La ministre, le bio et l’environnement
qui a pu lui servir d’électorat.cheap cialis onlinetu.fr/wp-content/uploads/2012/06/environnement-pomme-300×300.jpg » alt= »" width= »300″ height= »300″ />La nouvelle ministre de l’Environnement, Nicole Bricq, a du se sentir obligée de le rappeler hier matin, 5 juin : non l’écologie n’est « pas un luxe pour bobos », encore vilipendés il n’y a pas si longtemps par une Marine Lepen à court de cibles servant de soude à l’éventail social hétéroclite
Une crise financière mondiale, dont on ne cherchera pas à minimiser l’ampleur ou analyser les causes ici, un président prêtant le flanc aux critiques en tout genre aux manettes pendant 5 ans et un Grenelle de l’Environnement que l’usure du temps a transformé en simple et désespérante coquille vide, ont permis aux pourfendeurs de la cause écologiste de repousser un semblant de politique environnementale sérieuse aux calendes grecques (sans ironie).
A l’approche du sommet international dit de « Rio + 20 », déjà annoncé aussi inutile que ses prédécesseurs dont le plus connu fut sans doute Copenhague, cette prise de position aussi caricaturale qu’étonnante, à la fois inquiétante dans le fait qu’elle existe même tout en étant porteuse d’un peu d’espoir, a le mérite d’exister et de signifier à la population française que :
- malgré une nouvelle présidence dite « normale » et un agenda médiatique inhérent relativement calme, l’environnement peut y trouver sa place ;
- sans grande envolée lyrique et promesse empaquetée sous forme de « grenelle », on assiste à une reconnaissance de l’obstacle majeur que représente le changement climatique et à l’acceptation que les prémices d’un début de solution tangible passera inévitablement par une remise en cause du système actuel : ce qui implique un débat, des décisions et des conséquences en termes économique, énergétique et social. La simplicité n’est pas de ce monde-là.
Les plus sceptiques pourront toujours avancer que les déclarations de la ministre n’engagent qu’elle, voire son gouvernement, mais découle avant tout d’une logique politique à marquer son territoire et signaler sa présence, annonçant au passage la tenue d’une conférence organisée par elle-même histoire que les médias et le grand public l’identifient plus durablement que ses prédécesseurs.
Et ça là qu’intervient le « oui, mais ». Dire que l’environnement, c’est fragile et c’est la responsabilité de tous, c’est bien. On pourrait même dire que c’est rentré dans une certaine forme de « norme ».
Miracle de communication, le lendemain de la « mémorable » intervention de madame Bricq, l’Agence Bio (ça ne s’invente pas) agite le drapeau du succès au – dessus du marché du « bio » qui, lui aussi, ne semble plus être l’apanage du bobo parigot à vélo… Elle annonce le million d’hectares de terres bien françaises consacré à une agriculture plus responsable. Enfin, une responsabilité à géométrie variable, selon les critères officiels et les marchés, de la nature et de l’humain. Une croissance de 15% en un an dans un pays comme la France, si viscéralement attaché à son secteur primaire, il y a de quoi y voir autre chose qu’une simple mode alimentaire portée par une pseudo-caste sociale. L’avenir dira l’ampleur et le sérieux du phénomène, son impact également sur le comportement de la population, et par ricochet sur la politique gouvernementale de préservation de l’environnement. Particulièrement face aux lobbies industriels divers et variés qui peuplent les allées des grands centres décisionnels de France, mais aussi d’Europe. Mais là, c’est une autre histoire…




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