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Cameroun : des braconniers de chair humaine

cameroonvoice.com

Récemment, de nombreux articles ont couvert le braconnage d’éléphants, sujet suffisamment sordide. Mais aujourd’hui,  nous apprenons avec stupéfaction que l’homme est également victime de pratiques similaires.

Une découverte macabre

Le site d’actualité dédié au Cameroun 237online.com diffuse un court article aujourd’hui, selon lequel des « agents anti-braconnage dans le sud du pays » ont découvert que « des braconniers transportaient une valise contenant un cadavre humain en décomposition ». C’est la première fois que d’un corps humain est retrouvé aux mains de braconniers dans ce pays.

Une filière organisée

D’après l’enquête en cours, qui a d’ores et déjà conduit à l’interpellation de cinq personnes, à Djoum notamment, il s’agirait d’un « réseau bien organisé ». L’une des personnes interpellées, au cours d’un banal contrôle au départ, « transportait à mobylette une valise d’os et de chair, correspondant à un cadavre humain en décomposition ». Ses complices apparemment, en voiture, détenaient eux « des morceaux d’éléphant ».

Des cérémonies fétichistes ?

Les autorités de Djoum, jointes par RFI, affirment que selon deux autres personnes arrêtées, « la macabre commande aurait été passée depuis Yaoundé, la capitale, pour un montant de dix millions de francs CFA ». Le commanditaire ne serait à l’heure actuelle toujours pas identifié.

D’après Laga, une association qui « lutte contre les trafiquants en tous genre », il pourrait s’agir d’un important réseau alimentant des cercles fétichistes. L’un de ses représentants explique en effet : « on croit que c’est du fétichisme. On peut seulement imaginer quel genre de cérémonie on peut faire avec un corps humain et de la viande d’éléphant. Il y a déjà cinq personnes qui ont été arrêtées. C’est clair qu’il y a un réseau plus grand. Ce sont des activités bien organisées et des gens plus puissants et riches pour faciliter ce genre d’activité ».

Si ce type de trafic apparaît au Cameroun, il faut savoir qu’il aurait « déjà été observé il y a quelques années au Nigeria », limitrophe.

Source : 237online.com

L’Australie part en guerre contre les chauves-souris

Ces derniers jours, les responsables des Jardins botaniques royaux de Sydney ont utilisé une méthode peu orthodoxe pour faire partir une colonie de chauves-souris qui malmenait la faune du parc : des concerts assourdissants de bruits industriels matin et soir. Le directeur du parc, Brett Summerell, n’a pas précisé s’il s’agissait de la musique de Throbbing Gristle ou de l’album Metal Machine Music de Lou Reed.

Fête de la musique plutôt que fête des voisins

Ceux qui ont déjà visité les Jardins botaniques royaux de Sydney les ont sans doute remarquées : des milliers de chauves-souris imposantes et bruyantes, des « renards volants », pendues aux arbres (voir la vidéo ci-dessous). Depuis 23 ans, celles-ci seraient responsables de la destruction de 28 arbres, 30 palmiers et plus de 300 arbres dont certains sont particulièrement protégés. Le nombre des chauves-souris a atteint son pic en 2010, avec 22.000 mammifères délinquants, saccageant la faune du parc. Que faire pour les déloger sans leur faire de mal ? Organiser une fête de la musique matin et soir. Pour adoucir les mœurs.

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Depuis le 4 juin, matin et soir, de la musique bruyante a réussi à faire partir presque toutes les chauves-souris. Plus de 5.000 animaux volants ont ainsi quitté le parc, en quête de musique plus paisible. Le 12 juin, jour du 196ème anniversaire du parc, Brett Summerell, a déclaré : « la majorité des chauve-souris a été évincée des jardins. Nous leur avons fait entendre toute une série de bruits de type industriel, en fait des bruits très désagréables, pour environ 45 minutes le matin et 35 minutes le soir. Elles ont été un problème pendant plus de 20 ans. C’est le plus beau cadeau d’anniversaire pour le parc ».

Une centaine des renards volants ont été équipés d’une puce permettant de suivre leurs mouvements. Les premières données montrent que les chauves-souris se sont dispersées à travers la région de Sydney, vers la côte, et même jusqu’à l’État du Queensland, à quelque 700 km. Les Jardins botaniques royaux vont maintenant s’attacher à réparer les dommages causés et planter de nouveaux arbres… mais attention : la chauve-souris est un animal migrateur. Des renards volants devraient revenir en septembre-octobre prochain.

Normandie : 1944 en 2012

C’était ce week-end et que disent les résultats de Google France Actualités à ce sujet ? Pas grand-chose si ce n’est une poignée d’articles parus sur des sites le plus souvent régionaux. Savez-vous pourtant que des centaines de soldats français, anglais, américains, allemands, ont parcouru la Normandie, au moins ses lieux de bataille clefs, en long en large et en travers, pour commémorer le 68ème anniversaire du débarquement allié survenu à l’aube du 6 juin 1944 ?

A la Fière, hameau situé à 3 km de la plus célèbre Sainte-Mère Eglise, des dizaines de parachutistes ont sauté, en hommage à leurs prédécesseurs de la seconde guerre mondiale. Parmi ces soldats, de jeunes femmes. Parmi ces soldats, une « personnalité publique »…devinez laquelle ?

L’ambassadeur américain lui-même, Charles Rivkin ! Il fallait entendre les gendarmes au sol, censés identifier et assurer la sécurité du très discret héros du jour : « c’est lui ? », « c’est pas lui ? »… Il était manifestement difficile à repérer Charlie ; les rafales de vent l’ont bel et bien entraîné dans un champ un peu éloigné de la « Drop Zone »… La couleur flashy de sa tenue de parachutiste aurait pourtant du attirer l’œil des forces de l’ordre, finalement pas si ordonnées que cela.

Charly Triballeau / AFP - Getty Images

Les festivités ont occasionné la blessure de six soldats, tantôt perchés dans des arbres, tantôt trempés, égratignés… heureusement que personne ne les attendait au sol, armés, comme ce fût le cas, notamment à Sainte-Mère-Eglise en 44.

La commémoration est un processus qui fait partie d’un devoir de mémoire nécessaire, aux peuples meurtris par le conflit (agresseurs et victimes), pour éviter la répétition de l’histoire, au moins de ses périodes les plus sombres. Comment ne pas penser alors aux actuels champs de bataille, dont les victimes civiles sont de plus en plus nombreuses. Evidemment, les modes d’intervention ont changé depuis la Seconde guerre mondiale, mais comment pleinement célébrer la paix à un endroit donné quand d’autres restent oubliés ?

Si la question de la réconciliation vous intéresse, n’hésitez pas à lire ceci :

Passionnant

 

Etude sur les techniques de chasse des chauves-souris

Des chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) ont publié dans la revue allemande Naturwissenschaften une étude sur les comportements d’attaque à l’aveugle des chauves-souris. S’il est connu depuis 1794 et les expériences du naturaliste italien Lazzaro Spallanzani que les chiroptères utilisent l’écholocation pour se déplacer, cette technique ne suffit pas pour chasser et éviter les mauvaises proies.

Une stratégie de chasse complexe

Les chercheurs du STRI ont donc réalisé une étude avec huit chauves-souris appartenant à une espèce vivant dans les forêts d’Amérique centrale (Trachops cirrhosus). La scientifique Rachel Page a voulu confronter ces mammifères à des proies habituellement inoffensives (des grenouilles)… mais parfois recouvertes de poison toxique. Les chercheurs ont testé plusieurs cas de figure, tous dans le noir le plus complet.

chauves-souris chasse
L'animal fond sur sa cible (a) et l'attrape (b), il repart ensuite en direction d'une barre où il pourra s'accrocher (c). Entretemps, il s'est rendu compte que la grenouille avait été recouverte de toxine et qu'elle était donc impropre à la consommation, d'où son rejet (d). Ces 4 étapes se sont en tout déroulées en moins d'une demi-seconde.

Dans un premier cas, le chant d’une petite grenouille est diffusé mais un gros crapaud est mis dans l’assiette : la chauve-souris se détourne alors de la proie, jugée trop dangereuse. Dans un deuxième cas, une petite grenouille est recouverte d’un produit toxique. La chauve-souris n’a pas d’autre choix que de saisir la proie avant de s’en débarrasser le plus rapidement possible. Les chauves-souris font donc une analyse chimique post-capture de leurs proies en quelques centaines de millisecondes, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Ces expériences démontrent toute la complexité des stratégies mises en œuvre par les chauves-souris pour rechercher de la nourriture, l’évaluer et l’attraper. La flexibilité dont elles font preuve durant leurs attaques leur permet de diminuer au maximum les risques d’erreur. L’étude est disponible en PDF.

Le cannibalisme au Japon

La nouvelle a été largement relayée sur Internet. Mao Sugiyama, un Japonais de 22 ans, a cuisiné son pénis et ses testicules lors d’une dégustation à Tokyo. Se considérant « asexué », Mao Sugiyama a expliqué sur son compte Twitter avoir subi à sa demande une ablation de son pénis et de ses testicules en mars et les avoir conservés au congélateur pendant deux mois.

Issei Sagawa cannibale

Issei Sagawa.

La dégustation a eu lieu le 13 mai : cinq clients, au courant de la nature du plat, ont payé chacun 20.000 yens soit 200 euros, ce qui a permis à Sugiyama de régler ses frais médicaux. Le cannibalisme n’étant pas illégal au Japon, la police de Tokyo a décidé de ne pas intervenir. Selon un policier japonais, « aucun règlement n’a été violé et rien ne justifie d’engager une procédure ».

Issei Sagawa : le cannibale de Paris

Ce n’est pas la première fois qu’une affaire de cannibalisme implique un Japonais. En juin 1981, à Paris, Issei Sagawa, un étudiant de 24 ans, avait tué à la carabine sa camarade Renée Hartevelt, avant de manger sa chair pendant trois jours. Arrêté par la police, il est déclaré fou et, par conséquent, inapte au procès. En 1985, il est extradé au Japon où il est vite libéré – mais vivant sous surveillance policière. Issei Sagawa est devenu assez célèbre ; il a même tourné en 1992 dans un film de Hisayasu Sato, Promiscuous Wife: Disgraceful Torture. Il a également écrit plusieurs livres et fait l’objet de documentaires, comme celui du site Vice [ATTENTION : contenu interdit aux mineurs #NSFW].

En 2008, un autre cannibale a connu un destin moins glorieux. Tsutomu Miyazaki, meurtrier et mangeur de quatre jeunes filles âgées de quatre à sept ans, en 1988 et 1989, est exécuté par pendaison. Âgé de 25 ans au moment des faits, Miyazaki était surnommé « le meurtrier otaku » par la presse. 5.700 cassettes vidéo de films d’horreur ou ultra violents, parmi lesquelles certaines scènes tournées par Miyazaki lui-même sur les lieux de ses crimes, avaient été découvertes dans la chambre du tueur, qui vivait avec ses parents dans la lointaine banlieue nord de Tokyo.