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On a volé la coupe du monde !

 

« Perdre une coupe du monde : entre philatélie et religion »

Dimanche 20 mars 1966, Westminster Central Hall, Londres. Il est midi et l’agent de surveillance George Franklin va reprendre son poste dans une vaste pièce d’exposition où se tient depuis la veille la plus grande manifestation de philatélistes du pays. Des timbres rares, loufoques, chères, collectés partout dans le monde par des passionnés. La fondation Stanley Gibbons’ Stamp Company, a eu la chance d’avoir un met de choix pour son exposition : la vue du trophée Jules Rimet, que la Fifa a remis en début d’année à la Fédération anglaise de football et qui sera exposé pour quelques jours. Cette coupe qui représente Niké, la déesse grecque de la victoire, est remise depuis 1930 au vainqueur de la Coupe du monde de football. Propriété depuis 1958 du Brésil, le trophée s’apprête à être remis en jeu au mois de juillet de cette année 1966. En janvier, la Fédération se voit donc confier le trophée en sa qualité d’organisateur et doit logiquement le conserver précieusement jusqu’au début des festivités. Mais devant l’insistance des organisateurs de cette fameuse expo philatéliste (le lobby des timbres était assez puissant), les dirigeants anglais du foot finissent par céder et prêtent le précieux objet pour les quelques jours de la manifestation.

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Source :http://ici.radio-canada.ca/sujet/fifa-bresil-2014/2014/05/05/010-historique-mondial-1974.shtml 

A la recherche de l’« homme louche »

Pas de risque majeur : le trophée Jules Rimet a été placé dans une vitrine, sous la surveillance de cinq gardes, dont deux doivent être présents 24 heures sur 24 à portée de vue. Un dispositif pareil devant dérouter les voleurs. Le souci, c’est qu’en ce dimanche 20 mars, un office religieux doit se tenir au sein même de ce hall, avant que l’exposition n’ouvre ses portes au public. Alors pour respecter l’office (un « lobby » bien plus puissant que celui des timbres !) il est décidé de relâcher la surveillance des collections de timbres et du trophée Jules Rimet. Question de respect. Mais quand George Franklin va reprendre son service à la mi-journée une fois la messe terminée, c’est le drame : la Coupe du monde a disparu ! La police est prévenue et se rend immédiatement sur les lieux pour les premières constatations. La vitrine semble avoir été aisément forcée et une porte à l’arrière du bâtiment présente des traces de passage récent. Pas de témoin, seulement la description d’un homme « louche », aperçu par plusieurs personnes aux heures d’ouverture de l’exposition. Les descriptions divergent, mais un profil est identifié : homme, la trentaine, taille moyenne, cheveux noirs, lèvres minces, possible cicatrice sur le visage. Evidemment, Scotland Yard est chargé de l’enquête.

Une demande de rançon de 87 000 € !

La Fédération anglaise de football décide de se rendre chez un orfèvre de la ville, nommé George Bird, pour confectionner une réplique du trophée dans la plus grande discrétion (on ne sait jamais…). Logique, dirions-nous, la recherche de l’homme louche ne donnant rien et aucun indice n’a permis de retrouver la trace du maudit voleur. Jusqu’à ce que le lundi 21 mars, le président de la Football Association (la fédé anglaise de foot), Joe Mears, ne reçoive un coup de téléphone. À l’autre bout du fil : « Jackson ». « J’ai ce que vous cherchez », en ajoutant que « pour le retrouver, il faut suivre les instructions qui arriveront dans un colis livré au siège du club de Chelsea », dont Mears est aussi le président. Ne pas prévenir la police, bien entendu. Mears n’entend pas cette dernière instruction et déballe tout au directeur d’enquête, un certain Charles Buggy. Le colis arrive, avec une demande de rançon : 15 000 livres, 87 000 euros en billets de 1 et de 5. Puis « Jackson » rappelle : finalement, il veut la somme en billets de 5 et de 10 !

Course poursuite dans les rues de Londres

Buggy prend le relais de Mears. Le flic se fera passer pour un certain « McPhee », assistant du président de la fédération anglaise de football. « Jackson » finit par accepter la rencontre avec ce dénommé McPhee à Battersea Park le 25 mars. L’échange trophée contre rançon doit avoir lieu. À la place des 15 000 livres, de faux billets sont placés dans une valise avec quelques vrais sur le dessus pour faire croire au magot. Ce dernier récupère la valise, ne constate pas la supercherie, mais annonce à McPhee qu’il n’a pas la coupe avec lui. « Il faut prendre la voiture », dit-il. McPhee accepte, les deux hommes s’engagent dans la circulation londonienne, chacun avec sa voiture. Soudain, Jackson accélère et tente de semer McPhee. Bientôt bloqué par le trafic, il abandonne son véhicule et poursuit sa fuite à pied, mais il finit par être rattrapé par Buggy/McPhee. Direction le commissariat de Kennington où « Jackson » est démasqué. Son nom, c’est Edward Betchley, un ancien militaire britannique de la Seconde Guerre mondiale, vendeur de voitures d’occasion, petit délinquant de quartier. Le trophée Jules Rimet il ne l’a pas et ne l’a jamais volé ! Il était chargé de récupérer la rançon pour un commanditaire surnommé « The Pole ». Son témoignage apparaît peu crédible et toute l’enquête repart de zéro.
Le 27 mars, soit exactement une semaine après le vol, un jeune marin nommé David Corbett sort de son domicile du Sud londonien. Il a un coup de fil à passer à la cabine se trouvant au jardin public en bas de chez lui et en profite pour sortir son chien, Pickles. Ce dernier s’en va fureter dans le parc comme il en a l’habitude et pique de la truffe vers un bosquet. Curieux, son maître jette un œil dans la direction et s’aperçoit que git au sol un objet soigneusement emballé dans du papier journal. Bizarre, bizarre. « J’ai vu que c’était une sorte de statuette », racontera-t-il au Guardian en 2006. Je suis allé voir ma femme, qui n’y connaît rien en sport, et je lui ai dit : « J’ai trouvé la Coupe du monde ! J’ai trouvé la Coupe du monde !» À la Gypsy Hill Police Station de Crystal Palace où il se rend, on le pense d’abord coupable du vol. Mais le jour du rapt, il a un alibi. L’objet retrouvé est bel et bien identifié comme étant le trophée Jules Rimet.

Corbett, seul survivant : un maléfice ?

L’enquête se poursuit pour essayer de démasquer le ou les auteurs du vol, mais on ne saura finalement jamais comment le trophée s’est retrouvé dans ce parc, emballé dans du papier journal. Frustration du côté de Scotland Yard, soulagement du côté des organisateurs de la Coupe du monde et joie du côté de David Corbett, qui reçoit au total une récompense de 6 000 livres. Il est également invité avec son chien Pickles à la cérémonie de victoire de l’Angleterre, le 30 juillet face à l’Allemagne de l’Ouest (4-2). Le chien devient même un héros national l’espace de quelques mois. Une célébrité de courte durée : il meurt accidentellement dès 1967, s’étranglant avec sa propre laisse en voulant poursuivre un chat. Une sorte de malédiction entoure d’ailleurs cette fameuse histoire de vol de trophée. Le président de la Fédération Joe Mears, celui-là même qui avait reçu le coup de fil anonyme, meurt dès le 30 juin 1966 à 61 ans. La cause ? Une attaque cardiaque provoquée par un trop plein de stress lié aux dernières semaines, concluent les médecins. Le mythomane Edward Betchley disparaît lui aussi prématurément à 49 ans d’un emphysème, après avoir fait un peu de prison. Quant au trophée Jules Rimet, il est encore volé, et définitivement cette fois, le 19 décembre 1983 au siège de la Fédération brésilienne de football à Rio, où il était exposé (le trophée à la déesse Niké était propriété permanente du Brésil depuis la Coupe du monde 1970, l’actuel trophée doré avec le ballon signé de l’artiste italien Silvio Gazzaniga le remplaçant à partir de l’édition 1974). Protégé par une vitre pare-balle, il a été dérobé en forçant l’arrière de la cage en bois. Quatre hommes d’une favela de la ville seront arrêtés et condamnés, mais jamais on ne le retrouvera.Le plus probable est que le trophée a probablement été fondu peu après le vol. Il ne reste donc plus aujourd’hui que la réplique fabriquée à la hâte en ce 20 mars 1966 et exposé au National Football Museum de Preston.

Blessures, scandales, dopages, défaites… Le sportif, cet investissement imprévisible

Virenque dopé à « l’insu de son plein gré » en 1998, Zidane qui se « distingue » à nouveau de la tête en 2006, l’Equipe de France de football « coincée » dans un bus en 2010…Tant de moments de sport qui ont provoqué tristesse et colère chez les supporters et frayeur chez les annonceurs ayant associé leur image à ces champions.

Cet été les manifestations sportives occuperont une place de choix dans l’espace médiatique, l’occasion pour Tend@ctu de revenir sur quelques épisodes houleux tant pour les sportifs que pour les sponsors.

Vendredi dernier, en couverture du quotidien gratuit Metro, plusieurs joueurs de tennis s’affichaient dans une publicité faisant la promotion de la marque de déodorant Rexona. À l’approche de Roland Garros, la marque a décidé de mettre en scène 3 représentants du contingent français : Michaël Llodra, Jo Wilfried Tsonga et Gaël Monfils. Problème, les gouttes de sueur du dernier ne perleront pas sur les courts de la porte d’Auteuil puisqu’il a annoncé son forfait peu avant le début du tournoi à cause d’une blessure au genou persistante.

Dans le cas de Gaël Monfils, les dégâts occasionnés sur l’image de Rexona sont limités car la blessure fait malheureusement partie de la carrière des sportifs de haut niveau. Le timing est certes mauvais pour l’anti transpirant mais c’est une variable à laquelle échappe tout contrôle.

Cependant, dans d’autre cas, les marques doivent parfois composer avec un flot d’incertitudes liées au comportement sur mais aussi en dehors des terrains, pistes, courts…de leurs protégés. Nous vous proposons un petit tour des situations qui peuvent faire passer des nuits blanches aux directions de la communication et désormais aux community manager des marques qui choisissent de sponsoriser des sportifs.

La défaite

Dans un entretien accordé en 2008 à l’hebdomadaire Le Point, avant l’euro suisse-autrichien, Michel Platini désormais Président de l’UEFA avait déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’ère des businessmen. La défaite devient un drame financier ». Certainement nostalgique d’un temps où l’Equipe avait titré « Fabuleux » au lendemain de la fameuse défaite des bleus contre la RFA à Séville lors du Mondial 1982, le triple ballon d’or met le doigt sur une réalité : les sportifs sont désormais tout aussi responsables devant leurs supporters que devant les sponsors qui ont investi sur leur image.

Il est loin le temps où on louait le courage et l’élégance de l’éternel second Raymond Poulidor. À qui la faute ? Et bien, bizarrement, nous mettrons cela sur le compte d’une période faste pour le sport français (enfin surtout pour les footballeurs) : 1998-2000. La France baptisée avant « championne du monde des matchs amicaux » concrétise enfin dans des compétitions officielles pour le grand plaisir de leurs supporters mais aussi des annonceurs qui voient désormais dans l’Equipe de France un investissement pérenne.

Ainsi, armés d’une foi inébranlable dans la bande à Zidane avant la Coupe du Monde au Japon et en Corée du sud en 2002, Beaucoup de sponsor avaient misé sur l’événement et associé leur image à la formation tricolore. L’équipementier Adidas avait même été jusqu’à imaginer une publicité en apposant une deuxième étoile de champion du monde avant même le début de la compétition.

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Vous connaissez certainement la suite : Zidane blessé, humiliation en match d’ouverture contre le Sénégal, Zidane toujours blessé, carton rouge pour Thierry Henry contre l’Uruguay. Zizou revient enfin mais la tâche parait insurmontable pour ceux qui avaient battu 4 ans auparavant le Brésil 3-0 : gagner par deux buts d’écart contre la formation danoise. Il y’a bien eu 2 buts mais inscrits par les Danois qui remportèrent le match. Rideau pour la France qui repart sans avoir marqué le moindre but. Après « On est les champions ! », « On est dans l’avion… ». Adieu le remboursement des télévisions promis par le sponsor LG si l’Equipe de France gagnait la Coupe du Monde. La lune de miel avec les supporters est bel et bien terminée et I Will Survive, hymne des années fastes, est rangée dans les cartons pour de bon ! Depuis, la relation de l’équipe de France avec ses supporters reste compliquée avec en point d’orgue la campagne de la Coupe du Monde 2010, du dernier match d’éliminatoires au parcours calamiteux en phase finale (nous l’évoqueront dans les comportements antisportif).

Ainsi, le sponsoringbashing est un des nombreux effets de la déception. Qui n’a pas entendu un oncle, père, frère, mère…installé dans son canapé pendant les coupures pub d’un match de l’Equipe de France pester sur l’omniprésence des joueurs dans les publicités. « Ah ça pour se faire des passes dans les pubs Crédit Agricole y’a du monde hein mais quand ils sont sur le terrain c’est pas gagné ! ».

Les questions autour des dégâts d’une déroute sportive ne sont pas seulement l’apanage des footballeurs. On peut notamment citer la nageuse Laure Manaudou, passée à côté des Jeux Olympiques de Pékin et délaissée ensuite par beaucoup de sponsors. Elle est néanmoins en passe de redevenir « bankable » en jouant notamment avec son image de maman (Aubert et Cadum) et grâce à sa qualification pour les Jeux Olympiques de Londres.

Le comportement anti-sportif

Les comportements antisportif peuvent être très variés : les dopages, la violence, les trucages…et il y’a pour le coup un certain danger pour les sponsors qui ne s’y trompent pas et n’hésitent pas à annuler des campagnes ou à rompre tout bonnement les contrats.

En 1998, l’Equipe Festina, formation cycliste la plus en vue du peloton, est plongée au cœur de la plus grosse affaire de dopage lors du Tour de France. Exclue de la Grande boucle malgré les démentis de plusieurs coureurs, Richard Virenque en tête, la formation ne retrouvera jamais sa splendeur d’antan. La marque cessera de donner son nom à une équipe en 2001, 1 an après le procès qui mettra en lumière un système de dopage organisé et lors duquel le français Richard Virenque aura enfin avoué son implication. Le préjudice est grand, pas uniquement pour Festina mais pour toutes les marques engagés sur le Tour qui n’ont pas tardé à réagir. Ainsi à la suite de cette affaire, 10 sponsors d’équipe cycliste avaient adressé une lettre ouverte à Hein Verbruggen, président de l’Union Cycliste Internationale de l’époque, pour demander un renforcement de la lutte antidopage afin d’éviter que leur nom soit associé aux dérives de ce sport.

Festina, toujours présente sur le Tour de France en tant que chronométreur officiel de l’épreuve, a su se démarquer des pratiques de la formation cycliste. La fondation d’entreprise de la marque a même soutenu le théâtre éducatif « anti-dopage ».

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Revenons au football avec en 2006, le geste insensée de Zinedine Zidane en finale de Coupe du Monde. Porté en triomphe après deux coups de tête magistraux en finale contre le Brésil en 98, il utilise à nouveau son tête contre l’Italie. Mais ce jour-là, c’est tout droit dans le plexus du défenseur Marco Materrazzi qu’il l’enfonce, pour le punir d’avoir proféré des insultes à l’encontre de sa mère ou de sa sœur, on a jamais vraiment su. Résultat : carton rouge, tirs au but, Trézéguet se loupe… « Regrets éternels » comme titrera l’Equipe le lendemain. Du côté des sponsors, on ne s’inquiète pas outre-mesure. Zidane reste une icône et son geste est minimisé, même par le Président de la république de l’époque Jacques Chirac. Cependant, la marque Scrabble, sponsors du néo-retraité avait dû déprogrammer en urgence une campagne d’affichage prévue au lendemain de la finale avec l’accroche suivante « Maintenant, il va falloir ne jouer qu’avec la tête ».

Enfin, comment ne pas parler de la calamiteuse campagne des bleus lors du Mondial Sud-Africain, vécu amèrement par beaucoup de sponsor et partenaire officiel de l’Equipe. Plusieurs marques avaient été « éclaboussées » par les turpitudes de l’Equipe de France.

Ainsi, avant même le début de la compétition, la marque Gilette avait été embarquée malgré elle dans la polémique de la main de Thierry Henry. Le sponsor du joueur avait carrément fait disparaitre le membre coupable de sa campagne d’affichage.

Et les sponsors de l’Equipe de France n’étaient pas au bout de leurs peines, une Coupe du Monde désastreuse les attendaient. Débâcle sportive, insulte, mutinerie : c’est le piètre spectacle donné par l’Equipe de France durant son court séjour en Afrique du Sud qui tourna au psychodrame national.

Pour les sponsors et partenaires officiels c’est la soupe à la grimace. Le crédit Agricole avait été contraint d’annuler sa campagne misant sur le jeu collectif des joueurs clés de l’effectif alors même que ceux-ci avaient fait preuve d’un individualisme destructeur sur le terrain. D’autres marques avaient repensé leur message comme Quick ou encore GDF Suez. Adidas, l’équipementier des bleus s’était fendu d’un communiqué se déclarant «consternée et attristée de voir la tournure des événements (…)», appelant au «sens des responsabilités des dirigeants de la Fédération, du staff technique et des joueurs pour ramener de la sérénité dans les prochaines heures».

Dans l’histoire du sponsoring de l’Equipe de France, il y’a eu indubitablement un avant et après Knysna, nom de la ville où l’Equipe de France avait élu villégiature. Chose rare, la Fédération française de football avait versé 4,5 millions d’euro de dédommagement à ses sponsors principaux pour le préjudice subi. Les sponsors ont même obtenu qu’un système de bonus-malus soit indexé aux contrats en se basant sur les résultats sportifs des bleus et sur leur côte de popularité auprès du public.

Bref, le ton est donné. La bande à Laurent Blanc à intérêt à se tenir à carreau en Ukraine !

Le scandale de mœurs

La figure du sportif est progressivement sorti de la sacro-sainte Trinité L’Equipe/ Telefoot/Stade 2, y ajoutant Paris Match/ Voici /The Sun/50 minutes inside, une sorte d’ersatz de Lady Di du 21ème siècle.

Les sponsors peuvent se réjouir de cette incursion dans la sphère people si leur poulain y est bien présenté. Une bonne couv’ Paris Match avec un double page : petit-déjeuner en famille, entrainement intense, interview confession vérité « L’important c’est les 3 points, on prend les machs les uns après les autres… », retour en famille pour le dîner et déclarations fracassantes « Ma famille c’est mon moteur… ». Mais comme pour les rockstar, le public se lasse vite des histoires heureuses et réclame du sensationnel, du « dirty ».

Si en France, l’affaire Zahia avait ébranlé certains joueurs de l’Equipe de France de football, ternissant un peu plus leur image, outre-atlantique et outre-manche, les affaires de ce type vont beaucoup plus loin dans le trash.

Tiger Woods en sait quelque-chose lui. Le golfeur, adulé, souvent bien classé parmi les personnes les plus influentes du monde selon Time Magazine, a vu son univers s’écrouler après les révélations de ses multiples maîtresses. En l’espace de quelques temps, le meilleur golfeur du monde est devenu la risée des comiques américains et le punching ball des donneurs de leçon. Résultat, plusieurs de ses sponsors, soucieux de ne pas être associé au scandale ont cessé de diffuser l’image du golfeur ou ont tout simplement mis fin au contrat. Ainsi Gilette, Gatorade, Accenture, Tag Heuer et l’opérateur de télécommunications américain AT&T s’étaient désolidarisé de Woods. Un passage en cure d’addict au sexe plus tard, le golfeur redevient progressivement fréquentable pour les sponsors puisque Rolex a choisi de s’adjoindre ses services fin 2011.

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De l’autre côté de la manche, où les tabloïds sont friands de ce type d’histoires scabreuses, nombreux sont les sportifs qui ont été pris la main dans le sac.
John Terry, capitaine de la sélection anglaise, désigné « Papa de l’année 2009 » par une marque agroalimentaire s’était attiré les foudres de la presse suite aux révélations concernant de sa liaison avec l’ex-femme de son ancien coéquipier et ami Wayne Bridge. A la suite du scandale, Umbro, équipementier historique de l’Equipe d’Angleterre avait retiré le capitaine de toutes ses communications officielles.

Finalement à la lumière de toutes ses anecdotes, pas sûr que pour les sponsors, le fameux adage « L’important c’est de participer » se vérifie toujours.