Archives de catégorie : Arts-Books & Zik

Arts-Books & Zik

La réaction à la censure pouvait être innovante en URSS

« Comment une radiographie permettait aux pirates d’écouter Elvis »

Comment écouter Elvis sous la dictature ?

La musique dans les années 1950-1960 était bien difficile à écouter dans la patrie du communisme. Comme le rappelle le magasine britannique Motherboard, repris par le journal Le Monde, la musique provenant des pays occidentalisés étaient censurée par le régime de Moscou, obligeant les pirates de l’époque à utiliser des radiographies pour écouter les albums de leurs artistes fétiches.

Quand on a Elvis en tête…

A l’instar des radios pirates issues du Royaume-Uni, ancrées dans les eaux internationales, symbolisé par le film « Good Morning England » sorti en 2009 s’inspirant de la célèbre radio Caroline, « ces drôles de pirates russes volaient des radiographies dans les hôpitaux, et gravaient grâce à des phonographes ainsi qu’en trouant les radios avec une cigarette ». Le site de Radio Nova, qui dédie aussi un article sur le sujet, explique que cela permettait aux pirates de contourner la censure du régime et de pouvoir écouter du jazz ou du rock. La musique occidentale était bel et bien censurée, mais pas les phonographes, utilisés ici comme nos graveurs modernes.
« Ainsi, avec Elvis sur le poumon, Duke entre les côtes, la musique pouvait circuler en très mauvaise qualité mais à un prix dix fois inférieur à celui des marchés occidentaux. Aujourd’hui, il reste de cette période ces radios que l’on pourrait considérer comme des œuvres d’art. »

La censure a évolué sans forcément changer

La censure, bien qu’ayant considérablement évolué, reste très présente dans nos sociétés actuelles. Elle s’est juste métamorphosée en gardant parfois ses ressors politiques. Au Canada, la Loi de la radiodiffusion stipule qu’on « ne doit pas entendre à la radio ou à la télévision des propos indûment explicites ou grossiers ». L’interdiction n’est pas stricte et il est possible de faire usage de mots grossiers dans certaines situations. Aux États-Unis, où la loi est similaire, la Cour suprême a jugé que le monologue de l’humoriste Georges Carlin, qui notait l’absence de sept mots choquants à la télévision en les énumérant, était indécent, mais pas obscène. Il a finalement été diffusé.

En France, un clip du groupe les Wampas a été censuré au début des années 2000. La chanson en question est intitulée « Chirac en prison », faisant référence aux divers scandales du président de la république, notamment l’affaire des emplois fictifs du RPR.
Par ailleurs, le clip « Black or White » de Michael Jackson a été censuré en 2009 car le king of the pop avait une trop grande propension à se toucher l’entre-jambe, pourtant une marque de fabrique de l’artiste. Dans la même lignée, toujours aux Etats-Unis, rappelons que le dernier clip de Lady Gaga intitulé « do what u want » a été censuré en décembre 2013. La chanteuse est en effet vêtue de son plus simple appareil.

Fakear : histoire et actualité d’un jeune artiste caennais

Elégante et tranquille, l’électro gigantesque d’un Français, fils de deux profs de musique, qui a déjà la technique et le talent des plus grands.

Cet étudiant en musicologie s’inspire de ses aînés, sur les pas de Flying Lotus et Bonobo. Avec « Dark Lands », son EP (extended play), le caennais mise sur une musique toujours plus douce sans perdre sa tonalité rythmique.
Une performance réussie grâce une électro revisitée 2.0. La triplette machines, samples, pads permet à Fakear de proposer une musique très originale et très construite.
Ses titres sont dotés d’une fulgurance hors du commun, très rare chez un jeune artiste, français de surcroît, symbolisé par « When the Night Comes », son titre hybride sorti sur l’EP Morning in Japan. Ou encore le titre « Damas » avec de formidables mélodies, passionnantes à analyser dans sa construction.

Fakear

Cette sensibilité pour la musique du monde se ressent également avec la parution de son nouvel EP : « Sauvage », dont le morceau Darjeeling, aux sonorités indiennes, révèle le goût de ce jeune garçon pour des sons et des cultures à la fois diverses et variées.
On y retrouve un morceau hors du commun, à la limite du génie, « La lune rousse » : un voyage dans l’imaginaire orchestré à la perfection, entre douceur, technique et esthétisme. On pourrait réécouter ses chansons une cinquantaine de fois en découvrant à chaque fois de nouvelles subtilités.
Il est rare de trouver une telle finesse dans la conception musicale d’une chanson, surtout pour quelqu’un de moins de 25 ans. Une véritable invitation au voyage.

Quel talent, pour un jeune homme encore étudiant…

Les Solidays, le Club Med bien-pensant

Affiche officielle des Solidays

A la section « divertissement » de tous les journaux en ligne ces derniers jours : la quinzième édition du festival Solidays, dédié à la musique et à la prévention contre le SIDA.

Ayant profité de mes congés pour m’y rendre, je me fais aujourd’hui « envoyée spéciale » de Tendactu pour vous donner mes impressions du festival en regard de ce qu’on lit dans la presse. Cet article sera principalement centré sur l’organisation et non la musique puisque la qualité des concerts dépend surtout des goûts de chacun.

J’imagine que si vous avez lu le titre, vous avez déjà une bonne idée de ce que je vais vous dire sur ce festival… Mais ne partez pas tout de suite, cet article ne sera pas qu’une longue diatribe, tout n’est pas à jeter aux Solidays, loin de là !

        Commençons par le commencement : l’achat des billets. Premier écueil. Pas de bol, ça commence tôt. Quand vous vous rendez sur la billetterie des Solidays, il est écrit en petit en haut que les pass 3 jours sont limités à trois par personne/panier et les autres pass à cinq par personne/panier. Moi, déjà, je devais acheter 3 pass trois jours et 3 pass camping pour aller avec. Comme de toute façon, le texte expliquant la limitation n’est pas particulièrement mis en valeur, je n’avais rien vu et j’ai donc tout pris d’un coup. Tout se passe bien, on ne me reproche rien jusqu’au moment de payer où l’on me dit que ma commande ne peut pas être prise en compte. Retour à la case départ.

Je prends donc certains tickets, effectue ma commande puis vais pour acheter les derniers tickets qui ne sont que des pass camping. Mais là, je découvre qu’on ne peut PAS acheter de pass camping si l’on n’a pas dans son panier des pass festival. Super. Pour m’en sortir, il a fallu que je clique sur un pass festival afin de le mettre dans mon panier, puis que j’ajoute les pass camping et enfin, que je supprime de mon panier le pass festival. Ouf. J’ai les billets ! Vous noterez au passage que du coup j’ai acheté 6 billets alors que c’est supposément interdit et que cela n’a pas posé de problème.

        La préparation.

Le jeudi soir, je fais mon sac, il est immense, j’ai une tente pour qu’on dorme avec mes copines et, vu le temps, un grand tipi pour être à l’abri, manger, boire, faire la fête. Sans compter les chaussures en rab au cas où il y aurait trop de boue, le poncho anti-pluie (que j’ai acheté la semaine précédente à un autre festival, pas tout à fait dans le même style, et avec lequel je (et vous aussi) ressemble sensiblement au taré de Souviens-toi l’été dernier.)

 

J’emporte aussi un couteau, même si c’est interdit, parce que sinon je ne vois pas bien comment je vais me nourrir et aussi de quoi recharger nos téléphones. Bref j’ai comme un âne mort sur le dos.

        Après avoir retrouvé mes compagnonnes de Solidays dans les transports, on traverse Paris pour arriver finalement au métro Boulogne-Jean Jaurès car les navettes Porte Maillot-Solidays ne circulent pas encore. Sur le site, il y avait écrit 500m. En vrai c’est 2Km. Eh ouais, ils sont pas très forts chez Solidays ! A l’entrée du camping, on est fouillés et normalement mon couteau n’aurait jamais dû passer, mais en voyant la taille de mon sac à dos, la bénévole renonce à la fouiller et se contente de me demander si j’ai des objets interdits. N’ayant aucune envie de me tirer une balle dans le pied, je réponds que non. Pendant ce temps-là, une de mes potes se fait confisquer son parapluie, c’est vrai que c’est du réel engin de terroriste ces trucs-là (pour rappel, une photo de cette arme de destruction massive)!

J’en profite pour demander quels sont les moyens de glisser un pack de bière dans le camping (alcool, cannettes et verre interdits) et elle me fait plus ou moins comprendre que si c’est elle qui me fouille à nouveau, ça passera. On passera donc sur la sécurité. Enfin je me plains pas, je comptais pas faire une orgie, mais bon, un peu de vin ou un pack de bière pour un vendredi soir, c’est pas si bizarre, si ?

Après une sympathique fouille corporelle, on entre enfin sur le camping (minuscule), séparé en « calme » et « fêtard ». J’avais acheté des places dans le second. On nous mène donc à un emplacement en nous demandant la taille de notre tente. « Immense » que je réponds. Et on en a deux. Les bénévoles semblent embêtés, nous attribuent une place, nous demandent de monter la tente sans la planter, de changer trois fois l’orientation ou la position exacte de la tente, de respecter un espace de 2m entre les deux entrées pour laisser passer le personnel, etc. Jamais vu un camping dans lequel c’était aussi compliqué de monter deux tentes. Tout cela pour s’apercevoir finalement qu’ils ont installé une tente inconnue dans l’espace de 2m que nous avions laissé à leur demande. Bonjour l’orga !

Photo des tentes au camping

        C’est pas tout, mais si on veut survivre, il faut aller faire des courses. Boulogne nous semble immensément loin et personne ne sait où trouver un supermarché. On nous conseille d’aller attraper un bus et de nous rendre à porte Maillot. Ça ne se voit pas tellement comme ça mais c’est loin. Le problème, c’est qu’à Porte Maillot non plus, on n’a aucune idée de l’emplacement du supermarché le plus proche. Google m’indique (et hop 10% de batterie en moins…) qu’un Monoprix se situe à une station de métro. Au point où on en est, c’est parti ! Je vous passe le détail des courses, sachez simplement qu’on a porté pas mal de poids sur le retour et qu’un cubitainer de vin passe aisément. Il nous reste une heure avant l’ouverture du festival et nous en profitons donc pour manger.

        J’arrête là la chronologie sans quoi on vous ne finirez jamais cet article. Mais à l’ouverture du festival commencent les bonnes choses. Car si le camping des Solidays, contrairement à ce qu’ils veulent vous faire croire est (et je pèse mes mots) insupportable, le festival en lui-même est bien mieux. Autant l’organisation d’activités sur le camping donne la mauvaise impression d’avoir par erreur booké des vacances au Club Med (« réveil tonique » = haka à fond dans les hauts-parleurs à 9h du matin après un coucher vers 3h. NEUF HEURES DU MATIN ! NEUF HEURES DU (SAMEDI) MATIN !) et autres harlem shake à rallonge, jeux sportif et animateur au micro toute la matinée), autant les stands de prévention/explications sur le festoche sont plutôt bien rôdés. On a des jeux, des préservatifs, des infos, des intervenants, des préservatifs, des panneaux informatifs, des panneaux de campagne contre le SIDA, des préservatifs, mais aussi une expo sur le sexe et le plaisir, un saut à l’élastique, un manège. Ai-je parlé des préservatifs ? On vous en distribue à tout va, masculins, féminins, avec des explications, des démonstrations, etc. Je suis revenue avec une dizaine de capotes, mais c’est si peu parce que j’ai commencé à fermement dire non en fin d’après-midi le samedi.

        J’arrête un peu le cynisme. Je n’y croyais pas mais j’ai appris quelques trucs ! Oui, oui. Aviez-vous déjà entendu parler du TPE (Traitement Post Exposition) ? Non ? Eh bien moi non plus et pourtant, on devrait tous être au courant. J’ai découvert des infos sur les MST, sur la contraception (et même la mienne, c’est pour dire. Pourtant je ne suis pas trop mal renseignée normalement), les chiffres du SIDA, etc. Malgré tout, je reproche aux organisateurs de mettre en place des jeux trop bien-pensants et carrément inutiles. Comme ce « Qui est-ce » inversé dans lequel on élimine des photos selon les informations que l’on nous donne et celles inscrites sur les panneaux des personnages. L’idée, c’est qu’à la fin, il vous reste un homme et une femme. Dans ma description, on nous parlait de quelqu’un, sans jamais en préciser le sexe, qui aimait la campagne, les fleurs, voulait devenir fleuriste et dont le hobby était de courir parce que harmonie avec la nature, tout ça. Bien entendu le piège, c’est de penser, alors qu’on ne nous l’a pas précisé, que le personnage est une femme parce que tout le monde sait bien que les fleuristes sont des femmes, ou des gays. Mais enfin si on veut vraiment éliminer ces préjugés débiles, ce n’est pas en organisant un jeu dont le participant devine à 10 Km à la ronde ce qu’on attend de lui qu’on va y arriver. D’ailleurs ce n’est pas en le persuadant qu’il a trop trop trop tort d’avoir des préjugés ; il faut prendre ça plus tôt et faire travailler les gens sexistes avec des femmes aussi bien que des hommes et les laisser voir par eux-mêmes qu’une femme peut réfléchir et un homme faire la cuisine (je peux vous dire que le mien fait beaucoup mieux à manger que moi !). Enfin ce n’est que mon opinion.

        L’exposition « Sex in the City » qui rencontre un fort succès apparemment, n’est pas mal faite du tout et certains passages convaincront aisément les récalcitrants de mettre des préservatifs. On en apprend sur beaucoup de sujets : la protection, les sextoys, les pratiques sexuelles, etc. Néanmoins pour une exposition prétendant parler sans tabous de sexe dans un endroit où tout le monde peut prendre la parole, poser des questions et confier ses problèmes, on rencontre deux problèmes notables : le monde (je ne pense pas que quiconque ait envie de partager ses questionnements sur des pratiques sexuelles peu communes devant des inconnus, ou – peut-être pire – les amis avec lesquels on est venu) et le caractère encore un peu consensuel de l’exposition.

        Parlons des choses qui fâchent : le truc que vous redoutez quand vous vous rendez à un festival, c’est d’aller aux toilettes. Disons-le tout de suite, les toilettes des Solidays, pour un festival, c’est le grand luxe ! Déjà, il y a du papier toilette. Donc ça c’est juste génial. En plus c’est super propre. Par contre le nombre de toilettes est moins génial. La queue fait régulièrement plusieurs dizaine de mètres donc mieux vaut vous y prendre à l’avance si vous ne voulez pas manquer un bout de concert (ou perdre le contrôle de votre vessie).

Photo de la queue des toilettes

Autre technique : être un mec, ceci est manifestement un avantage sur les festoches. Passons sur le fait que les toilettes ne sont pas mixtes et que les bénévoles interdisent aux femmes d’utiliser les toilettes des hommes –vides – je voudrais signaler qu’il n’y a pas du tout assez de toilettes sur ce festival. Sur le site même du festival, passe encore mais dans le camping, c’est du grand n’importe quoi.

        Tout ça pour dire que niveau organisation, faut pas croire les articles ou le site des Solidays, c’est hyper mal géré.

        Côté musique maintenant. Les Solidays c’est le seul endroit où « les artistes jouent entre le général De Gaulle et François Hollande ».

Pour ma part, j’ai vu C2C, Dub Inc., Bloc Party, Saez, Crystal Fighters, Poni Hoax, Wax Tailor, Tété, Orelsan et Deluxe. Je ne connaissais ni Deluxe, ni Crystal Fighters ni Poni Hoax, les deux premiers étaient supers mais le dernier absolument nul. Je n’ai aucune idée de ce qu’ils donnent sur album mais le concert était assommant au possible, pas d’ambiance pas de communication avec le public, je suis partie après 25 minutes d’ennui.

Je n’ai jamais vu autant de monde qu’au concert de C2C, ils sont vraiment devenus ENORMES cette dernière année. Par contre, on ne pouvait pas bouger tellement on était serrés devant, ce qui n’a pas empêché le concert d’être génial. J’ai malheureusement raté la fin de Saez pour les voir (alors même qu’ils ont attendu qu’il termine avant de commencer. Pas douée) et c’est bien dommage car là où j’étais, c’est-à-dire assez loin, on était tous assis par terre et l’ambiance calme était très agréable. Le troisième concert vraiment notable que j’aie vu, c’était Orelsan, super ambiance, super show ! Deluxe a déchaîné son public et m’a donné très envie de les écouter sur album.

        Pour conclure, étant donné la médiocrité des organisations, heureusement que les concerts sont très bons ! Ça tombe bien on est venus pour ça ! Si l’affiche vous plaît, allez-y absolument, mais sautez la case camping.

        A noter enfin, les Solidays ont cette année été complets avant l’ouverture, ont rassemblé 170000 festivaliers sur trois jours et récolté deux millions d’euros pour la prévention contre le SIDA. Pas mal du tout.

Charlotte Faure

Livres en vogue, évènements récents et prochains dédiés au livre

Depuis 1995, on célèbre la journée du livre et du droit d’auteur le 23 avril. Cette date a pour objectif d’encourager chacun d’entre nous au plaisir de la lecture et de défendre les droits d’auteurs.

Le 23 avril : une raison historique

L’UNESCO a choisi de commémorer cet évènement le 23 avril pour une raison historique. En effet, le 23 avril 1616 marque la commémoration de la disparition d’auteurs tels que Shakespeare, Cervantes, Garcilaso de la Vega. Cette date est donc symbolique et, de cette manière, rendrait hommage à ces auteurs.

A cette occasion, et en ces beaux jours de printemps qui se profilent et laisseront place à l’été, nous vous proposons de faire un petit tour près des librairies et autres endroits pour y découvrir les livres que vous pourriez dévorer. Nous vous proposons également un éventail d’évènements récents et prochains dédiés au Livre.

directmatin.fr

Compte-rendu du week-end du Salon du Livre qui s’est tenu du 22 au 25 mars, Porte de Versailles

Lors de ce 33e Salon du livre, de nombreuses rencontres ont été organisées avec des écrivains, auteurs, dessinateurs… « Plus de 2.000 auteurs et 1.200 exposants de 45 pays étaient attendus ». Les Lettres roumaines étaient les invitées d’honneur de l’édition 2013 et Barcelone était la Ville invitée. Ce Salon, qui continue de faire « une place de choix à la bande dessinée » a accueilli notamment deux rendez-vous dédiés aux « 20 ans de Titeuf » et aux « 75 ans du Journal de Spirou ». On a pu aussi assister aux expositions dédiées à Superman ou encore à Arleston, le scénariste de la série Lanfeust. L’édition 2013 a célébré en outre « les 60 ans du Livre de poche » avec une rétrospective.

metrofrance.com

Plusieurs personnalités politiques étaient présentes à ce Salon dont Jeannette Bougrad, NKM, François Baroin, François Bayrou, Henri Guaino ou encore Christine Taubira, Roselyne Bachelot et Anne Hidalgo. L’occasion pour ces trois dernières de dédicacer leurs livres respectifs dont Mes Météores de Christine Taubira, sorti en 2012.

Parmi les romanciers, étaient présents : Marc Lévy, le romancier qui fait chavirer le cœur des femmes ; Amélie Nothomb ; Douglas Kennedy, l’écrivain New-Yorkais, avec son dernier roman Cet instant-là ; le romancier Jean Teulé avec son roman Fleur de tonnerre. A l’espace des Outre-mer l’écrivain guadeloupéen Daniel Maximin a évoqué son prochain livre sur le poète et homme politique Aimé Césaire.

D’autres personnalités ont participé à cette fête du livre comme Laurie Thilleman, ancienne Miss France avec son roman Le métier du Paraître, Raymond Domenech avec Tout seul ou encore Amanda Sthers avec Dans mes yeux écrit avec Johnny Hallyday, Nicolas Bedos avec Journal d’un mythomane, Volume 2, Tristane Banon, Bernard Pivot, Jérôme Ferrari et Daniel Picouly.

Cet évènement a réuni plus de 190 000 visiteurs et cette année, les ouvrages de cuisine pour enfants ont fait leur entrée avec, par exemple, la présence de Sébastien Guénard, auteur de Tu vas kiffer le navet. On note que l’édition numérique, quant à elle, cherche encore sa place avec seulement 2% d’achat d’e-books en France.

Le 25 mars, de 9h à 18h, l’International digital Publishing Forum (idPF), liée à la diffusion numérique et aux avancées techniques, s’est tenu pour la première fois à Paris.

Les livres en vogue actuellement

Toute personne prenant les transports en commun ne pourra douter que ces évènements passeront inaperçus. Combien de personnes se divertissent au cours de leur voyage « métro boulot dodo » par la lecture d’un bon vieux livre ? Il va sans dire qu’il s’agit d’une grande partie des voyageurs.

Cette année, on voit énormément de lecteurs de Cinquante nuances de Grey  de l’auteur britannique E. L. James. On aurait pu croire que seules les adolescentes liraient ce type de romans et pourtant il n’est pas rare de croiser nombre d’adultes et même de personnes âgées tous les jours avec ce livre entre les mains. Chacune de ces personnes ayant l’air de dévorer le bouquin comme beaucoup d’entre nous lisions les Harry Potter. Ce livre est d’ailleurs classé dans les 10 meilleures ventes d’Amazon en 2012.

Concernant l’auteure des Harry Potter, saviez-vous qu’elle a sorti en septembre dernier un nouveau livre intitulé Une place à prendre ? Ce livre pour adultes n’est pas du genre Fantastique comme l’ont été les 7 tomes précédents de l’auteur mais est réaliste et peut même être classé comme « tragédie ». Selon les critiques publiées sur le site amazon.com, une grande partie des personnes est déçue de ce nouveau livre et reproche à l’auteure d’introduire un grand nombre de personnages, ce qui rendrait les 200 premières pages du roman floues pour le lecteur. D’après eux, on commencerait à apprécier le roman les 500 pages suivantes même si certains déclarent s’être vite lassés et par conséquent avoir fermé le bouquin. Mais comme toute critique ne fait pas la qualité d’un livre et que toute personne est juge de considérer si un livre est bon ou non, une lecture s’impose.

Nous avons tous pu voir, en sortant du tramway ou du métro, la publicité de Guillaume Musso pour son nouveau livre Demain, sorti récemment. A la Fnac et Gilbert Jeune ses livres s’étalaient sur plusieurs comptoirs. Le journal Métro a récemment publié une interview de l’auteur. Considéré comme l’auteur le plus lu en France, il disait s’attacher à ses personnages  à tel point de ne vouloir terminer, chaque fois, l’écriture de son livre. Un point commun avec ses lecteurs dont certains aimeraient ne jamais fermer leur roman. D’autres livres ont fait leur apparition sur les panneaux publicitaires comme Ne t’éloigne pas d’Harlan Coben, Saratoga Woods d’Elizabeth George ou encore A nous de jouer de Stéphane Hessel.

Où chercher pour trouver de bons livres ?

Un site intéressant a recensé, en 2008, les 500 meilleurs livres choisis par les internautes.

Un des critères à privilégier pour trouver un bon livre peut être de s’intéresser aux romans qui ont fait l’objet d’une adaptation cinématographique : en général si un livre est adapté au cinéma c’est qu’il a plu à un large public. Ce fut le cas d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen, un roman romantique, mais aussi Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda, de Le seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien, la Croisée des mondes de Philip Pullman, Mystic River de Dennis Lehane ou encore les Noces rebelles de Sam Mendes.

Un autre endroit où chercher : sur youtube, vous pouvez trouver de nombreuses vidéos de chroniques de livres. Pour donner un exemple : La chronique de Gérard Collard pour le roman Les débutantes de J. Courtney Sullivan.

Vous pouvez aussi regarder du côté du classique « Le Monde des livres ».

En outre, des librairies publient elles-mêmes leurs fiches de lecture, sur facebook par exemple, véritable hameçon pour qui serait à la pêche aux bonnes idées. De même, pour les sites comme la Fnac ou Amazon qui publient régulièrement leurs meilleures ventes de livres.

World Press Photo 2013 : le photojournalisme entre art et prise de conscience

Ca y est, nous connaissons les nouvelles figures montantes du photojournalisme. Nous pouvons voir les photos récompensées lors du festival de photojournalisme, le World Press Photo 2013.

367 clichés, qui marquent par leur beauté, leur violence, leur sublime ou intolérable véracité.

Les photos des animaux et de cette parfaite nature nous laissent béats devant tant de beauté et de profondeur.

http://www.worldpressphoto.org

Les photos d’événements sportifs nous saisissent et nous font presque ressentir ce moment incroyable où l’homme, où la femme, arrive à pousser ses limites plus loin qu’il ne pouvait même oser l’espérer.

http://www.worldpressphoto.org

Et certaines photos provoquent cette étrange sensation qui mêle à la fois gêne, voyeurisme, impuissance et même parfois, avouons-le, inévitable culpabilité.

http://www.worldpressphoto.org

Vous voilà face à la misère.

Vous voilà face à la torture et à la mort.

Vous voilà face aux armes et à la guerre.

Vous voilà face au sang et aux larmes.

Vous voilà face à ce que vous donneriez tout pour changer.

Parce qu’avec un simple clic de souris, vous voilà face à vous-même et à votre impuissance, qui donne alors naissance à une culpabilité peut-être stupide car infondée, mais néanmoins terriblement profonde et dérangeante.

http://www.worldpressphoto.org

Vous vous retrouverez en train de pester contre ce journaliste qui a pris la photo de cet enfant hurlant de douleur et de peur, plutôt ou avant de lui venir en aide. Alors même que vous savez pertinemment qu’il n’aurait sans doute rien pu faire, et qu’au moins sa photo donne accès à cette réalité bien trop souvent taboue. Le photojournalisme se définit d’ailleurs parfois ainsi, il permet de faire prendre conscience d’une réalité lointaine et souvent violente, et peut alors faire naître une envie de changer les choses. Oui, car la photographie peut avoir valeur de preuve, comme Susan Sontag le rappelle. Faire prendre conscience pour encourager l’action.

http://www.worldpressphoto.org

L’impact produit par ces clichés est évidemment difficile à définir et clairement propre à chacun. Parce que ces photos ne sont plus de la simple information. Ces photos saisissent la réalité, oui sans doute – et encore que pour Roland Barthes, l’image est stupide en elle-même, elle a besoin d’une légende pour représenter la réalité. Sans cela elle n’est que la traduction du regard du photographe, et non la réalité telle qu’elle est à l’instant où elle a été prise. Un regard, peut-être. Mais ce sang et ces larmes, peut-on vraiment les juger irréels ?

http://www.worldpressphoto.org

Mais le problème n’est pas tant de savoir si les photographies sont la parfaite illustration du réel ou non, car bien qu’elles traduisent nécessairement un regard, elles capturent également un instant présent et vécu. La particularité des photographies récompensées dans ce festival ne sont pas tant leur représentation de la réalité, mais le fait qu’elles soient bien souvent très proches de l’art et d’une recherche de beauté. Car ces photos sont retouchées, car elles sont prises en connaissance de l’émotion qu’elles vont faire naître. Le photojournalisme est réglementé, si bien que les retouches sont légères. Mais il suffit d’une lumière ravivée, d’une ombre plus marquée, d’une émotion parfaitement saisie, pour que l’on ne puisse s’empêcher de trouver ce cliché, avouons-le, beau. Ces photos sont – bien que sans doute involontairement – artistiques, oui.

http://www.worldpressphoto.org

En se référant aux images de l’Holocauste, Theodor W. Adorno estimait que toutes les formes d’expression artistique étaient inappropriées voire criminelles lorsqu’elles touchaient à la torture et à la mort. On pourrait penser la même chose de ces photos récompensées, incroyablement fortes et incroyablement belles, alors qu’elles représentent parfois le pire de l’Humanité.

Pourtant, elles sont très certainement nécessaires pour transmettre la réalité dont elles se font le témoin. Mais d’une scène de souffrance à une photo artistique, un pas est franchi, et une chose est sûre, il ne vous laissera pas indifférent.

http://www.worldpressphoto.org

Source :

Andén-Papadopoulos, “The trauma of representation : visual culture, photojournalism and the september 11 terrorist attack”, Journalism, 2008

Who Run the world ?

Lundi 11 février, alors que les rédactions du monde entier se penchait sur la démission de Benoît XVI, pour d’autres les préoccupations étaient ailleurs : en 5 minutes, le palais omnisports de Paris Bercy a affiché complet pour les soirs du 24 et 25 avril, idem pour la Park & Suites Arena à Montpellier le 20 mai. Que se passe-t-il à ces dates-là vous demandez vous ?

T’as tes places ?

Et bien c’est simple : Beyoncé, chanteuse de renommée internationale, 32ème femme la plus puissante du monde selon Forbes, donnera trois concerts événements en France. Et comme Queen Bee ne se produit pas tous les quatre matins sur les scènes hexagonales, il y avait fort à parier que l’annonce de sa tournée ferait fureur auprès de ses fans français. Cela n’a pas loupé, la billetterie s’est ouverte à 10h et à 10h05, les 3 dates n’étaient plus réservables, laissant des milliers de fans qui avaient déjà répété la chorégraphie de Single Ladies le bec dans l’eau.

Que reste-t-il aux malheureux ayant vu le précieux sésame leur passer sous le nez ?

La colère ? « Non mais sans blague elle aurait pas pu faire le Stade de France la Beyoncé là ?!! »

L’amertume ? « Je suis sûre que son concert sera rempli d’opportunistes ignares qui ne la connaissent que depuis son show au Superbowl, alors que moi je me dandinais déjà sur les tubes des Destiny’s child ! I’m a Survivoooooooooooor ! »

L’espoir ? « Non mais attends, c’est sûr qu’il y’a des gens qui vont revendre leurs places…Et puis sinon on se présente le soir du concert et on dit qu’on est sur une liste VIP, j’ai une copine qui a fait ça pour le concert de la Starac et je te jure elle est rentrée !!! »

La triste vérité : nous n’irons pas tous au concert de Beyoncé

Et oui, il faut se rendre à l’évidence, le soir du concert on chouinera devant les meilleurs clips de la chanteuse, comme par exemple celui de la chanson « Best thing I never had » où elle déclame à la fin du refrain « I bet it sucks to be you right know ». Traduction : Je parie que ça craint d’être toi maintenant. Parole ô combien réelle à cet instant précis où des fans désespérés essayeront de se créer leur concert personnalisé de Beyoncé dans leur salon.

Mais bon, chez Tend@ctu, on a décidé qu’il ne fallait se laisser abattre et trouver une solution de repli, une sorte de lot de consolation. Après tout, il n’y a pas que Beyoncé qui se produit en France, d’autres supers stars internationales ont choisi de poser leur valise en France et faire danser le public parisien. Voici nos suggestions :

Pour un show un peu similaire : Rihanna

Pourquoi il faut y aller : comme Beyoncé, Rihanna possède dans son répertoire musical des titres qui font un peu office d’hymne à la suprématie féminine s’adressant à un public un plus jeune que celui de Queen Bee.

Lors de son apparition au Stade de France lors du concert de Coldplay en Septembre dernier, les fans du groupe anglais avait paraît-il repris mot pour mot les paroles du tube Umbrella de Rihanna. Et puis, alors que toutes ses dates françaises sont complètes, RiRi donnera exprès rien que pour vous un concert supplémentaire dans l’hexagone au Grand Stade de Lille Métropole (inauguration prévue fin juin) le samedi 20 juillet.

Petite précision : Evitez de regarder la demoiselle de trop près ou de travers ou encore d’émettre la moindre critique si vous ne voulez pas finir avec le poing de son petit ami Chris Brown en pleine figure. Après s’être courageusement exercé sur Rihanna en 2009, Chris se mesure désormais à ses rivaux musicaux comme Drake ou plus récemment Franck Ocean dès le moindre regard mal interprété.

Pour un show un peu différent mais dans le même esprit : Alicia Keys

Pourquoi il faut y aller : Que celui ou celle qui n’a pas voulu se mettre ou remettre au piano à la découverte d’Alicia Keys entonnant son premier tube Fallin, qui n’a pas voulu chanter If I ain’t got you à l’être aimé pour le retenir quand celui-ci a prononcé les paroles tant redouté « Il faut qu’on parle » ou qui n’a pas marché vers un entretien d’embauche en se fredonnant Superwoman pour se booster, nous jette la première pierre !

Petite précision : Certes, les chansons d’Alicia Keys sont un peu une bande originale d’une vie passé à espérer d’avoir une vie ressemblant à celle d’une héroïne de sitcom des années 90, Ally McBeal ou Carrie Bradshaw au choix. Cependant, on ne manquerait pour rien au monde le plaisir de remplacer Jay-Z en reprenant en chœur avec elle et tout le public « Let's hear it for New York, New York, New Yooooooooooooooooooooooooooooork ».

Pour ceux qui suivent les conseils du ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg et qui veulent consommer français : Robin Des Bois (ne renoncez jamais) / Matt Pokora

Pourquoi il faut y aller : Oui, nous vous entendons d’ici manquer de vous étrangler à la découverte de cette proposition. Mais un élément vous a peut-être échappé : le film tiré de la comédie musicale Les Misérables sort cette semaine. Projetons-nous un peu : fort de son succès outre atlantique, l’œuvre de Victor Hugo réinterprétée librement par Anne Hathaway et Hugh Jackman cartonne aussi en France. Tant et si bien que la comédie musicale revient en force dans le paysage de l’entertainment français. Et voilà qu’on s’arrache les places pour voir Matt Pokora en Robin de Locsley, digne héritier de Kevin Costner qui avait enfilé les collants du prince dans le film Robin des Bois, prince des voleurs sorti en 1991. Donc, quand forte de tous ces éléments de contexte cités auparavant, la première représentation du spectacle affichera complet et que vous devrez aller mendier à l’entrée de la salle de spectacle pour obtenir une place, vous ne pourrez pas dire que vous n’aviez pas été prévenus.

Petite précision : Ne vous attendez pas à voir Matt Pokora, roi de la reprise des chansons de Jean-Jacques Goldman, réinterpréter la célèbre B.O du film de 1991 I do it for you de Bryan Adams, ou encore les chansons du dessin animé de Walt Disney. En effet, les compositions ont été réalisées entre autre par David Halliday ou Corneille…On a hâte.

Si avec toutes ces suggestions, vous ne vous séchez pas vos larmes et pestez toujours de ne pas avoir eu vos places pour Beyoncé il ne vous reste qu’à espérer que Queen Bee daigne repasser par la France pour une nouvelle tournée dans 3, 5 ou 10 ans…

Chanter fait pleuvoir mais pleuvoir fait chanter

La pluie fait chanter. La pluie désigne généralement une précipitation d’eau à l’état liquide tombant de nuages vers le sol. Il s’agit d’un hydrométéore météorologique qui fait partie du cycle de l’eau. La pluie se forme à partir de la condensation de la vapeur d’eau qui a été évaporée par le Soleil, s’est condensée dans le nuage par le refroidissement adiabatique dû au mouvement ascendant de l’air. On parle de pluie chaude quand les gouttes de pluie se sont entièrement formées dans un nuage au-dessus du point de congélation et de pluie froide quand elles sont le résultat de la fonte de flocons de neige quand l’air passe au-dessus de zéro degré Celsius en altitude.

Quoi qu’il en soit, le phénomène météorologique en a inspiré plus d’un !

La contine classique

 

 

Le grand Brel

 

 

Le bobo Renaud

 

 

Le Tino Rossi

 

 

L’électro-fantaisiste Emilie Simon

 

 

Sans mentionner les dérivés anglosaxons, comme “Umbrella”, ici en duo par Coldplay et Rihanna

 

Laquelle préférez-vous?

Si vous pensez à certains airs inspirés par la pluie, n’hésitez pas, postez les ici !

La talentueuse Lianne La Havas

23 ans, un nouvel album Is your love big enough

La chanson Forget à écouter:

[iframe width= »560″ height= »315″ src= »https://www.youtube-nocookie.com/embed/Ug96eW6M9aw?list=UUDU7Bc8TwxsO2XwIgc3lfaA&hl=fr_FR » frameborder= »0″ allowfullscreen]

Plus un remix:

[iframe width= »420″ height= »315″ src= »https://www.youtube-nocookie.com/embed/-UKY91umpdo?rel=0″ frameborder= »0″ allowfullscreen]

Bon week-end!