James Blake : Entre rythmique novatrice et gestion du silence

Ces deux dernières années ont vu l’explosion de nombreux nouveaux talents tant dans l’univers de l’electro-dance que dans celui des auteurs-compositeurs-interprètes à tendance introspective ultra-sensible. Jusqu’alors, bien évidemment, les deux styles avaient évolué chacun de leur côté, sans jamais se rencontrer. Mais les choses sont en train de changer. Grâce à une production électronique tout en émotions, et tout aussi personnelle et passionnée que sa voix et ses textes, James Blake est en train de se faire une place unique dans le monde de la musique.

Lorsqu’il va pour la première fois à la soirée londonienne de dubstep FWD>> en 2007, James n’est encore qu’un adolescent. Il a déjà assisté à plusieurs soirées drum ’n’ bass avec des copains d’école, mais la musique qu’il entend ce soir-là et l’ambiance qu’elle génère sont une première pour lui. C’est ce que James attendait depuis toujours, bien qu’il ne l’ait jamais su. C’est grâce à cette révélation dans la cave du club Plastic People à Soreditch (quartier de Londres) que James deviendra qui il est aujourd’hui : un jeune compositeur de 22 ans très sûr de lui, dont les morceaux extraordinaires ne se contentent pas d’abattre les barrières existant entre les genres, mais en font fi pour créer un genre de pop entièrement nouveau, qui en induira plus d’un en erreur  sur le jeune age de son auteur.

Bien que vaguement liées à l’avant-garde de l’éléctro contemporaine, les chansons de James possèdent une grâce et une profondeur d’âme hors du commun. Qu’elle soit destinée aux soirées FWD>>, ou à chavirer les cœurs et à titiller les oreilles comme le nouveau single « Limit to Your Love », la musique de James se caractérise par son aspect ludique, son

Incroyable honnêteté et sa grande humanité. Ce qui, malgré son statut de DJ ultra sollicité, fait de lui l’égal de ses contemporains Bon Iver, Laura Marling ou The XX.

Mais au-delà de tout cela, c’est l’aspect novateur de la musique de James qui fait sensation : ces sons, cette voix, ce silence, ce rythme (ou son absence), cette attente, cette tension… Il faut connaître les règles pour pouvoir les enfreindre avec tant de conviction, et en osant affirmer sa différence, James se démarque nettement de ses pairs. Vous vous souviendrez sans aucun doute de l’endroit où vous vous trouviez quand vous avez entendu des titres comme « Limit to Your Love » ou « I Never Learnt to Share » pour la première fois.

Le premier album éponyme de James Blake, disponible dès le 7 février 2011, a rencontré un immense succès.
Le second, « Overground », sorti en 2013, devrait signer l’apogée de ce jeune artiste britannique de moins de trente ans.

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