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Société

La lol politique, c'est sur tumblr !

La politique n’est plus quelque chose de sérieux. La faute aux politiques eux-mêmes qui se comportent comme des bouffons. Un nom : Jean-François Copé. Bitch, please ! Comment garder son sérieux ? Mieux vaut en rire qu’en pleurer, n’est-ce pas ? La politique est donc très LOL en ce moment. Les internautes s’en donnent à cœur joie pour détourner des images. On se souvient des détournements de l’affiche de campagne de Nicolas, « la France Forte » ou du mème FNUMP de Claude Guéant. Le jeu continue sur des blogs souvent hébergés sur la plateforme tumblr. En voici une petite sélection.

L’actualité politique parodiée au jour le jour

Voici quatre exemples de tumblrs encore en activité qui commentent et détournent l’actualité politique… C’est vrai, le tumblr sur Jacques Chirac ne fait pas dans l’actualité mais il mérite d’être cité.

Fuck Yeah François Hollande : ou comment suivre le quinquennat de François Hollande. Le tumblr normal ?

 

Tumblr : Fuck Yeah François Hollande.

Lolitic : « la politique au service du lol », soit des détournements photographiques des personnalités politique de tous les partis : Martine Aubry, Jean-François Copé, NKM, Jean-Luc Mélenchon ou Bernard Kouchner (mais si… Kouchner… le porteur de sac de riz, souvenez-vous !). Spécificité : le détournement de personnalités étrangères comme Hillary Clinton ou Angela Merkel. C’est l’internationale…

Mème politique : des détournements de photos de Jean-François Copé dans la piscine de Takieddine, des tribulations sexuelles de Dominique Strauss-Khan, des jeunesses sarkozystes, des yeux rouges de Nicolas Dupont-Aignan, le côté hipster de Philippe Poutou et même les rébus grossiers de Mathieu Kassovitz sur Twitter. Un humour fin qui tâche comme du Bourgogne.

 

Tumblr : mème politique.

Fuck Yeah Jacques Chirac : une collection de photos cool ou insolites de Jacques Chirac, l’homme qui volait aux contribuables pour s’enrichir et boire des Coronas en matant des chefs-d’œuvre comme « Rock » de Michael Bay ou « Piège en haute mer » avec Steven Seagal et la « Baywatch » (et non biatch) Erika Eleniak. Bref, du gros pimping comme on l’aime.

Les tumblrs : archives du temps passé

D’autres tumblrs ont marqué la toile lors de la campagne électorale mais ne sont plus mis à jour. Ce sont maintenant des témoins d’événements précis : ici, le discours de Nicolas Sarkozy le 1er mai, le soir du débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, et enfin, le 6 mai, soir de désarroi pour les militantes UMP trop jeunes pour voter mais en âge de pleurer.

 

Tumblr : le débat.

Trollcadero : des parodies du discours de Nicolas Sarkozy, prononcé le 1er mai au Trocadero devant une foule en délire de 200.000 personnes. Un tumblr qui n’a pas été créé par un militant UMP, c’est sûr ! LOL ^_^

Le débat : une parodie du débat au sommet entre Nicolas Sarkozy et François, animé par Laurence Ferrari (l’ex trop belle de Nico !) et David Pujadas (3 cm plus petit que Nico !). Du gros n’importe quoi (WTF) qui fait parfois cracher du coca-cola sur l’écran de son ordinateur du boulot !

Larmes de crocodiles de droite : un même reprenant une militante UMP en pleurs dont l’amie fielleuse traitait François Hollande d' »enculé », le tout devant les caméras de France Télévision. La grande classe ! Une séquence vidéo qui a vite fait le buzz, forçant la jeune fille en question (la vulgaire, pas la pleureuse) à fermer son compte Twitter. Depuis, ses parents l’ont mise en pension en Suisse. Une punition trop swag !

 

Tumblr : les larmes de crocodiles.

Etude sur les techniques de chasse des chauves-souris

Des chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) ont publié dans la revue allemande Naturwissenschaften une étude sur les comportements d’attaque à l’aveugle des chauves-souris. S’il est connu depuis 1794 et les expériences du naturaliste italien Lazzaro Spallanzani que les chiroptères utilisent l’écholocation pour se déplacer, cette technique ne suffit pas pour chasser et éviter les mauvaises proies.

Une stratégie de chasse complexe

Les chercheurs du STRI ont donc réalisé une étude avec huit chauves-souris appartenant à une espèce vivant dans les forêts d’Amérique centrale (Trachops cirrhosus). La scientifique Rachel Page a voulu confronter ces mammifères à des proies habituellement inoffensives (des grenouilles)… mais parfois recouvertes de poison toxique. Les chercheurs ont testé plusieurs cas de figure, tous dans le noir le plus complet.

chauves-souris chasse
L'animal fond sur sa cible (a) et l'attrape (b), il repart ensuite en direction d'une barre où il pourra s'accrocher (c). Entretemps, il s'est rendu compte que la grenouille avait été recouverte de toxine et qu'elle était donc impropre à la consommation, d'où son rejet (d). Ces 4 étapes se sont en tout déroulées en moins d'une demi-seconde.

Dans un premier cas, le chant d’une petite grenouille est diffusé mais un gros crapaud est mis dans l’assiette : la chauve-souris se détourne alors de la proie, jugée trop dangereuse. Dans un deuxième cas, une petite grenouille est recouverte d’un produit toxique. La chauve-souris n’a pas d’autre choix que de saisir la proie avant de s’en débarrasser le plus rapidement possible. Les chauves-souris font donc une analyse chimique post-capture de leurs proies en quelques centaines de millisecondes, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Ces expériences démontrent toute la complexité des stratégies mises en œuvre par les chauves-souris pour rechercher de la nourriture, l’évaluer et l’attraper. La flexibilité dont elles font preuve durant leurs attaques leur permet de diminuer au maximum les risques d’erreur. L’étude est disponible en PDF.

Le cannibalisme au Japon

La nouvelle a été largement relayée sur Internet. Mao Sugiyama, un Japonais de 22 ans, a cuisiné son pénis et ses testicules lors d’une dégustation à Tokyo. Se considérant « asexué », Mao Sugiyama a expliqué sur son compte Twitter avoir subi à sa demande une ablation de son pénis et de ses testicules en mars et les avoir conservés au congélateur pendant deux mois.

Issei Sagawa cannibale

Issei Sagawa.

La dégustation a eu lieu le 13 mai : cinq clients, au courant de la nature du plat, ont payé chacun 20.000 yens soit 200 euros, ce qui a permis à Sugiyama de régler ses frais médicaux. Le cannibalisme n’étant pas illégal au Japon, la police de Tokyo a décidé de ne pas intervenir. Selon un policier japonais, « aucun règlement n’a été violé et rien ne justifie d’engager une procédure ».

Issei Sagawa : le cannibale de Paris

Ce n’est pas la première fois qu’une affaire de cannibalisme implique un Japonais. En juin 1981, à Paris, Issei Sagawa, un étudiant de 24 ans, avait tué à la carabine sa camarade Renée Hartevelt, avant de manger sa chair pendant trois jours. Arrêté par la police, il est déclaré fou et, par conséquent, inapte au procès. En 1985, il est extradé au Japon où il est vite libéré – mais vivant sous surveillance policière. Issei Sagawa est devenu assez célèbre ; il a même tourné en 1992 dans un film de Hisayasu Sato, Promiscuous Wife: Disgraceful Torture. Il a également écrit plusieurs livres et fait l’objet de documentaires, comme celui du site Vice [ATTENTION : contenu interdit aux mineurs #NSFW].

En 2008, un autre cannibale a connu un destin moins glorieux. Tsutomu Miyazaki, meurtrier et mangeur de quatre jeunes filles âgées de quatre à sept ans, en 1988 et 1989, est exécuté par pendaison. Âgé de 25 ans au moment des faits, Miyazaki était surnommé « le meurtrier otaku » par la presse. 5.700 cassettes vidéo de films d’horreur ou ultra violents, parmi lesquelles certaines scènes tournées par Miyazaki lui-même sur les lieux de ses crimes, avaient été découvertes dans la chambre du tueur, qui vivait avec ses parents dans la lointaine banlieue nord de Tokyo.

Hollande : Quelle photo pour quelle représentation du pouvoir ?

La photographie officielle de Président de la République est un élément central de la symbolique du pouvoir du « premier responsable national ». Immortalisant l’ascension d’un homme politique au poste de chef de l’État, cette photographie s’insère également dans la lignée de ses prédécesseurs. Entre perpétuation des traditions républicaines et innovations personnelles, les différents chefs d’États tentent d’imposer leur style.

François Hollande est, depuis le 6 mai 2012, le 7e Président de la République française. La passation de pouvoir effectuée, le Premier ministre nommé et le gouvernement constitué. Hormis l’organisation du scrutin des élections législatives permettant de former une majorité parlementaire, la grande inconnue du moment concerne la photographie officielle du Président Hollande. Sera-t-il dans la bibliothèque de l’Elysée, le regard sévère, le Grand collier de la légion d’Honneur reposant sur son torse tel Tupac et l’œil persan, scrutant au-delà de l’horizon ? Préféra-t-il substituer à cela une posture plus personnelle faite d’un décor moins conventionnel et une gamme de couleur innovante pour siéger, pendant cinq ans, sur tous les murs des collectivités locales et administrations de France ?

Quelles photo pour quel Président ?

Les portraits officiels des Présidents de la République sont une des expressions symbolique du pouvoir : c’est-à-dire la représentation que le sujet se fait du pouvoir politique, de la fonction de Président de la République et du rôle qu’il ambitionne de lui donner. C’est la transfiguration de la force politique en signes intelligibles. L’image que le Président fraichement élu veut mettre en avant s’inscrit dans une longue tradition de figuration politique. Voyons voir ce qui a été fait sous la cinquième.

Le portrait officiel de Charles de Gaulle (1959-1969) s’inscrit dans une représentation classique de la fonction de Président de la République où l’homme est éclipsé au profit du poste politique. En habits de cérémonie, de Gaulle pose debout, de trois-quarts devant la bibliothèque de l’Élysée. Sa gestuelle est également traditionnelle : la main droite posée sur des livres, les bras le long du corps, les oreilles légèrement recollées, une moue sérieuse et le regard oblique confèrent au portrait un aspect austère renforcé par le cadrage américain en légère contre-plongée accentuant l’impression de sacralisation du pouvoir.

Georges Pompidou (1969-1974), ce sale copieur, reprend, grosse modo, les mêmes standards que son prédécesseur : costume de lumière, Grand collier de la légion d’honneur sur les pecs, bibliothèque en fond, la même main droite posée sur la table, les livres en moins, et le regard sortant du cadre. L’aspect sérieux de la fonction de Président de la République est encore mis en avant. Quelques changements sont néanmoins notables : l’inclinaison du corps et de la tête de Pompidou sont inversées par rapport à de Gaulle, le veston est fermé. Hormis ces quelques signes distinctifs, son portrait s’inscrit dans la continuité des portraits officiels. Pompidou tente donc de s’inscrire dans la continuité de de Gaulle, de se présenter comme successeur du sempiternel sauver de la France. Pour un Président élu en 69, on aurait pu s’attendre à un peu plus funky.

Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) est pour le coup bien novateur. Qui aurait-pu imaginer qu’un passionné d’accordéon laissant présager qu’il aurait eu un relation avec Lady Diana ait innové autant pour son portrait de Président de la République ?

Fini le costume républicain, exit le bureau de l’Élysée et ciao le regard de marin scrutant le retour du chalutier et le collier, aux clous, surement une conséquence de la crise pétrolière. VGE pose en plan poitrine, format paysage, devant un notre bon vieux drapeau tricolore, seule référence aux emblèmes nationaux. Valou est proche de nous, à niveau d’œil, il incarne le chef d’État proche de ses administrés et … il sourit ! L’homme est mis en avant, il prend le pas sur la fonction. Si ça ce n’est pas de la rupture !

La rupture vient également dans le choix du photographe. Alors que ses précurseurs avaient recours à des illustres inconnus, VGE a choisi Jacques-Henri Lartigue pour lui tirer le portrait, artiste de renom autant peintre que photographe.

François Mitterrand (1981-1995) revient dans la bibliothèque, repend un livre –Les Essais de Montaigne- et trouve un juste milieu entre la tradition de la photographie présidentielle et l’innovation personnelle. Le plan de taille fait son entrée et se conjugue avec un cadrage plus classique que son prédécesseur. Assis, souriant, François Mitterrand est en pleine lecture. Il semble, tel le grand père Werther original, suspendre son activité pour nous faire partager son savoir. La « force tranquille » est là bien représentée dans son rocking-chair, les charentaises hors cadre.

Tonton, comme Giscard, a choisi lui-même son photographe. Il opte pour Gisèle Freund, femme engagée et intellectuelle rodée dans les portraits. Une pratique commence à se créer et le choix d’un photographe commence à devenir aussi important que la posture à adopter et l’habit à revêtir.

Jacques Chirac (1995-2007) nous montre qu’il est le pro de l’alliance de la tradition et de l’innovation. Tout est là : on retrouve le cadrage américain de Charles de Gaulle et Georges Pompidou, mais on sort de la bibliothèque, comme Valéry Giscard d’Estain, pour le plein air…une première. Cette fois, on peut quand même voir l’Élysée en fond et le drapeau est présent mais discret. La prise de vue remet un peu de distance entre le Président de la République et le spectateur, en cela il y a une certaine rupture avec VGE et Tonton. Le ton des couleurs de la photographie change radicalement : le vert de la pelouse et le bleu du ciel contrastent avec les tons ocre de la photographie classique.

El Chi se distingue de ses aînés par une certaines flegme tout en s’y référant avec parcimonie. Cette fois, c’est la photographe de renom Bettina Rheims –plus connues pour ses photographies de transsexuelles- qui prévient Chirac que le petit oiseau va sortir.

Nicolas Sarkozy (2007-2012) tente de s’inscrire lui aussi dans le mouvement d’oscillation entre une certaine référence aux classiques de la représentation du Président de la République et l’imposition de son propre style. Côté classique, le Président revient dans la bibliothèque, il se remet de trois-quarts (plus comme Pompidou que comme de Gaulle) et adopte la bonne vielle pose rigide où sourire est proscrit. Côté innovation personnelle, le visage de président est tourné vers le spectateur comme Chirac et Giscard. Le cadrage est changé, au plan américain se substitue l’italien (Carlita devait être en backroom), une première : la place que l’homme occupe dans l’image est réduite et l’élément central de la photographie est le binôme composé des drapeaux français et européen.

On peut supposer que, par cette photographie, Nicolas Sarkozy recherchait un retour aux racines de le représentation de la fonction présidentielle. Néanmoins, on peut y voir quelques maladresses : le ton ocre des photos pré-giscardiennes est ici remplacé pour un chocolat et la lumière est concentrée sur le centre de l’image. Saturée en couleurs, l’image du Président est passée par la retouche numérique et lui confère cet aspect légèrement hollywoodien. Le choix du photographe n’y est pas pour rien et, là niveau innovation personne ne peut aller plus loin (et heureusement). Philippe Warrin s’y est collé, lui qui est le photographe de la Stac Académie et de Loft Story. On ne sait pas trop si c’est faute de mieux ou si c’est un service rendu ou, pire, si c’est un réel choix.

François Hollande (2012-) n’a pas encore de photographie officielle. On peut s’amuser à l’imaginer. Quels arbitrages seraient fait entre prolongation d’une tradition de figuration politique et mise en avant d’un homme singulier. Costume présidentiel ou pas ? Quel cadrage ? Quelle posture ? La bibliothèque sera-t-elle là ? Après le photographe de la télé réalité aurions-nous droit à celui attiré de Marc Dorcel ? Comment Françoué nous montrera-t-il qu’il est différent de tous ses prédécesseurs mais qu’il s’inscrit tout de même dans une certaine continuité républicaine ?

Et si DSK avait été élu, on imagine déjà la photo du Président !

Cortex est-il le nouvel Abbé Pierre ?

Est-il encore nécessaire de présenter Cortex alias Cortex 91 Pyramides, l’illustre rappeur d’Evry, propulsé sur Internet grâce au forum 15-18 ans de Jeuxvideo.com et des sites ultra-nationalistes comme Fdesouche.com ? D’abord simple suiveur et imitateur de Morsay, le vendeur de T-shirts du collectif Truands de la Galère (Cortex apparaît même dans son film « La Vengeance »), Cortex a depuis volé de ses propres ailes.

cortex rappeur

La recette ? Provoquer tout le monde à coup d’insultes pour susciter des clashes avec des podcasteurs de plus en plus connus comme Cyprien alias Monsieur Dream ou Norman. Cortex a même poussé l’excès jusqu’à injurier publiquement Marine Le Pen, ce qui lui a valu un procès et une altercation hilarante avec l’avocat Gilbert Collard.

Cortex, un simple amuseur public ?

Si Cortex continue régulièrement à étaler son verbiage fielleux sur Youtube (voir sa chaîne Cortex91officiel, mise à jour quasi-quotidiennement), son registre a peu à peu évolué. Le rappeur d’Evry prend maintenant la parole pour commenter l’actualité. Tout y passe : Anggun à l’Eurovision, l’élection de François Hollande, le festival de Cannes, la peine de mort pour tous les pédophiles, Secret Story ou l’anniversaire de la mort de Claude François. Cortex vire donc 100% sociétal !

Son engagement citoyen vient de prendre une nouvelle dimension puisque Cortex a mis en ligne le pilote d’une série Web qui le voit vivre une semaine parmi les SDF de Châtelet. Le but de Cortex est de montrer combien il est difficile pour les SDF de vivre dans la rue… et d’alerter les pouvoirs publics sur ce drame. On n’avait pas vu un tel engagement pour les sans abris depuis le mouvement des Enfants de Don Quichotte, initié par Augustin Legrand en 2008.

Les pouvoirs publics ouvriront-ils les yeux en regardant les vidéos de Cortex ? Celui-ci deviendra-t-il l’Abbé Pierre (et la personnalités préférées des Français) des années 2010 ? La réponse peut-être dans quelques semaines. Le changement c’est maintenant.

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Fleur Pellerin, la ministre numérique

Fleur Pellerin est une des révélations politiques de la campagne électorale présidentielle 2012, au cours de laquelle elle est fut responsable du pôle Société et Économie numérique. Âgée de 38 ans, elle est aujourd’hui ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique.

fleur pellerin

De l’ESSEC à l’Hadopi

Membre du bureau du Club XXIe Siècle, qui promeut la diversité comme un atout auprès des décideurs politiques et économiques, Fleur Pellerin est diplômée de l’ESSEC, de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’ENA. Elle fut conseillère référendaire à la Cour des comptes où elle entra en 2003, parallèlement à son activité d’auditeur externe à l’ONU, et fut nommée en 2007 rapporteuse de la commission de déontologie de la fonction publique.

Le 20 mai, dans Soir 3, Fleur Pellerin a annoncé un de ses dossiers prioritaires : la révision (mais pas la suppression) de la loi Hadopi, un sujet polémique qui enflamme souvent les internautes : « Il y aura une concertation qui impliquera tous les acteurs de la filière et les consommateurs […] La concertation sera lancée avant l’été […] Au terme de cette concertation, on avisera sur l’avenir d’Hadopi […] Je pense que cela prendra moins de six mois ». Au cours de la campagne électorale, elle avait affirmé : « notre logique en matière culturelle n’est pas la répression mais un meilleur accès et une liberté d’esprit. Il faut donc trouver le meilleur moyen pour que, pendant le temps de cette concertation, les internautes ne soient pas cloués au pilori pour servir d’exemple ».

Pour l’anecdote, depuis sa nomination de ministre déléguée, Fleur Pellerin est devenue la fierté de la Corée du Sud. En effet, Fleur, qui a grandi à Montreuil en Seine-Saint-Denis, est née au pays du matin calme, avant d’être abandonnée dans une rue de Séoul, puis d’être adoptée par une famille française à l’âge de 6 mois. Son prénom coréen, Jong-suk, signifie « femme parfaite » ! Cependant, Fleur Pellerin n’est encore jamais retournée en Corée.

On peut la suivre sur Twitter.

Quand Berlin et Paris donnent de la voix

Alors que 80,2% des Parisiens a voté au premier tour de l’élection présidentielle le 22 avril 2012, témoignant de profondes divisions, bonnes et fausses notes ont résonné toute la journée au Mauerpark, le parc du mur aujourd’hui effondré à Berlin, dont les restes sont préservés et souvent colorés.

Un petit air des Buttes Chaumont, en un peu plus punk, un Rosa bonheur plus bière que rosé, plus « curry wurst » que « panier maraîcher ». Définitivement plus Arty aussi !!

Et oui, un constat : Berlin réunifié, au moins le temps d’un karaoké, a chanté ce fameux week-end alors que c’est dans les urnes, que Paris s’est exprimé. Chacun donne de la

voix, dans le microphone, dans l’isoloir. Face à la foule, face à soi. Pas facile, dans les deux cas.

A Paris, on choisissait Hollande, Sarkozy, Mélenchon, Bayrou, Le Pen, Joly…

 

Présidentielles 2012 – 1er tour – résultats Paris

 

A Berlin, on avouait un faible pour Creedence Clearwater Revival, Katie Melua, Don MC Lean, Bonny Tyler, Alicia Keys, ou Franck Sinatra !

Un point commun, un nom glissé dans une enveloppe de papier mâché, mais l’atmosphère était bien différente.

A Berlin, ensoleillé, capitale conjoncturelle européenne en quelque sorte, puisque siège du puissant gouvernement d’Angela Merkel, l’atmosphère était légère, elle sentait l’union (l’oignon aussi un peu c’est vrai), l’ambiance était aux chœurs.

A Paris, perçu comme ville « so left oriented » outre-Rhin, où il n’a cessé de pleuvoir à verse, le concert a regorgé de solistes aux sons dissonants, entraînant avec lui un pays dans une grise cacophonie.

On rechantera le week-end prochain à Berlin, à l’unisson, dans un esprit festif et libertaire. On se demande si ce genre d’évènements serait autorisé dans un parc de Paris…

On revotera dans deux semaines à Paris : on connaîtra enfin le nom de notre grand gagnant, notre nouvelle star… Une star qui semble tristement plus isolée que les spontanées starlettes berlinoises.

Le lobby des chauves-souris et l'urbanisme

Alors qu’une troisième bande-annonce de Batman – The Dark Knight Rises affole la Toile, les chauves-souris font parler d’elles en France, à Paris, où elles se sont invitées au chantier du futur quartier de Broussais, dans le XIVè arrondissement.

En effet, une colonie de 515 chauves-souris pipistrelles hiberne dans un tunnel de ce quartier, juste sous l’hôpital Broussais. Pas question de déranger ces mammifères ailés, protégés par des directives européennes. Le calendrier de rénovation du quartier a donc été calqué sur leur cycle d’hibernation. Ce qui veut dire : pas de travaux entre octobre et avril !

Les chauves-souris, personnages de l’espace public

Ces chauves-souris n’ont pas seulement influencé le calendrier des travaux, elles ont même inspiré l’architecte chargés des espaces publics, Concetta Sangrigoli, qui explique : « je n’ai pas voulu que ces chauves-souris ne soient qu’une contrainte. J’ai voulu qu’elles soient un personnage de l’espace public. Je suis partie de l’aile. J’ai analysé la structure cellulaire pour la transposer dans l’organisation spatiale ». En conséquence, à Broussais, les dallages de la promenade plantée, ainsi que les garde-corps seront nervurés comme leurs ailes ! L’éclairage tamisé des pelouses va fonctionner sur détection afin de respecter leur rythme de sommeil.

Ce n’est pas la première fois que les chauves-souris jouent un rôle dans des projets d’urbanisme. La cohabitation des éoliennes et des chauves-souris est l’exemple le plus fréquent, étudié aussi bien au Canada qu’en France.

Afin de protéger les chauves-souris tout en développant les infrastructures du pays, le ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (MEEDDAT) a d’ailleurs mis en place le Plan National d’Actions en Faveur des Chiroptères 2009-2013. Ce plan a notamment pour but de protéger un réseau de gîtes favorables aux chiroptères, de préserver les terrains de chasse et les corridors de déplacement des chiroptères et de soutenir le fonctionnement des réseaux de conservation des chiroptères.