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Une greffe de tête possible d’ici deux ans ?

Le neurologue italien Sergio Canavero a affirmé dans un article publié par la revue scientifique Surgical Neurology International qu’il serait possible de greffer des têtes humaines d’ici 2 ans !

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L’idée qui peut sembler humoristique (et relever du domaine de la science-fiction) est pourtant bien sérieuse : elle s’appuie sur des travaux datant de 1970 du chirurgien américain Robert White, lequel a réussi à transplanter la tête d’un singe sur le corps d’un autre.

Pourtant, les informations sur le net concernant cette opération divergent : certaines affirment que l’animal aurait survécu 8 jours alors que d’autres notent qu’il aurait vécu « seulement quelques heures », mais l’information commune aux sources est celle qui importe à l’expérience : l’animal « quoique tétraplégique, avait l’usage de ses sens et une activité cérébrale ».

Se basant sur ces données, le neurologue italien estime que les récentes avancées médicales ainsi que l’utilisation de substances chimiques (permettant de rétablir les liens entre les fibres nerveuses) devraient rendre possible la reconnexion des moelles épinières d’un donneur humain avec celle d’un receveur.

Pour bien comprendre ce qui va suivre, il nous faut souligner que si l’on considère le cerveau comme siège de la personnalité, de la conscience, et comme ce qui renferme l’unicité de chaque être humain, il vaudrait mieux parler de greffe de corps plutôt que de greffe de tête puisque si l’on réfléchit bien, le receveur change de corps mais pas de tête.

Voyons tout cela plus en détails…

En théorie comment se passerait l’opération ?

Comme nous venons de l’évoquer, l’idée, délicate soit-elle, est de reconnecter les moelles épinières du donneur et du receveur. L’opération en elle-même est risquée : la tête devra être transférée sur le corps en moins d’une heure, soit le temps qu'un cerveau peut être conservé en état d'hypothermie sans subir de lésions irréversibles.

L’auteur a posé les conditions des personnes qui pourront prétendre à cette opération : le donneur devra être en état de mort cérébrale, avec un corps intact ; le bénéficiaire, quant à lui, devra être soit tétraplégique, soit atteint d’un cancer sans métastases au cerveau ou d’une maladie mortelle ou fortement invalide touchant des régions autres que la tête. Par exemple, en tant que bénéficiaire, pourraient y prétendre « les cancéreux en phase terminale, diabétiques avancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants».

Vous l’avez compris, il s’agit par exemple de greffer la tête d’un malade du corps sur un autre corps sain, c’est pourquoi nous parlons davantage de « greffe de corps » que de « tête ».

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Et en pratique ?

Deux ans, c’est le temps nécessaire selon Sergio Canavero pour « monter et coordonner une équipe d’une centaine de personnes afin d'effectuer l’opération ». Le coût de l’opération est lui-aussi élevé, à vous de juger : le neurologue l’estime à une dizaine de millions d’euros.

L’expérience, si elle réussissait, répondrait à certains problèmes médicaux de patients mais aura également l’avantage de répondre à une question scientifique parmi d’autres, demeurées jusqu’alors sans réponse, comme « l’esprit est-il ou non généré par le cerveau ? ».

Les problèmes que cela implique

Il va sans dire que si une telle opération venait à se concrétiser, cela entraînerait une assez longue liste de questions morales, sociales, philosophiques (etc.).

Sergio Canavero, lui-même, a posé la question du possible trafic de corps humain : « Que se passera-t-il si un vieux milliardaire chinois réclame un nouveau corps ? Les médecins se serviront-ils dans les prisons, comme c'est le cas pour certains organes ? ».

Il a donc averti que « des règles éthiques doivent être établies avant que le procédé ne tombe entre les mains de médecins peu scrupuleux » en donnant comme exemple : « Imaginons un nouvel Albert Einstein. On pourrait décider de greffer sa tête sur un corps pour l’empêcher de mourir ».

Maintenant, supposons que votre greffe de corps se soit parfaitement déroulée, comment continuer à vivre avec un corps qui n’est pas le sien ? Devrions-nous avoir peur de perdre notre humanité (nos émotions, sentiments, souvenirs pouvant être affectés, étant dans le cerveau) ? L’expression « l’homme réparé » dont nous avons notamment entendu parler au moment de la greffe du cœur, prendrait-elle tout son sens ici ? Faut-il, ici précisément, évoquer Frankenstein ? Notre corps deviendra-t-il plus tard un assemblage de pièces que l’on pourra échanger à sa guise, un peu comme les machines ? Hormis ces sensations, remarquons que le temps de la rééducation et celui de l’adaptation du corps seront sûrement un travail tout aussi long et complexe que l’opération en elle-même.

Il y a une autre question qu’il faudra prendre en considération : et si le greffé devient parent, techniquement l’enfant aura le patrimoine génétique du donneur (mort), mais sera le fils du greffé…

Enfin, il faudra prendre garde au fait que ce que l’on entend communément par « l’homme réparé » n’aboutisse pas plus tard à « l’homme augmenté », lequel chercherait avant tout à satisfaire des exigences sociales (être plus jeune, plus beau, plus performant) plutôt que de voir la cause pathologique de cette expérience.

Faut-il ou non croire à une telle opération ?

Un projet fou, diront de nombreuses personnes, la dérive scientifique guette l’auteur de cette étude ! L’espèce humaine, et le transhumanisme en particulier, ne doivent pas, à mon sens, oublier de se rappeler ces interrogations : « Jusqu’où faut-il réparer ? », « Peut-on toucher à tout et jusqu’où ? ».

Car, enfin, faut-il croire à la plausibilité d’une telle opération ?

Il est bon de noter que depuis l’expérience datant de 1970 menée sur les singes et malgré l’amélioration des techniques utilisées, les animaux ont été systématiquement euthanasiés suite à diverses complications, dues notamment à l’impossibilité de réparer les dommages subis par les nerfs lors du sectionnement de la moelle épinière pour permettre la transplantation de la tête.

De nombreux médecins restent également sceptiques quant à la réalisation d’une telle prouesse scientifique. C’est le cas du Dr Marc Lévêque, neurochirurgien à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui affirme qu’« anastomoser (suturer) une moelle épinière reste pour l'heure infaisable ». Son analyse (ici).

Puis si l’on creuse dans l’étude de Sergio Canavero, on remarque qu’au sujet de la continuité nerveuse au niveau de la moelle, le neurologue prévoit d’employer un cocktail constitué de polyéthylène glycol (PEG) et de chitosane (une association prometteuse mais qui reste du domaine expérimental qui est loin de pouvoir offrir une connexion totale), comme le soulignait le Dr Lévêche.

Mais Sergio Canavero l’a affirmé au quotidien Matin (ici), ce problème a pu être résolu via l'utilisation de matériaux chimiques permettant de relier les fibres nerveuses. Il ne lui reste donc plus qu’à « coordonner et monter son équipe ».

Alors, face à ces divergences, Sergio Canavero a-t-il expérimenté la chose et a-t-il des preuves à l’appui ?

En faisant d’amples recherches sur le net, on apprend que des expériences réalisées sur des cochons d’Inde et des chiens ont, en effet, montré que « ces produits ont été capables d'activer une sorte de fusion-réparation des cellules nerveuses endommagées ». Ces sources citent le Journal of Neuroscience Research publié le 15 décembre 2001 (ici) et le Journal sur l’expérience des chiens (ici). Ces articles sont malheureusement en accès payant…

Le résultat est donc limité mais peut être qu’avec le temps aurons-nous de meilleurs résultats…

En attendant, l'auteur de l'étude écrit que les chirurgiens devront s'entraîner en réalisant des expérimentations sur des primates, voire sur des humains en état de mort cérébrale.

Alors qui et que croire ? Compterons-nous sur Terre des post-humains dans un futur proche ou cette histoire restera-t-elle confinée dans les placards de la science-fiction ?

L’avenir nous le dira certainement. En attendant, on peut aisément laisser court à notre imagination : imaginez Bernadette Chirac avec un corps de mannequin ou encore un Mickaël Jackson qui n’aurait pas eu à faire autant de la chirurgie esthétique …

Nous avons réfléchi à la question, il reste donc à nous convaincre, chers scientifiques.

Sources :

francetvinfo.fr ; journaldugeek.com ; doctissimo.fr ; Wikipédia Robert White

Le succès de Real Humans promet-il un succès du transhumanisme ?

Le monde de demain : une société habitée par des humains et des robots, à l’image de la série Real Humans, suscite des questions d’ordre sociales, philosophiques, éthiques, scientifiques et autres. Ce monde, décrit par la série suédoise, est-il une ébauche du monde de demain ? Le développement actuel scientifique peut-il nous conduire plus ou moins à la vie décrite dans la série ? Ou tout ceci relève-t-il uniquement du domaine de la science-fiction ? Pourquoi, enfin, la série a-t-elle fasciné tant de monde ? Peut-on y voir un succès du transhumanisme ?

Bande-annonce de la série:

Le transhumanisme

Il s’agit d’un mouvement culturel et intellectuel qui prône l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des humains.

Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine dont le handicap, la souffrance, la maladie, la vieillesse ou la mort comme « inutiles ou indésirables ».

Les chercheurs comptent donc sur les techniques émergentes comme la robotique pour parvenir à leur fin, à savoir « l’amélioration humaine ». Ce mouvement, décrit dans la série, a contribué à son succès.

uppercult.fr

Pas d’innovation dans les idées reprises dans la série

La série rassemble l’ensemble des interrogations suscitées par la robotique et le transhumanisme. La problématique suivante est posée : est-ce inquiétant de constituer un monde dont les robots font partie intégrante ? Elle rassemble également un certain nombre de similitudes dans le mode de vie des robots, les comportements humains envers les robots et inversement.

La baisse de courant et la recharge automatique des « hubots » font écho aux robots-tortues de William Grey Walter, datant de 1950.

Au Japon, le professeur Hiroshi Ishiguro, a constitué des androïdes impressionnants et a notamment réussi à créer son clone dont la ressemblance est marquante. Des hôtesses androïdes assurent, de leur côté, l’accueil dans des salons.

En outre, des travaux en psychologie cognitive, liés au domaine de la robotique, sont destinés « à mesurer l’empathie suscitée par les robots ». Dans la série, « les hubots » ont cette empathie, comme le montre l’un d’eux lorsque sa propriétaire l’éteint, ce qui le met dans une grande colère.

De son côté, la robotique des émotions tente actuellement de créer des machines qui savent reconnaître les émotions et interagir avec l’usager. Un élément qui est également exploité dans la série : quand le propriétaire du hubot semble perplexe, son hubot arrive à le détecter et lui demande s’il va bien.

On convient que ces aspects ont toujours eu trait au domaine de la science-fiction, et pourtant, le domaine surnaturel s’estompe peu à peu au vu de certaines de ces avancées.

La série à l’image de notre société robotisée

Différentes avancées dans le domaine scientifique montrent que l’idée de la série n’est pas si éloignée de l’évolution actuelle du monde dans le domaine de la robotique.

Huffingtonpost.fr a relayé récemment que 9% des Américains ne diraient pas non pour faire l’amour à un robot. L’idée, très ancrée dans la série,est actuellement  un sujet de discussion. Les Américains sont « plus nombreux à souhaiter avoir un robot comme domestique (33%), ou pour prendre soin d’une personne âgée (22%) ».

Astrid Rosenthal von der Pütten, psychosociologue, a réalisé récemment une étude allemande montrant que les humains sont autant sensibles à la violence faite par les hommes sur les robots que par les hommes sur les hommes.

Elle a expliqué notamment que « l’un des buts des recherches actuelles en robotique consiste à développer des “robots compagnons” qui établissent une relation à long terme avec un utilisateur humain ».

Elle a ajouté que « ces robots pourraient assister les personnes âgées dans les tâches quotidiennes et leur permettre ainsi de rester plus longtemps chez elles. Ils pourraient également aider les personnes handicapées à évoluer dans leur environnement ».

La Corée du Sud a de son côté décidé d’équiper 8 000 écoles maternelles de robots, qui ne sont pas des androïdes mais ont « deux yeux, une bouche, un nez et des oreilles ». Ces derniers ont pour mission d’enseigner les langues notamment mais officiellement ne doivent pas remplacer les instituteurs.

Ils enseignent. Serait-ce, comme dans la série, une raison pour mobiliser les hommes contre ces « robots », lesquels prennent leur travail, les mettant ainsi au chômage ?

Enfin, le robot du Robot Cognition Laboratory lyonnais est arrivé à décoder le sens des phrases de l’homme et à agir en conséquence grâce notamment à « 500 neurones artificiels » et à « un cerveau simplifié ».

Cette démarche s’inspire « d’une connaissance sur le cerveau humain en la transposant à la robotique ».

De son côté, le Rooba iRobot 660 est un aspirateur autonome et efficace. En combinant ces deux technologies, nous arriverons certainement un jour à créer des « hubots » à l’image de la série.

D’autres avancées

Outre les petites innovations individuelles telles que cette vidéo d’un homme ayant réussi à créer un robot dans le dessein de voler des canettes dans les distributeurs, des chercheurs ont réussi à mettre en place des robots « pour aider à démanteler la centrale de Fukushima », ceci en « aspirant » la radioactivité ou encore « pour localiser des baleines en danger ».

Pour la vie quotidienne, deux robots ont été inventés depuis peu par une société japonaise : selon gizmodo.fr, « digital lifestyle », le premier ressemble à un chien, le second à une jeune femme nommé Kaori, et les deux visent à renseigner leur propriétaire sur leur odeur.

Le chien renifle vos pieds, si l’odeur est insoutenable, « il ira jusqu’à perdre connaissance ».

En conclusion

Rien d’innovant donc dans la série : celle-ci a su s’imposer sur les écrans et chez le public en mettant en évidence les inquiétudes suscitées par les chercheurs en robotique en les transposant. On pourrait néanmoins reprocher à la série, en fin de saison, de faire un film de « gentils contre méchants » et non se cantonner à la complexité d’un monde dans lequel vivent ensemble hommes et robots.

Sans évoquer la série, l’innovation et les progrès scientifiques progressent et la robolution du monde  est, vraisemblablement, en marche !

Source :

http://www.philomag.com/lepoque/breves/transhumanisme-doit-on-avoir-peur-de-lavenir-7416

Les avancées scientifiques du moment qui font froid dans le dos

lexpress.fr

Où la science peut-elle nous conduire ? L’homme devrait-il continuer les recherches en génétique modifiée ? La science a eu parfois des conséquences marquantes pour l’Humanité… Mais où en est-on aujourd’hui ? Vous avez très certainement vu sur vos écrans télévisés ces moutons phosphorescents, nés récemment en Uruguay. Eh bien, à cette occasion, faisons un petit tour d’horizon de certaines avancées scientifiques du moment.

Des chercheurs réussissent à rendre le cerveau transparent

Des chercheurs américains de l’Université de Stanford sont parvenus à mettre au point un système, appelé Clarity, permettant de rendre un cerveau de souris totalement transparent, de manière à visualiser plus nettement ce qui s’y passe.

Ils ont ainsi réussi à étudier en 3D et sans avoir recours à la dissection l’intégralité des neurones et des structures moléculaires d’une souris morte.

Selon futura-sciences.com, cette récente étude, publiée dans la revue Nature, « pourrait permettre d’avancer dans la compréhension du fonctionnement cérébral ».

Selon maxisciences.com, elle a également été réalisée avec succès sur un cerveau humain, lequel avait été conservé depuis plus de 6 ans et serait en outre applicable à d’autres organes.

Une découverte impressionnante qui semble faire avancer la science, et pour laquelle, au premier abord, nous ne distinguons pas les conséquences néfastes. Espérons que nous puissions connaître la suite des évènements ainsi que les progrès scientifiques et humains que cela engendrera.

Des animaux génétiquement modifiés naissent fluorescents

Des scientifiques uruguayens ont réussi récemment à donner naissance à des moutons génétiquement modifiées phosphorescents, nés en octobre 2012. L’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo se sont félicités de cette création.

En 2011, les Argentins avaient déjà réussi à créer une vache transgénique, produisant des protéines humaines dans son lait. Le Brésil, de son côté, avait fait la même chose mais à partir de chèvres génétiquement modifiées.  De leur côté, le Japon et la Corée du Sud avaient créé un chat et chien phosphorescents.

Ces moutons se sont développés sans présenter de différences avec les moutons qui n’ont pas connu de modifications. La seule différence étant qu’ils deviennent phosphorescents au contact d’une lumière ultra-violette. Cette découverte a été rendue possible en introduisant dans leur ADN le gène d’une méduse…

Alejo Menchaca, président de l'Institut, a admis que l’opération n’avait aucun intérêt en soi, permettant seulement de s’assurer de l’efficacité de la méthode consistant à introduire un gène étranger dans l’ADN d’autres animaux.

Le président a également indiqué que « c'est une technique très efficace, car tous ceux qui sont nés sont positifs. Maintenant, nous pouvons travailler avec un autre gène, qui sera d'un plus grand intérêt, pour produire une protéine spécifique ». Cette nouvelle recherche a pour objectif de soigner certaines pathologies humaines comme le diabète, ceci  « en introduisant des gènes responsables de la production d'une protéine manquante (l’insuline en l’occurrence) dans le génome d'une brebis, qui à sa naissance la produira dans son lait ».  Puis, selon les chercheurs il s’agira « d’isoler cette protéine pour fabriquer des médicaments », de manière plus simple que la méthode courante.

Flippant non ?

Cette découverte aura-t-elle des répercussions bénéfiques pour la science et les hommes ? Peut-on se montrer craintif quant à ces recherches qui modifient l’ADN des animaux, lesquels  seront peut-être dans nos assiettes demain ? Car effectivement, souvenez-vous de la vache folle ou encore la tremblante du mouton, quelles étaient les origines de ces grandes pandémies ? Et la réponse, évidemment, est une protéine appelée « prion » ou encore les fameuses farines animales. Ces pandémies avaient coûté la vie de nombreux hommes…

Les épidémies et virus récents

Et le virus H1N1 devenu récemment le H7N9, provient-il des volailles ?

Une étude britannique publiée le 25 avril, dans la revue médicale The Lancet confirme que le virus H7N9 provient bel et bien des volailles. Elle a ainsi communiqué que «des scientifiques en Chine ont confirmé pour la première fois que le virus de la grippe A H7N9 a été transmis à partir d'oiseaux, spécifiquement de poulets sur un marché à la volaille, vers l'homme ».

Alors que de son côté, Sciences et avenir, « la revue de toute la science, le magazine de la physique, la chimie, l’histoire des sciences et de la nature », a confirmé le 25 avril que « la source de l’infection reste une énigme ».

Deux pigeons, dans la province de Jiangsu, en Chine, ont été déclarés positifs et porteurs du virus. Et la mutation et la propagation du virus inquiète encore de plus en plus les experts, ainsi que la population.

Des rats acquièrent un sixième sens grâce à un implant cérébral  

Des chercheurs américains ont réussi à mettre un implant cérébral à des rats de sorte qu’ils puissent percevoir la lumière infrarouge que les yeux humains ne peuvent pas percevoir. Ces travaux sont rapportés dans la revue Nature Communication. D’après ces travaux, les chercheurs se penchent vers une possibilité ultérieure de soigner des personnes aveugles ou encore sourdes.

Le Docteur Nicolelis, cité par le Telegraph, a confirmé que « ceci suggère que, dans le futur, il serait possible d'utiliser des dispositifs de type prothèses pour restaurer des modalités sensorielles qui ont été perdues, telles que la vision, en utilisant une partie cérébrale différente ».

Alors, avec ce petit éventail de recherches scientifiques, selon vous, percée scientifique prometteuse pour l’avenir de l’Humanité ou dérive scientifique pouvant engendrer de nouveaux virus et pandémies ? Telle est la question aujourd’hui.

Source :

http://www.maxisciences.com

De la viande de cheval à la place du bœuf : on nous prend pour des jambons

Alors que le scandale perdure et s’intensifie avec, dernier rebondissement en date, la Russie qui aurait découvert de la viande de cheval dans des saucisses importées d’Autriche, il serait bon de s’interroger sur les raisons profondes de cette duperie vis-à-vis des consommateurs.

terrafemina.com

La mondialisation et le libre-échange en cause

Nous qui pensions qu’avec la mondialisation il y aurait plus de transparence et une clarté dans les échanges, n’y aurait-il pas leurre et trahison dans la confiance accordée par les consommateurs aux marchés ? Le phénomène de mondialisation sous-entend une rentabilité dans la fabrication de marchandises d’un pays pour les transporter et les vendre dans d’autres. La présence dans plusieurs pays de viande chevaline à la place de bœuf, d’une part dans des lasagnes et d’autre part dans des boulettes, saucisses et raviolis, peut nous faire penser, une fois de plus, que nous subissons les conséquences de ce grand libre-échange. Le 27 février, la Russie, la Grèce, la Pologne, la Lettonie et le Portugal ont, à leur tour, annoncé avoir découvert de la viande chevaline dans leurs produits. La viande trouvée ne semble jamais avoir été fabriquée dans le pays-même et a souvent été importée. Par exemple, la viande trouvée en Grèce était importée de Roumanie, celle trouvée en Russie venait d’Autriche. Elle provient originellement d’abattoirs présents dans tel pays puis elle quitte le pays pour être livrée à telle compagnie qui l’envoie elle-même à telle autre usine de fabrication. Par conséquent il est dur de trouver l’origine et de suivre la traçabilité de la viande. Et qui va en pâtir ? Les consommateurs bien sûr. La solution à ce problème reposerait-elle sur une fabrication et une vente nationale de la viande ?

Mangetasoupe.eu

Périco LÉGASSE, Rédacteur en chef à Marianne et Critique gastronomique, l’affirme dans cette émission de Mots Croisés, présentée par Yves Calvi et dédiée au sujet le 11 février : la France pourrait largement adopter une politique alimentaire lui permettant d’être autosuffisante et même d’exporter, à condition notamment que les aides européennes distribuées dans le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC) ne parviennent pas uniquement au plus gros producteurs.

Des insuffisances dans les structures de contrôle ou des raisons plus profondes ?

Pour le cas russe, leMonde.fr  nous informe que des représentants des autorités russes ont affirmé que l’origine de la viande reste « inconnue » et que « des animaux malades et âgés pourraient avoir été abattues pour produire cette viande ».  Effectivement, si on nous dupe sur le produit lui-même alors que pouvons-nous penser de la manière dont il a été préparé, des conditions d’hygiène ou encore de l’état de santé de l’animal ? Et pourquoi donc changer le produit, mettre du cheval au lieu du bœuf ? Serait-ce pour une raison purement financière ? Un article sur Yahoo, publié récemment, annonçait que des traces de porcs avaient été décelées dans des kebabs. La viande de porc est une viande moins chère que d’autres, serait-ce la motivation première des fournisseurs ? Mais la viande de cheval semble plus luxueuse que la viande de bœuf, ce qui accrédite la thèse russe selon laquelle l’état de santé des animaux aurait été mauvais, expliquant des prix à la baisse. Et quand la viande n’a pas été importée, la source demeure inconnue, comme c’est le cas en Pologne. Serait-ce donc un problème d’insuffisance des contrôles comme nous avons pu le découvrir avec « la vache folle », 10 ans auparavant ? L’association des consommateurs, l’UFC-Que-Choisir affirme pourtant que « Notre système de sécurité sanitaire est globalement très bon » …

Soyons tous végétariens !

C’est une idée mais dorénavant peut-on avoir des certitudes concernant tout ce qu’on mange ? Jusqu'où s’étend la fraude ? Il ne nous reste certainement plus qu’à cultiver nos fruits et légumes dans notre jardin, devenir Amish par la même occasion et partir loin de ce néo-libéralisme et cette mondialisation qui, de jour en jour,  nous dévoile une de ses multiples facettes.

Il y a de quoi devenir « parano » concernant nos plats achetés, ce fut mon cas concernant un paquet de steaks « 100% pur bœuf » que j’ai préféré jeter. En effet, après préparation sa texture a été jugée douteuse ! L’industrie agro-alimentaire m’a trahie, rectification : nous a trahis ! Affaire à suivre donc avec d’autres découvertes de viande de cheval dans des plats que nous mangeons tous les jours…

Au fait en passant, bon appétit bien sûr !

Corée du Nord : la menace nucléaire

20minutes.fr

La Corée du Nord a confirmé avoir procédé le mardi 12 février à un troisième essai nucléaire, qui s’est déroulé « avec succès » et prétend avoir utilisé cette fois un engin miniaturisé en sous-terrain. Ce troisième essai est bien supérieur en puissance que les deux précédents.

La puissance de l’explosion s’estime entre six et sept kilotonnes dans le Nord-est du pays. La magnitude de la secousse se situe entre 4,9 et 5,1 et s'est produite à 11H57heure locale (02H57 GMT). Son épicentre s’est situé dans la région de Kilju (nord-est) où se trouve le site de Punggye-ri utilisé pour les tests nucléaires (le même endroit où les tests historiques nucléaires de 2006 et 2009 ont eu lieu). Ce sont les Sud-coréens et le Japon qui ont prévenu la communauté internationale du séisme artificiel ressenti.

Cet essai est le troisième test nucléaire après ceux de 2006 et 2009, comme le rapporte la KCNA, l’agence officielle nord-coréenne. Cette opération  est présentée par la Corée du Nord comme une réponse à « l'hostilité des Etats-Unis ».

La communauté internationale condamne, de nouveau, ces actes nucléaires. La Chine, son alliée, avait déjà mis en garde le pays contre ces essais, bien qu’auparavant le pays ne s’immisçait pas dans les actes de la Corée du Nord. Le test nucléaire étant confirmé, l’ONU a décidé de réunir d’urgence un conseil de sécurité.  Quant à l’armée sud-coréenne, celle-ci a déclenché un niveau d’alerte bien plus élevée qu’auparavant.

La Corée du Nord qui avait prévenu, la veille,  les Etats-Unis et la Chine de ce test nucléaire ne semble plus craindre personne. Un diplomate nord-coréen a même affirmé que « Pyongyang «ne se pliera jamais à aucune résolution». Que pouvons-nous concrètement espérer du conseil de sécurité de l’ONU et quel pouvoir peut-il avoir sur ce pays et son nucléaire ? La Corée du Nord joue-t-elle uniquement la provocation en intimidant les pays du monde par sa puissance nucléaire ? Ou est-elle un ennemi déclaré qu’il faut éradiquer comme l’est le terrorisme de nos jours ? On nous a souvent dit que la 3e Guerre mondiale sera nucléaire, commence-t-elle aujourd’hui?

Et maintenant Mitt Romney, qu'allez-vous faire ?

Alors que le monde entier salue la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, personne ne se soucie du sort du vaincu Mitt Romney. Tend@ctu fait le tri dans les opportunités qui s’offrent à lui maintenant qu’il a un peu de temps libre.

 

« What now my love?  now that you left me. How can I live,  live through another day?  Watching my dreams turned to ashes. And my hopes turning to bits of clay ». Peut-être que ce couplet de la reprise américaine de la chanson de Gilbert Becaud « Et maintenant » a résonné dans la tête de  Mitt Romney au moment de concéder la victoire à son rival Barck Obama. Chaleureusement salué par le président réélu dans son discours, Romney a néanmoins vu ses espoirs d’accéder à la Maison Blanche pour les quatre prochaines années se réduire en poussière.

Quelle reconversion pour Mitt Romney ? Peut-il se contenter d’une vie de citoyen ordinaire ou va-t-il se servir de sa défaite pour se construire un avenir nouveau ?

Aidons Mitt Romney à prendre sa décision grâce à ce petit tour d’horizon des destins de perdants.

Cas de figure n°1 : La persévérance

Quelques exemples pour encourager Mitt Romney :

Jacques Chirac, candidat malheureux en 1988, humilié par le président/candidat François Mitterrand lors du débat de l’entre-deux-tours. Enfin élu en 1995, puis réélu dans des conditions agitées en 2002, il est aujourd’hui un des hommes politiques les plus populaires en France comme en témoigne de multiples baromètres de popularité des personnalités politiques.

Plus proche de Romney, pensons à la barbe de 3 jours de Richard Nixon qui lui avait couté l’élection en 1963 face au jeune et élégant sénateur Kennedy qui avait mieux apprivoisé les problématiques d’image lors du premier débat télévisé de l’histoire de l’élection américaine. S’il a finalement été élu en 1968 et réélu en 1972, on ne souhaite cependant pas à Mitt Romney de connaitre le même destin que le Président Nixon, seul chef d’État américain à avoir démissionné.

Cas de figure n°2 : La reconversion

« Et puis à quoi bon ? » pourrait finalement se dire Mitt Romney ? « À quoi bon continuer puisque mes compatriotes viennent de me claquer la porte de la Maison Blanche au nez ? » C’est peut-être ce que s’est dit Al Gore, vice-président de Bill Clinton et candidat malheureux face à Georges Bush lors de la très controversée élection américaine de 2000. Al Gore en a certainement eu assez d’entendre à chaque coin de rue qu’il s’était fait voler l’élection. Alors au lieu d’endosser le costume d’éternel lésé, il a décidé de se lancer dans de nouvelles occupations en accord avec ses convictions. Et il a plutôt bien réussi sa reconversion puisque 6 ans après sa défaite dans la course à la Maison Blanche, il s’est de nouveau retrouvé en dessous des projecteurs grâce au film écologique « Une vérité qui dérange » dont il est l’acteur et l’orateur principal. Le film qui alerte sur les effets du réchauffement climatiques a rencontré un franc succès, glané deux oscars et a valu à Al gore de recevoir le Prix Nobel de la Paix en 2007. Finalement, ne pas gagner l’élection présidentielle en 2000 était peut-être ce qui pouvait lui arriver de mieux.

Quelques exemples de reconversion réussie pour encourager Mitt Romney :

On vous l’accorde, Al Gore a placé la barre haut en termes de reconversions, d’utilité publique de surcroît. Cependant, d’autres perdants se sont distingués par leur capacité à se remettre à flot après une défaite. Prenons par exemple le cas du premier ministre grec Georges Papandréou. Lynché par les dirigeants de ce monde, désavoué électoralement par ses compatriotes, il a tout de même réussi à se reclasser en donnant des séminaires sur la crise politico-économique à la prestigieuse université d’Harvard. Le montant de son salaire, 46 000 euros par mois, n’a pas fini de faire hurler la société grecque toujours empêtrée dans la crise la plus grave de son histoire depuis la Seconde Guerre mondiale. Quant à l’ancien président français Nicolas Sarkozy, il a donné sa première conférence à New York à la banque BTG Pactual pour s’exprimer sur l’économie. Son cachet a été estimé à 100 000 dollars.

Ô Barack Obama tu gardes la baraka

Elu pour un second et dernier mandat, Barack Obama garde la baraka ! Et tant mieux ! Fraîchement réélu dans la nuit de mardi à mercredi 7 novembre, le monde célèbre sa deuxième victoire, sans conteste.

Un discours consensuel pour un compromis politique cohérent

Barack Obama, que l’on ne présente plus, sait qu’il doit rassembler pour gouverner. Rappelons que « si les démocrates gardent le Sénat, les républicains sont toujours majoritaires à la Chambre des représentants, à l’issue des élections législatives, laissant présager d’un statu quo synonyme d’impasse politique au Congrès pour le second mandat de Barack Obama ».

Il n’est donc pas surprenant que Barack Obama ait appelé au rassemblement des « bleus » et des « rouges » (chose impossible au babyfoot) dans son discours de victoire, depuis son QG de Chicago.

Discours de victoire de Barack Obama


Barack Obama : « Je retourne à la Maison blanche… par lemondefr

Mais Barack (à frites) peut-il encore incarner le changement ? C’est la question très intéressante posée ce matin par Newsring qui apporte aussi des éléments de réponse :

PLUTOT OUI

Pour l’écrivain et journaliste Frédéric Martel, « la déception qui a suivi son élection fut à la mesure de l’attente qu’elle avait suscitée. Cette déception semble moins importante aujourd’hui qu’elle ne le fut au milieu de son mandat ». (http://bit.ly/VBVsiV)

Douglas Roberts, professeur de français à l’Ohio State University, « pense qu’Obama sera capable de restaurer notre image dans le monde grâce à son action fondée sur le consensus plutôt que sur les décisions unilatérales ». (http://bit.ly/RERG5x)

Selon le rappeur Beat Assailant [Official], après huit années de Bush au pouvoir, « il était impossible qu’Obama puisse tout renverser aux États-Unis. Ce n’était pas réaliste de s’attendre à autant de changements en quatre ans de mandat ». (http://bit.ly/TtX5IS)

Pour l’étudiante et blogueuse Danielle Grodeck, de l’État clef de l’Ohio, « le premier mandat d’Obama n’était qu’un aperçu ». (http://bit.ly/RHZOkc)

PLUTOT NON

Hervé Novelli, député UMP, se demande si Obama « est aujourd’hui mieux qualifié que Mitt Romney pour booster la création des entreprises comme remède à la faible croissance américaine ». (http://bit.ly/T0PKCK)

Pour William Karel, réalisateur du documentaire « Au Cœur De La Maison Blanche : Barack Obama », « la déception vis-à-vis d’Obama est à la mesure des espoirs suscités ». (http://bit.ly/SpGOpv)

Selon Sam Reese, étudiant en français dans l’Ohio, « ce n’est plus le changement qu’il incarne, mais la cohérence politique ». (http://bit.ly/TvG2Z7)

Certains parlent déjà au passé : Obama that I used to know

Souvenirs d’il y a 4 ans

Quoi qu’il en soit, la réélection de Barack Obama à la tête du pays le plus puissant du monde, still, est un excellent signe de cohérence et de stabilité dans un monde qui ne dégage bien trop souvent que l’inverse.

Sources : Newsring , Huffingtonpost

Première manifestation contre le FMI à Tokyo

Manifestation anti-FMI et anti-nucléaire à Tokyo

La première manifestation contre le FMI a eu lieu samedi dernier à Tokyo, où plus de 200 personnes étaient rassemblées devant le centre de conférence où se déroulent les assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale. Elles protestaient également contre le nucléaire.

Rappel sur le FMI

Le FMI, Fond Monétaire International, vise à « encourager la coopération monétaire internationale », veille à la stabilité financière et facilite le commerce international, œuvre pour l’emploi et une croissance durable. L’objectif : faire reculer la pauvreté dans le monde. Vu comme cela, il n’est pas illégitime d’avoir des doutes sur la performance de cette institution…

Créé en 1945, il faut savoir que le FMI, présidé par la française Christine Lagarde – oui, la même Christine Lagarde accusée d’abus de pouvoir dans « l’affaire Tapie »  – est gouverné par ses 188 Etats membres, auxquels il rend compte de son action. Dans sa « fiche technique », rédigée en août 2012, le FMI se qualifie d’ « institution quasi-universelle ».

Dans sa mission de « surveillance », le FMI lui-même explique qu’ « afin de maintenir la stabilité et de prévenir les crises du système monétaire international », il « examine les politiques économiques des pays, ainsi que l’évolution économique et financière à l’échelle nationale, régionale et mondiale, dans le cadre formel de sa mission ». Il prodigue ainsi « des conseils à ses 188 États membres, encourage des politiques visant à assurer leur stabilité économique, à réduire la vulnérabilité aux crises économiques et financières, et à améliorer les niveaux de vie ». Le FMI évalue régulièrement les perspectives économiques dans les Perspectives de l’économie mondiale, les marchés financiers dans le Rapport sur la stabilité financière dans le monde et l’évolution des finances publiques dans le Fiscal Monitor (Moniteur des finances publiques).

Aujourd’hui, le FMI, est accusé d’être responsable ou co-responsable, complice, de la crise financière.

Que veulent les manifestants ?

Les manifestants anti-FMI ont scandé à plusieurs reprises : « Plus de FMI ! Le pouvoir au peuple ! ». La Banque mondiale figure dans la ligne de mire. En effet, des opposants à ces institutions financières, ont défilé « affublés de masques de têtes de morts en plastique taggés « FMI-WB » (WB pour World Bank, c’est-à-dire la banque mondiale).

Accusé aussi d’humilier le peuple Grec, le FMI a du souci à se faire également en Italie. Vendredi dernier, c’est l’association des banques d’Italie (ABI) qui a critiqué le rapport sur la stabilité financière publiée à Tokyo justement, par le FMI. L’ABI craint que ce rapport donne une image incorrecte et affaiblissent les banques italiennes.

D’autres manifestations anti-FMI sont-elles à craindre ? Ce n’est pas impossible. Anti-FMI, anti-World Bank, anti-Wall Street, même combat ?

La manifestation en image 


Manifestation anti-FMI à Tokyo par afp
Sources : bfmtv.com, lesechos.fr