Archives de catégorie : Arts-Books & Zik

Arts-Books & Zik

Que liront les Français cet été ?

L’ifop et Feedbooks viennent de publier une étude de saison, dévoilant le profil des lecteurs estivaux. Selon l’enquête, les vacances favoriseraient la lecture.

La lecture semble être une activité majeure des  vacances d’été. L’enquête* révèle que les Français lisent en moyenne 11 livres par an, dont 3 pendant les vacances. Les femmes, avec 12 livres, liraient d’ailleurs plus que les hommes, qui n’en parcourent que 10 par an. Durant les vacances, les lecteurs les plus assidus, avec une moyenne de 5 livres, sont les 18-24 ans et les retraités. Les nouveautés ont également la côte, avec un budget moyen consacré chaque été à la lecture de 32 €.

La lecture, activité majeure des vacances d’été.

Les lectures privilégiées

Que liront alors les Français cet été ? L’enquête souligne que 17% des lectures de vacances sont des romans policiers, devançant les romans sentimentaux qui ne comptabilisent que 10%. Les Français privilégieraient également la BD, avec une moyenne de 3 par an, dont une pendant les vacances.

Pour choisir un livre, les Français feraient en priorité confiance à leurs proches. Près de 52% des livres achetés ont été recommandés au préalable par la famille ou les amis. La presse tient également un rôle important puisque près de 37% des lecteurs s’y fieraient avant d’acheter un ouvrage, tandis que 36% des Français choisiraient leurs lectures en fonction de la notoriété de l’auteur. Cette étude se penche également sur le nombre d’heures accordées à la lecture. Si celui-ci augmente pendant les vacances  de 25 minutes,  le temps consacré à surfer sur internet ou à regarder la télévision diminue d’une heure par jour pendant l’été.

D’autres enquêtes publiées précédemment étaient loin d’être aussi optimistes. Une étude du TNS-Sofres, datant de mars 2009, indiquait que 30% des Français étaient des « non-lecteurs ». De même, un rapport du CNL, publié en 2007, statuait qu’un Français sur quatre ne lisait aucun livre.

Enfin, les endroits privilégiés par les Français pour lire pendant les vacances restent le jardin (24%), le lit (22%) ou un endroit au bord de l’eau (20%).

*Etude menée auprès d’un échantillon de 1010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, entre le 5 et le 7 juin derniers.

Crédit photo : Lolita.c

 

ScHoolboy Q : le nouveau phénomène du rap US

La scène hip-hop américaine est pleine effervescence. Qui n’a pas entendu parler du collectif Odd Future, créé par le charismatique Tyler the Creator, qui sort mixtapes sur mixtapes et tourne des clips délirants comme « Rella » (du Fellini détourné façon banlieusards des classes moyennes sous Ritaline®) ? Moins médiatique mais tout aussi novateur est le collectif Black Hippy, composé de Jay Rock, Kendrick Lamar, Ab-Soul et ScHoolboy Q. Ce dernier a publié en janvier dernier l’album Habits & Contradictions, un bijou justement encensé par le milieu hip-hop. Cette semaine, le clip de son duo avec A$AP Rocky, « Brand New Guy » a largement été relayé sur Internet. Retour sur un des plus grands talents du moment.

ASAP ROcky Schoolboy Q
A$AP Rocky et Schoolboy Q. Relax.

Des 52 Hoover Crips à Black Hippy

ScHoolboy Q – Quincy Matthew Hanley de son vrai nom – a un passé plutôt délinquant : membre d’un gang (les 52 Hoover Crips) à partir de l’âge de 12 ans, il se met rapidement à vendre de la drogue, surtout de l’oxycodone, l’héroïne des pauvres. A 21 ans, après un séjour de six mois en prison, ScHoolboy Q décide de s’investir dans la musique. En 2006, il commence à travailler avec Kendrick Lamar, Ab-Soul et Jay Rock, ses futurs acolytes du collectif Black Hippy, alors signés sur le label Top Dawg Entertainment. C’est en 2009 que nait vraiment Black Hippy, même si aucun album n’est sorti officiellement – on peut toutefois trouver facilement des mixtapes de haute qualité.

Dans une brève interview pour ComplexMusic.com, ScHoolboy Q parle ses influences : « mes influences sont Nas, 50 Cent, Jay-Z, Mobb Deep, Kurupt, Biggie, Kanye Waest, Beanie Sigel, Wu-Tang Clan. Mais Biggie, Nas et 50 Cent sont mes plus grandes influences […] Je suis un grand fan de 50 Cent. il y a quelques mois, j’étais en studio avec 50, Dr Dre et Kendrick Lamar. On se marrait bien. 50 m’a dit qu’il voulait travailler avec moi – il aime ce que je fais – on doit juste trouver le bon moment pour se retrouver en studio ».

[iframe width= »560″ height= »315″ src= »http://www.youtube.com/embed/KWlu8VhcqtM?rel=0″ frameborder= »0″ allowfullscreen]

De 2006 à aujourd’hui, ScHoolboy Q a considérablement amélioré ses talents de rappeur, qui explosent vraiment dans son nouvel album, Habits & Contradictions .Les thèmes préférés de ScHoolboy Q sont l’herbe, la bière, les femmes, les virées en voiture, etc… un rappeur « normal ». Des thèmes réunis dans son morceau « Hands on the wheels », en duo avec A$AP Rocky, et dont les textes ne doivent pas plaire du tout aux responsables des campagnes de sécurité routière. Autres titres à écouter en priorité sur l’album : « There he go » (avec un sample de piano de « Wet and rusting » de Menomena), « Sex drive », « Oxy music » et « Raymond 1969 » (avec un sample de Portishead).

Télécharger gratuitement Schoolboy Turned Gangsta (2008), Gangsta & Soul (2009) et Setbacks (2011).

The Dandy Warhols en concert et en discussion sur Livestream

Le 5 juin, Courtney Tayler et Brent DeBoer, respectivement chanteur et batteur des Dandy Warhols, ont participé aux Flavorpill Sessions, diffusées en direct sur Internet par Livestream. Pendant près d’une heure, les deux musiciens ont joué cinq chansons et ont répondu aux questions des internautes. Le groupe a joué cinq chansons : « Sad vacation » (du dernier album This Machine), « You ain’t going nowhere » (de Bob Dylan), « We used to be friends », « Easy chair » (toujours de Bob Dylan) et « Star » (du Brian Jonestown Massacre). Le concert et la discussion sont visibles dans la vidéo ci-dessous.

Pour écouter seulement les chansons : « Sad Vacation » [début de la vidéo], « You ain’t going nowhere » [à 12:40], « We used to be friends » [à 22:00], « Easy chair » [à 33:30] et « Star » [à 42:15].

Les Dandy Warhols joueront au festival Rock en Seine, à Saint-Cloud, le 26 août, pour un concert plus électrique. En effet, les Dandy Warhols ne sont pas un duo folk mais un quatuor de rock psychédélique, apparu au milieu des années 1990 avec l’album très « shoegaze » Dandy’s Rule OK ? Bénéficiant d’un contrat très juteux avec Capital Records, le groupe a pourtant eu du mal à trouver le succès aux États-Unis. Son deuxième album (le meilleur) The Dandy Warhols Come Down fut un échec commercial mais permit au groupe de se faire connaître et apprécié en Europe. Par la suite, le groupe réussit tout de même à s’imposer dans son pays, grâce aux chansons « Bohemian like you » et « We used to be friends ».

La carrière du groupe de 1996 à 2003 a fait l’objet du documentaire Dig!, un portrait croisé des Dandy Warhols et d’un autre groupe psychédélique de l’époque : le Brian Jonestown Massacre. Un « rockumentaire » essentiel !

Le retour des Beach Boys

Surprise : pour fêter ses cinquante ans d’existence, les Beach Boys sortent aujourd’hui un nouvel album : That’s why God made the radio. C’est la première fois depuis 20 ans que les membres historiques du groupe – Brian Wilson, Mike Love, Al Jardine, David Marks et Bruce Johnston – se retrouvent. Autre surprise : l’album est plutôt bon même s’il n’atteint pas les sommets du groupe, ceux des années 1960. Le groupe avait récemment sorti The Smile Sessions, soit les sessions d’enregistrement mythiques de l’album Smile, album abandonné en 1967, enregistré en pleine fièvre lysergique de Brian Wilson, qui y laissa un peu de sa santé mentale.

[iframe width= »560″ height= »315″ src= »http://www.youtube.com/embed/OGke6pnT1d0?rel=0″ frameborder= »0″ allowfullscreen]

Des chansons de surf aux symphonies pop sous LSD

L’évolution musicale des Beach Boys de 1961 à 1967 est assez remarquable. Si le groupe commence par enregistrer des chansons surf très basiques, il évolue vite vers un style plus complexe, comme le montre l’album Today! en 1965. Brian Wilson, le compositeur et producteur du groupe, va alors vouloir rivaliser avec les Beatles, dont le style évolue également à une vitesse hallucinante. Impressionné par l’album Revolver, Brian Wilson décide de faire mieux : il s’agira de Pet Sounds, considéré par de nombreux critiques comme un des tout meilleurs albums pop de tous les temps. On y trouve les chansons mythiques « God only knows » ou « Caroline no », une des plus belles chansons d’amour de la pop.

Peu après la sortie de Pet Sounds, Paul McCartney, de passage en Californie, fait écouter « She’s leaving home » à Brian Wilson. Traumatisé par tant de génie, Brian Wilson restera enfermé deux semaines dans une cabane installée sur un arbre, dans son jardin. Comment pourra-t-il faire mieux ? Perdant peu à peu sa santé mentale et prenant des plus en plus de drogues psychédélique, Brian Wilson enregistre tout d’abord « Good Vibrations » dont la production s’est étendue de février à octobre 1966 ! L’enregistrement du reste de l’album Smile tournera au désastre, Brian Wilson multipliant des prises, ajoutant des harmonies ici et là, expérimentant comme jamais. Finalement, c’est l’album Smiley Smile qui verra le jour en 1967. Un album pas si mal que ça.

Le reste de la carrière des Beach Boys n’est pas sans intérêt. Revenant à un son plus classique et laissant tomber les délire psychédéliques, le groupe publié de bons albums. Citons Friends (1968), Sunflower (1970), Surf’s Up (1971) et Love You (1978). N’oublions pas aussi la compilation des productions de Brian Wilson pour des groupes comme The Honeys, American Spring et Glen Campbell : Pet Projects.

Pour en savoir plus sur Brian Wilson et l’histoire des Beach Boys, lire le long article de Nick Kent publié dans le NME en 1975 : « The Beach Boys : Brian Wilson: The Last Beach Movie » et qu’on peut trouver dans le recueil essentiel The Dark Stuff [L’Envers du rock].

Tout le monde meurt et les séries aussi : aujourd’hui Dr House

Bon on s’y attendait, c’était annoncé : Dr House va arrêter de titiller notre bien-pensance aujourd’hui, le 21 mai aux USA, date de diffusion du dernier épisode de la 8ème saison. Après Desperate Housewives, ça commence à faire beaucoup pour nous pauvres accros de ces antihéros du quotidien ! Rendons un dernier hommage à Gregory House, notre cynique bien-aimé…

Tantôt mélancolique, tantôt diabolique, Gregory House, n’a cessé de nous torturer comme ses patients, mais on a aimé ça…

Son irrévérence envers toutes les règles médicales ou les codes sociaux nous ont donné des sueurs froides bien des fois, tout en réveillant un désir d’être nous aussi de vrais salopards du quotidien, des misanthropes finis, usant de tous les clichés (sociaux et raciaux) sur des proies faciles (subalternes ou patients), d’une immaturité que même un enfant de 8 ans n’assumerait pas et d’un fameux cynisme contre-lequel aucune histoire d’amour ne peut survivre…

Tous ces défauts cachant bien sûr (attention grosses ficelles) un véritable mal-être et une douleur ancienne mais encore très vive (physique et psychologique), bref une ode à tous les dépressifs auto-destructeurs du monde entier !

Ainsi, s’en va le terrible Dr House… Va-t-il pousser cette autodestruction jusqu’à une fin tragique contre-lui-même ? Ou bien va-t-il enfin être face à un cas impossible à résoudre (celui de son ami Wilson) ?…

Le suspens est intenable et nous serons là pour savourer ce dernier moment qui on l’espère négligera toute éthique !

Le trailer du dernier épisode « Everybody dies »

http://www.youtube.com/watch?v=szKfR9cVQ74&feature=player_embedded

Mr Oizo : l'artiste français le plus important de l'époque ?

Propulsé sur le devant de la scène musicale en 1999, avec son morceau électro minimaliste « Flat Beat », Quentin Dupieux alias Mr Oizo ne s’est pas beaucoup reposé sur ses lauriers ! Six albums, cinq EP, une multitude de remixes, quatre longs-métrages et neuf clips (notamment pour Marilyn Manson et Sébastien Tellier). Mr Oizo est donc un artiste éclectique pour qui le cinéma est aussi important que la musique. Pourtant, tout aurait pu s’arrêter en 1999, après le succès international de « Flat Beat » (3 millions d’exemplaires vendus) et un choix de vie de rentier. Que nenni.


En 1999, Quentin Dupieux devient célèbre du jour au lendemain grâce à l’utilisation par Levis de son morceau « Flat Beat » et de sa marionnette Flat Eric : un oiseau jaune de 60 centimètres créée par Jim Henson’s Creature Shop. A l’époque, la French Touch bat son plein avec l’engouement des peuples pour Daft Punk, Air, Cassius ou Laurent Garnier. Mr Oizo enchaîne très vite avec un premier album Analog Worms Attack, très minimaliste, comme la plupart des productions du musicien. Mr Oizo utilise l’argent gagné avec « Flat Beat » pour produire un moyen métrage : Nonfilm, entièrement visible ici. Paradoxe : le film est le non-film du tournage d’un film. Un peu comme The Last Movie de Dennis Hopper mais en plus dadaïste !

 

Du Samuel Beckett sous MDMA

Son premier long métrage est moins expérimental mais tout aussi barré : il s’agit de Steak, avec le duo comique Éric et Ramzi (ici dans leur meilleur film) et des seconds rôles prestigieux : Jonathan Lambert et les musiciens Sébastien Tellier, SebastiAn et Kavinsky. Son second long-métrage, Rubber, a pour protagoniste… un pneu tueur en série qui explose la tête des gens façon Tetsuo dans Akira ! Dans le prologue, un policier explique la philosophie du film : la théorie « No reason ». Du pur Mr Oizo ! En janvier dernier, le troisième film de Quentin Dupieux, Wrong, a été projeté au festival de Sundance. On y trouve une fois de plus Éric Judor. Stakhanoviste de la pellicule, le Français a déjà débuté le tournage de son nouveau film : Reality. Avec un tel titre, et connaissant l’univers de Dupieux, on imagine déjà ce que cela peut donner : du Samuel Beckett sous MDMA, peut-être ? Citons enfin le court-métrage Where is the money George ?, qui réunit Flat Eric et Pharrell Williams ! A voir d’urgence ici !

quentin dupieux
La jeunesse avec Quentin Dupieux !

 

Tsunami de RT sur Twitter

Cinéaste prolifique, Quentin Dupieux n’en arrête pas pour autant la musique sous le nom de Mr Oizo. Citons l’excellent Lambs Anger, en 2008, avec des morceaux dansants et amusants comme « Bruce Willis is dead », « Cut dick » et « Gay Dentists ». En avril dernier, comme beaucoup d’artistes aujourd’hui, Mr Oizo a mis en ligne gratuitement un nouvel EP « Stade 3 » ! Le plan marketing utilisé par Oizo ? Annoncer la sortie de « Stade 3 » sur Twitter et retwitter un maximum de réactions de twittos ! Un véritable « tsunami de RT » par @oizo3000 ! D’ailleurs, le site de Mr Oizo, très Atari 1980, faut le coup d’œil ! On peut même jouer de la musique électro grâce à un sampler.

Quentin Dupieux / Mr Oizo n’est pas seulement un Disc Jockey auteur d’un unique succès planétaire, c’est un véritable artiste qui est aux années 2000, ce que les dadaïstes ont été aux années 1910-1920. Le Georges Ribemont-Dessaignes des platines !

Hommage à Adam "MCA" Yauch des Beastie Boys

Adam Yauch, mieux connu sous le pseudonyme de « MCA », est donc décédé le 5 mai, à l’âge de 47 ans, trois ans après avoir annoncé qu’il souffrait d’un cancer. La funeste nouvelle s’est très vite propagée sur les réseaux sociaux comme Twitter, à coups de hashtags comme #RIPMCA ou #BeastieBoys4life. Adam Yauch était, avec Mike Diamond, dit « Mike D », et Adam Horowitz, dit « Ad-Rock », le fondateur des Beastie Boys, un groupe de punk hardcore (sous influence Bad Brains et Big Black) reconverti en pionnier du rap !

No sleep till Brooklyn !

Avec leur premier album Licenced to Ill (1986), les Beastie Boys signe un classique du hip-hop et obtienne un succès immédiat, grâce à des titres comme « (You Gotta) Fight for Your Right (To Party!) » et « No Sleep Till Brooklyn ». En 1988, les Beastie Boys reviennent avec l’ambition Paul’s Boutique, produit par les Dust Brothers. L’album est souvent salué par les fans et les critiques comme le meilleur album du groupe, même s’il a connu moins de succès que son prédécesseur. La carrière du groupe continue avec des sorties d’autres albums comme Ill Communication (1994) – et son célèbre clip « Sabotage » – et l’excellent Hello Nasty (1998).

De nombreux anonymes et artistes ont exprimé leur tristesse à l’annonce de la mort d’Adam Yauch. On peut citer RZA (producteur et fondateur du Wu-Tang Clan), Chick D (fondateur de Public Enemy et compagnon de route des Beastie Boys dans les années 1980), Snoop Dogg, Mr Oizo et même Matthieu Kassovitz, le twitto le plus fun de France.

Sur leur blog les membres restants des Beastie Boys ont publié le 6 mai le message suivant : « As you can imagine, shit is just fkd up right now. but i wanna say thank you to all our friends and family (which are kinda one in the same) for all the love and support. I’m glad to know that all the love that Yauch has put out into the world is coming right back at him.Thank you ».

Salon de Montrouge : artistes à découvrir d’urgence du 3 au 30 mai

Le salon de Montrouge a lieu tous les ans pendant un mois, cette année du 3 au 30 mai. Il permet aux artistes prometteurs de la scène contemporaine d’émerger et d’investir un lieu, le Beffroi, le théâtre de Montrouge. Sous l’impulsion d’un collège critique qui distingue 80 artistes parmi plus de 2200 dossiers, le salon qui accueille plus de 10 000 visiteurs chaque année assure aux artistes en sélection une réelle visibilité aussi bien auprès d’un public professionnel qu’amateur.

Trois artistes parmi les 80 se voient remettre un prix par le jury. Cette précieuse distinction leur ouvre les portes du Palais de Tokyo pour une exposition à la fin de l’année 2012.

Zoom sur Maxime Chanson, lauréat du Grand prix du salon 2012

Maxime Chanson est né en 1983, il

vit et travaille à Paris. Son œuvre, tout à fait singulière consiste à classer plus de 600 démarches d’artistes. Il dresse une véritable cartographie du paysage artistique contemporain en mettant en place une méthodologie qui constitue un outil de décryptage des tendances et orientations de la création actuelle de 1987 à 2008. Maxime Chanson définit la démarche artistique comme l’addition d’un moteur et d’un moyen. Le moteur est ce qui pousse l’artiste à créer, le moyen est ce qui se situe en amont du médium choisi. Son livre, « 600 démarches d’artiste », publié aux Presses du Réel, permet de cerner les préoccupations des artistes et les processus par lesquels elles se traduisent en œuvre. Poussé par le besoin de comprendre sa singularité artistique, l’artiste questionne ses pairs à travers cet ouvrage et affirme ainsi une vision miroir sur son propre travail.

A travers la méthodologie de Maxime Chanson, si l’on observe les artistes sélectionnés du salon de Montrouge 2012, « on retrouve une tendance internationale qui a commencé il y a environ dix ans : la dimension « vestige ». Une autre spécificité, selon lui, est l’absence d’artistes se préoccupant réellement de questions politiques ou sociétales, contrairement à une certaine tradition française. »

« 600 démarches d’artistes » est un livre percutant à la frontière d’une sémiologie de l’art et de l’objet d’art en tant que tel.