibilité sur le long terme.

Or, si les villes et collectivités ont pleinement conscience des enjeux sociétaux que représentent les réseaux numériques, elles peinent encore à aborder la question de la connectivité de leur territoire en stratèges, à penser leur secteur d’excellence économique non plus au seul niveau national, mais également au niveau européen et international. Aujourd’hui, la demande en matière économique passe d’abord par internet. Conséquence de l’absence de stratégie de valorisation de l’économie conduite par les collectivités, le web ne fait émerger que le tourisme, le football et miss France en matière de valorisation et d’attractivité des territoires. On peut mieux faire !

Ô Barack Obama tu gardes la baraka

Elu pour un second et dernier mandat, Barack Obama garde la baraka ! Et tant mieux ! Fraîchement réélu dans la nuit de mardi à mercredi 7 novembre, le monde célèbre sa deuxième victoire, sans conteste.

Un discours consensuel pour un compromis politique cohérent

Barack Obama, que l’on ne présente plus, sait qu’il doit rassembler pour gouverner. Rappelons que « si les démocrates gardent le Sénat, les républicains sont toujours majoritaires à la Chambre des représentants, à l’issue des élections législatives, laissant présager d’un statu quo synonyme d’impasse politique au Congrès pour le second mandat de Barack Obama ».

Il n’est donc pas surprenant que Barack Obama ait appelé au rassemblement des « bleus » et des « rouges » (chose impossible au babyfoot) dans son discours de victoire, depuis son QG de Chicago.

Discours de victoire de Barack Obama


Barack Obama : « Je retourne à la Maison blanche… par lemondefr

Mais Barack (à frites) peut-il encore incarner le changement ? C’est la question très intéressante posée ce matin par Newsring qui apporte aussi des éléments de réponse :

PLUTOT OUI

Pour l’écrivain et journaliste Frédéric Martel, « la déception qui a suivi son élection fut à la mesure de l’attente qu’elle avait suscitée. Cette déception semble moins importante aujourd’hui qu’elle ne le fut au milieu de son mandat ». (http://bit.ly/VBVsiV)

Douglas Roberts, professeur de français à l’Ohio State University, « pense qu’Obama sera capable de restaurer notre image dans le monde grâce à son action fondée sur le consensus plutôt que sur les décisions unilatérales ». (http://bit.ly/RERG5x)

Selon le rappeur Beat Assailant [Official], après huit années de Bush au pouvoir, « il était impossible qu’Obama puisse tout renverser aux États-Unis. Ce n’était pas réaliste de s’attendre à autant de changements en quatre ans de mandat ». (http://bit.ly/TtX5IS)

Pour l’étudiante et blogueuse Danielle Grodeck, de l’État clef de l’Ohio, « le premier mandat d’Obama n’était qu’un aperçu ». (http://bit.ly/RHZOkc)

PLUTOT NON

Hervé Novelli, député UMP, se demande si Obama « est aujourd’hui mieux qualifié que Mitt Romney pour booster la création des entreprises comme remède à la faible croissance américaine ». (http://bit.ly/T0PKCK)

Pour William Karel, réalisateur du documentaire « Au Cœur De La Maison Blanche : Barack Obama », « la déception vis-à-vis d’Obama est à la mesure des espoirs suscités ». (http://bit.ly/SpGOpv)

Selon Sam Reese, étudiant en français dans l’Ohio, « ce n’est plus le changement qu’il incarne, mais la cohérence politique ». (http://bit.ly/TvG2Z7)

Certains parlent déjà au passé : Obama that I used to know

Souvenirs d’il y a 4 ans

Quoi qu’il en soit, la réélection de Barack Obama à la tête du pays le plus puissant du monde, still, est un excellent signe de cohérence et de stabilité dans un monde qui ne dégage bien trop souvent que l’inverse.

Sources : Newsring , Huffingtonpost