Archives de catégorie : Geekeries

Geekeries

iscomrima Swirl, un robinet design au service de l’économie

Au célèbre au Royal College of Art de Londres, Simin Qiu, étudiant en design et conception, nous dévoile « Swirl », un robinet des plus luxurieux qui permet de l’économiser en la transformant en une sublime spirale tourbillonnante.

Allier environnement & design

Chaque jour, les Français consomment en moyenne 150 litres d’eau, autrement dit, l’équivalent de 100 bouteilles d’1,5 litre. Et on le sait bien, l’eau est notre ressource la plus précieuse. C’est pourquoi il est vital de la protéger, mais surtout de l’économiser.

Afin de contrer le côté très peu esthétique des aérateurs d’eau, qui permettent d’économiser l’eau jusqu’à 50%, l’étudiant a imaginé une magnifique solution alliant économie et design.

iscomrima robinet swirl

Swirl signifie tourbillon. Et sur le shéma ci-contre fourni par iscomrima, on note le côté moderne et élégant. Ce robinet a été pensé pour produire plusieurs motifs. Il existe aujourd’hui trois embouts ayant pour conséquence des tourbillons différents, et le bouton étant tactile, le robinet garde un style épuré.

« Toutes les formes de vie dépendent de l’eau. (…) C’est la ressource la plus importante au monde. Selon moi, l’eau est douce et tourbillonnante. Ces deux éléments m’ont inspiré dans mon travail », a expliqué Simin Qiu lors de sa récompense au iF Design Concept Award 2014.

Hacker la démocratie sur internet avec l’astroturfing

L’Astroturfing est une technique consistant en la simulation d’un mouvement spontané ou populaire à des fins d’ordre politique ou économique pour fabriquer l’opinion. Elle consiste à donner l’impression d’un sentiment majoritaire pour justifier une prise de position.

L’astroturfing joue sur un certain nombre de ressorts psychologiques, notamment le pouvoir du conformisme et de la pression sociale démontré par l’expérience de Asch[1] et conceptualisé dans « L’effet Bandwagon »[2]. Cet effet, également appelé « effet de mode » regroupe le comportement « moutons de panurge » ainsi que le fait que les esprits indécis finissent par prendre tardivement leur décision en imitant ce que pense ou fait la majorité.

En pratique, l’astroturfing s’effectue en influant le cours de l’information sur l’internet participatif : manipulation de sondages, flood, troll dans les commentaires et sur les réseaux sociaux. Certains vont même jusqu’à mettre en place en place des robots. C’est le cas des jeunes de l’UMP avec l’outil Twitpop[3] mis en place en 2011 qui permet aux fanboys du parti de lui donner les pleins pouvoirs sur leur compte Twitter. Grace à cet outils, tous les comptes zombies retweetteront de façon automatisée les tweets écrits par les « Jeunes pop ». Toujours à l’avant-garde du progrès, l’équipe de campagne de François Hollande à très rapidement fait de copier l’Union des Moutons de Panurge pour mettre en place son propre système de spam avec le compte toushollande.fr .

Heureusement l’élite de la république ne semble pas encore avoir eu l’inspiration des Sud-coréens qui auraient mis en place en 2012 une campagne de diffamation industrielle automatisée ayant engendré près de vingt-quatre millions de tweets pour écarter un candidat. Enfin, ne parlons pas trop vite c’est peut-être déjà prévu pour 2017.

En marketing, la technique est également utilisée, quoi de plus facile pour écraser la visibilité du concurrent ? Ainsi quelques affaires de grande ampleur ont éclaté dans la téléphonie avec l’attaque de Samsung sur HTC. En France, des affaires de « faux contributeurs » ont été mises à jour sur Médiapart, le Figaro, les Echos, le Huffington Post et Economie Matin. Des agences de communication ou des startups ambitieuses ayant créé des personnages ou des journalistes de toutes pièces avec compte Facebook, profil Linkedin et CV fictif ont été épinglés par les internautes.[4]

Certains considèrent l’astroturfing comme légitime dans la manière ou, à l’image de la fable de La Fontaine, c’est dans la nature de toutes grenouilles d’essayer de se faire aussi grosse que le Bœuf. Mais la morale de cette fable-là, c’est que sur Internet comme partout ailleurs, la démocratie n’existe pas.

pour plus d’informations:

http://tendactu.fr/les-coulisses-du-web/2551/
http://bdc.aege.fr/public/Astroturfing_Enjeux_pratiques_et_detection.pdf

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Asch
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_mode
[3] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/189829-les-jeunes-de-l-ump-et-twitter-ou-les-moutons-2-0.html
[4] http://vigie-astroturf.blogspot.fr/

Dans les coulisses du Web

Si la démocratisation d’internet promettait l’accès à un espace démocratique pour tous, force est de constater que comme dans tout espaces de liberté, sur la toile c’est le plus gros qui mange le plus petit. Enfin, c’est le constat qui s’impose devant la déclaration de l’école israélienne, IDC Herslia – Raphael Recanati International School, qui revendique la mise en place d’une « war room » pour défendre en ligne les intérêts Israéliens. La première « war room » est apparue pendant la guerre 39-45 sous Churchill. Il s’agissait d’une sorte de cellule de crise regroupant les plus grands stratèges du pays dans un bunker pour faire face à la situation de crise d’une capitale bombardée. A l’heure de l’internet le mot a évolué. Dans le cas présent, la war room de l’école Israélienne désigne une équipe connectée qui met en place des stratégies de défense contre les offensives d’internautes révoltés par la guerre asymétrique menée par l’Etat Hébreux. Le but avoué de cette cellule de crise est de modifier l’opinion publique et de nettoyer la réputation d’Israel en opérant à grands renforts de commentaires, d’articles, d’images, de vidéos, de liens.

La stratégie est simple : réunir des militants avec des compétences dans l’écriture, l’infographie, le montage vidéo, le troll, le multi profile. Organiser un brainstorming pour créer le matériel de propagande et l’argumentaire qui n’aura plus besoin que d’être copié collé dans les commentaires (images, gif, vidéo, mêmes, citations, liens vers des articles sensibles, contre argumentaires fallacieux qui serviront de faire valoir via des faux comptes d’opposants). On identifiera ensuite les cibles de l’opération d’influence : réseaux sociaux, blogs, sites de presse écrite, plateformes communautaires … Les plus raffinés prépareront des solutions de variation d’adresse IP, multiplierons les adresses emails et utiliseront des profils anciens au réseau développé de longue date. La dernière étape consiste à ouvrir la guerre d’information : bombardement de commentaires, occupation de forums, nuages d’intoxication, minage au commentaire lourd pour décourager les lecteurs à la lecture des sites ennemis.

Si les individus sont bien formés, ces réseaux occultes peuvent se révéler indétectables. En effet, une fois chaque individu formé, il repart sans aucun lien avec les autres. Si des instructions sont données au groupe pour orienter la stratégie générale, une cellule efficace les réduira à son maximum pour créer le moins possibles de points de connexion entre les membres. Et donc le moins de failles possibles dans le camouflage du réseau.

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By Victorgrigas (Own work) [CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

Ne croyez pas que la war room soit une exception du net, elle en est plutôt la règle. Chez les plus puissants on paye des sommes astronomiques pour lancer une armée des « trolls » dans les forums de discussion en ligne. C’est le cas de l’Union Européenne qui a déboursé 2,5 millions d’euros avant les dernières élections afin de lutter contre l’euroscepticisme montant. On apprend maintenant qu’en Israël, on utilise la main d’œuvre gratuite des étudiants pour tenter de blanchir la réputation sanglante de l’Etat hébreux. Mais le mensonge organisé n’est pas l’apanage des plus puissants, de nombreuses organisations n’hésitent pas à monter des petits groupes pour tirer leur épingle du jeu sur le net.

Sur internet comme en France, la célèbre phrase de Coluche « La dictature, c’est ferme ta gueule, La démocratie c’est cause toujours ! » semble se vérifier.

Source :

www.infoguerre.fr/edito/edito-la-propagande-a-l-heure-du-web/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rss

Pour plus d’info sur l’opération de l’union Européenne :

www.agoravox.fr/actualites/europe/article/l-ue-va-financer-des-trolls-pour-130702

La fin progressive de « la femme-objet » dans les jeux vidéo ?

Si la plupart des titres proposent d’incarner un personnage masculin, souvent viril et plein de testostérone, quelques jeux mettent en scène des femmes. Cependant, ces héroïnes ne sont souvent qu’un prétexte pour attirer les hommes en modélisant des avatars sexy, au physique avantageux (dont une poitrine généreuse). Mais tout comme la poupée Barbie qui change de forme avec son temps, nous voyons apparaître des personnages féminins qui tentent de casser cette image de la femme-objet pour montrer une femme plus moderne, forte et indépendante, sans tomber dans le cliché de la femme fatale.

Dans l’inconscient collectif, lorsque nous parlons de femmes dans les jeux vidéo, il y a tout de suite cette image de la jolie fille au corps parfait qui revient. Impossible de citer toutes les productions qui les mettent en scène, mais le meilleur exemple reste encore celui des jeux de combat, avec la célèbre série des Dead or Alive de Team Ninja. Si les hommes peuvent être vieux (Gen Fu) ou plutôt costauds (Bass Armonstrong), les femmes ont, quant à elle, entre 16 et 24 ans, avec des formes à faire pâlir les mannequins des magazines. Idem pour les costumes, où il semble manquer quelques morceaux de tissu sur les tenues des demoiselles, ou encore la possibilité de ne porter qu’un bikini.
Le personnage de Catherine dans le jeu éponyme s’amuse de ce stéréotype. Belle, jeune, blonde et aux courbes généreuses, elle séduit les hommes pour les amener à tromper leur femme. Bien que partageant de nombreux points communs avec Katherine, la petite amie du héros Vincent, Catherine aborde un physique plus avantageux et n’hésite pas à mettre en valeur ses formes pour charmer Vincent, et donc le joueur. Une idée perverse parfaitement mise en valeur par le scénario.

Une évolution notable
Si la femme dans les jeux vidéo apparait très souvent de manière stéréotypée, il s’avère que des progrès notables ont été réalisés.
En effet, le personnage de Lara Croft s’est fait connaître du grand public par ses atouts physiques et le caractère ludique de ce jeu d’arcade. Néanmoins, au fur et à mesure des épisodes, on découvre une jeune femme avec de la personnalité, assez loin des clichés préétablis de la bimbo écervelée. Elle apparaît plutôt comme vive, réactive, farouche et très indépendante.

Voilà un bon début de réconciliation entre l’industrie des jeux vidéo et le public féminin, même si chaque nouveau jeu incluant la belle Lara n’a pas empêché les développeurs d’accroître, pour la quatrième ou cinquième fois, sa taille de poitrine.

 

La fin d’Hadopi?

 

imag_hadopi

Les données du nouveau décret concernant Hadopi

Un nouveau décret concernant Hadopi a été publié le 9 juillet dernier au Journal officiel : par celui-ci, le gouvernement a abrogé la sanction qui consistait à couper l’accès à internet, en cas de récidive de téléchargement illégal sur Internet.

Selon ce décret, la coupure de l’accès internet sera remplacée par « une peine d’amende contraventionnelle de cinquième classe » c’est-à-dire de « 1500 euros au plus, montant qui peut être porté à 3000 euros en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit ». Cette dernière sera soumise à la décision d’un « juge judiciaire ».

Il est précisé que « seule une peine d’amende » pourra être prononcée au cas de téléchargements illégaux réitérés et que « les fournisseurs d’accès à Internet devront désormais fournir à la justice des données sur les pirates présumés ».

En outre, le Ministère de la Culture a communiqué, le 9 juillet, sur la fermeture de la Haute autorité, Hadopi, au bénéfice du CSA, Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, dont les modalités d’intégration seront définies dans un texte « plus global » d’ici à la fin de l’année 2013.

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a expliqué que désormais «  notre axe prioritaire est la lutte contre le piratage commercial. Nous allons donc agir sur l’ensemble des rouages qui permettent à ce système de prospérer, notamment sur le référencement sur les moteurs de recherche ».

Pour elle, il s’agit de s’en prendre moins aux consommateurs qui pourront être traduits en justice, et s’en prendre aux plateformes qui hébergent les contenus et liens illégaux.

Le décret est accessible (ici). L’article abrogé (ici).

La fin programmée d’Hadopi

La mise en place de ce nouveau décret démontre l’incapacité d’Hadopi, depuis des années, à mener à bien ses fonctions. Car, effectivement, à qui pouvait bien faire peur la loi Hadopi? Etait-elle ne serait-ce que jugée crédible par les dits « pirates » qui émettent des contenus illégaux ? De même pour les utilisateurs?

Car il est intéressant de noter qu’à ce jour, un seul cas de coupure est connu : une personne avait été condamnée, en juin dernier,  à 15 jours de suspension de son accès Internet et à 600 euros d’amende pour avoir téléchargé illégalement quelques œuvres.

Et seuls trois autres procédures ont fait l’objet de décisions judiciaires définitives : « une amende de 150 euros a été infligée à un internaute en septembre 2012, et deux autres décisions ont été prononcées. L’une d’elles s’est terminée en relaxe, et l’autre a abouti à une condamnation, assortie d’une dispense de peine ».

Une bien mince prise depuis 2009 pour Hadopi! Surtout en vue des « 50.000 coupures d’internet prévues par an » par le gouvernement et sachant que le budget alloué à Hadopi s’élève approximativement à 12 millions d’euros par an !

Aïe dirons-nous, 12 millions d’euros, tout ça pour ça ? Tout ça pour envoyer entre 70.000 et 80.000 de mails par mois, mails de simple prévention, correspondant à un premier avertissement? Et ceci sans compter les mails envoyés de deuxièmes et troisièmes rappels…

Alors quand la ministre Aurélie Filippetti décrit cette peine de coupure d’internet comme « totalement inadaptée dans le monde qui est le nôtre », une exclamation vient forcément à la bouche de toute personne : « quatre ans après sa création, il était enfin temps de s’en rendre compte, cher gouvernement! » et d’ajouter que c’est sûrement tout le système qu’il faut revoir, car oui, le contribuable paie le budget inefficace d’Hadopi…

Au regard de ce nouveau décret, on peut émettre une nouvelle objection sur le fait que le gouvernement veuille consacrer son énergie à lutter contre le piratage commercial. D’accord pour cet objectif mais nous ne pouvons que rester complexe face à ce dessein : il n’a pas réussi durant quatre années à pourchasser efficacement les petits internautes pirates, ainsi attaquer les pirates commerciaux, ne sont-ce pas des ennemis « trop gros » pour lui ?

Les avis des internautes concernant ce décret

– « le piratage commercial : voilà une démarche plus intelligente qu’Hadopi ».

– « on s’attaque à la base du problème. C’est ambitieux. Réalisable ? C’est une autre question ».

En effet, souvenez-vous de Mégaupload, tout le monde pensait que c’était la fin du streaming, et tout le monde pensait qu’on avait réussi à attaquer « le gros poisson » mais était-ce vraiment la fin du streaming ? Non, bien sûr que non, le streaming existe encore et toujours sur Internet.  On peut même faire remarquer que Mégaupload a lui-même été remplacé par Méga

– « ce qui est marrant, c’est que beaucoup ont dit qu’Hadopi allait se planter avant même que ce soit actif… et voilà, ça y est, c’est planté comme prévu ! »

– « encore un moyen de foutre en l’air notre fric ! Juste pour savoir, quelqu’un sait combien a couté Hadopi durant toutes ces années à rien foutre ? »

-« derrière ce scoop (!), se profile l’idéologie pernicieuse : On augmente les taxes, on augmente les amendes. »

– « Il serait intéressant de savoir où vont les sommes récoltées par les amendes. L’état ou bien les artistes. » Il ne faut s’en étonner : les internautes n’ont désormais plus confiance envers les politiques et leur gérance de l’argent public…

– « en même temps, quoiqu’on en dise, c’est vraiment difficile d’abroger complètement une loi… Donc ils rendent la Hadopi inoffensive et font disparaitre le nom pour pas dire qu’ils la détruisent complètement. Et puis quand le moment sera venu, elle sera supprimée définitivement. »

– « Hadopi est une atteinte à la liberté d’accès à l’information, donc à la liberté d’internet, il faut à tout prix lutter contre cette loi, que ce soit par les urnes ou par la rue. »

Le témoignage des internautes sur les limites constatées d’Hadopi

– Certains internautes déclarent avoir reçu des mails après avoir « soit disant fraudé » : « le problème c’est que le jour incriminé j’étais au taff à 600km de chez moi et personne à la maison lol » et ce n’est pas un cas isolé…

Piratage de l’adresse IP ou problèmes de gérance de l’Autorité Hadopi ? Dans le premier cas, une sécurisation du réseau doit être renforcée par les administrateurs réseaux car le coupable n’est pas coupable, du moins pas à l’heure et date annoncées. Dans le second, il s’agit vraisemblablement d’une mauvaise maîtrise d’Hadopi.

Mon avis sur ce décret et sur la loi Hadopi

Aurélie Filippetti avait twitté : « la coupure internet c’est fini. Le changement c’est maintenant », alors même si pour bon nombre d’internautes, ce nouveau décret  ne changera pas grand-chose concernant le téléchargement illégal (peut-être celui de faire plus attention au 3e avertissement et la lourde amende!), j’omets tout de même une réserve concernant la prise en main du CSA sur cette question. N’était-ce pas le FBI qui avait fermé Mégaupload, entraînant une vague de panique chez des milliers voire millions d’internautes ? Le CSA y parviendra-t-il ?

Enfin, il faut se poser cette question : avec l’immense réseau que représente Internet, le CSA lui-même n’est-il pas impuissant face au monstre Internet ?

Sources :

Réactions d’internautes : pro.clubic.com

Google Glass : un jouet pour geek.

Dans l’antre secret de Google, le Google X Lab, des dizaines de projets sont étudiés par des chercheurs. Parmi ces projets, les Google Glasses, autrement dit une sorte de paire de lunettes à réalité augmentée. Si vous les chaussez, une infinité de possibilités s’offrent à vous. Enfin c’est ce que nous promettait Google dans une vidéo publiée en avril 2012 sur la chaîne Youtube de Google. En voici un pastiche adapté à Monsieur/Madame Dupont (ou Dupond, au choix), jeune parisien-ne.

Photo d'une femme portant les Google Glasses
http://www.google.com/glass/start/how-to-get-one/

Imaginez : Vous vous réveillez un samedi matin comme les autres et enfilez votre paire de Google Glasses (à 1500$…). Aussitôt s’affichent devant vos yeux ébahis la météo de la journée : 28°C (on imagine que Google nous laissera utiliser cette unité locale) et grand soleil ! La journée commence bien. Votre Google agenda vous notifie que ce soir, à 20h, vous dinez avec Camille, objet de votre attention.

Pour vous occuper, et vous cultiver un peu, vous vous rendez dans ce célèbre magasin à Saint-Lazare qui vend des livres, CD, DVD ainsi que du matériel high-tech. Mais d’habitude, vous fréquentez plutôt la boutique aux Halles et n’avez aucune idée de l’endroit où trouver les livres (si tant est que cet objet vétuste existe encore…). Peu importe ! Vous pouvez vous adresser à vos lunettes et leur demander « où se trouve le rayon livres ? ». Immédiatement, un plan du magasin contenant les différentes aires s’affiche et une flèche serpentant entre les promontoires vous indique la route à suivre pour trouver les bouquins. C’est alors qu’un message de Dominique, votre BFF[1] vous propose d’aller faire un peu d’escalade dans l’après-midi. Vous choisissez de lui répondre et dictez votre message à vos lunettes qui envoient le tout à Dominique. Voilà, vous avez rendez-vous dans le sud de Paris pour une session de grimpe !

En approchant du métro, une nouvelle notification apparaît : la ligne 14 est en panne ! Impossible donc d’emprunter cette ligne pour rejoindre Châtelet. Tant pis, en deux temps trois mouvements (enfin… pas de mouvement) vous avez demandé à vos lunettes une navigation GPS pour rejoindre le RER B (car, oui, vous aimez marcher !). Sur le chemin, une affiche pour un concert qui vous intéresse à Bercy. Hop, vous pouvez demander à vos lunettes de vous rappeler, plus tard dans la journée, d’acheter des tickets. Plus loin, vous passez devant du street art particulièrement réussi ? En un mot, dites à vos lunettes d’en faire une photo et c’est dans la poche. Dans la foulée, profitez-en pour la partager avec vos cercles sur Google+ !

Vous voilà arrivé à Châtelet.

Après un long trajet en RER, vous avez envie d’une glace mais ne savez pas si vous aurez le temps d’aller en acheter une avant que Dominique arrive. Qu’à cela ne tienne, c’est une information de plus que vos lunettes peuvent vous communiquer ! Il suffit de demander et devant vous apparaît le message « Dominique partage sa position ». Sans vous la communiquer, vos lunettes vous annoncent : « Dominique est à 450m ». Alors tant pis, pas de glace. Vous retrouvez votre ami-e et vous apprêtez à attaquer les faces. Mais avant, bien sûr, vous prenez une petite seconde pour partager votre position en ajoutant « Viaduc des Fauvettes ».

Quelques heures plus tard, fatigué, vous réalisez que si vous voulez prendre une douche avant de rejoindre votre béguin Camille, ce qui serait plus charitable, vous allez être en retard, il faut le/la prévenir. Alors, dans un élan romantique, vous regrimpez une dernière fois cette voie et, arrivé-e en haut, demandez à vos lunettes de lui passer un coup de fil. Au téléphone vous lui proposez une surprise et c’est alors que vous partagez en direct ce que vous voyez : une vallée de verdure surmontée d’un coucher de soleil… « C’est magnifique ! » répond votre flirt. Je pense que c’est gagné pour vous ! (fondu de blanc, n’oubliez pas, c’est une vidéo publicitaire !).

Photo de ce que l'on verrait depuis les Google Glasses
http://www.nivenandjoshua.com/magazine/google-project-glass/

Alors ? Si ça ne donne pas envie, ça ? Vous pouvez consulter la vidéo originelle ici. Mais soyons sérieux, est-ce vraiment réaliste ?

Eh bien, plutôt oui ! Les écueils qui me sautent aux yeux sont les suivants :

  • Parler à ses lunettes. Cela semble encore compliqué quand on voit l’efficacité de la reconnaissance vocale actuelle. Néanmoins les vidéos parues récemment (j’y reviendrai plus loin) semblent très prometteuses ! Donc ma crainte de ce côté-ci est pour le moment apaisée. Il reste l’inconvénient que les lunettes sont pour le moment anglophones exclusivement… Pour les franco-français de la glotte, il va falloir attendre ou s’entraîner !
  • Le plan dans le magasin pour vous guider vers le produit que vous cherchez… Si la mise en place de ce système reste probablement simple, cela nécessite que les magasins fournissent leur plan interne à Google ce qui n’est pas dit. Bien sûr si vous habitez aux Etats-Unis à Washington ou même en France à Paris ou Toulouse, cela ne devrait pas poser trop de problèmes, mais si vous vivez en Hongrie ou au Tadjikistan ou simplement à Lannion en Bretagne, pas sûr que l’application soit bien fournie. Pour ce détail, j’imagine qu’on ne peut qu’attendre de voir.
  • Enfin, le partage d’informations (localisation de la personne qu’on va rejoindre, partage de la vidéo en live) nécessite que plusieurs utilisateurs possèdent aussi des Google Glasses or cela me semble peu compatible avec un produit à 1500$… Autour de moi, on prévoit une baisse rapide des prix, précisément dans le but de toucher un plus grand public. Néanmoins, les lunettes ne seront probablement pas pour les petits portefeuilles car même en abaissant le prix de vente à 700€ (prix d’un iPhone, ce qu’énormément de gens possèdent) les moins riches ne pourront pas se le permettre… Il semblerait quand même que ce prix annoncé ne soit que le prix des Google Glasses Explorer, c’est-à-dire la première version disponible. Le galop d’essai en quelque sorte. Les estimations prévoient le prix du vrai produit entre 600 et 1000€ (une sacrée fourchette !).

Depuis, Google a lancé une campagne d’essai, permettant à des  volontaires de s’inscrire pour tester les Google Glasses (inscriptions aujourd’hui fermées, ne cherchez pas à vous y inscrire !) et on peut voir fleurir, outre les nouvelles vidéos officielles de Google, les vidéos faites par les utilisateurs. Qu’est-ce qui a changé ? Et qu’est-ce que ça donne finalement ?

Les lunettes sont assez futuristes. Bonne nouvelle : la monture sans verre pèse 36g, soit moins lourd qu’une paire de lunettes standard !

Photo des différents coloris existants
http://www.google.com/glass/start/what-it-does/

Pour éviter les confusions, une phrase de déclenchement « OK Glass » indique à la paire de lunettes que vous vous adressez à elle. Il faut donc enchaîner cette séquence avec l’instruction. Par exemple « OK Glass. Take a picture » « (Ok Glass, prends une photo ». Comme je le disais plus haut, on ne peut pour le moment parler qu’en anglais).

Pour envoyer un message ou demander quelque chose, on le dicte aux lunettes et je reviens là sur ce que je disais à propos de la reconnaissance vocale. La vidéo de présentation nous montre une ballerine descendant les escaliers en tutu, prête à entrer en scène et la personne qui la suit – probablement une autre ballerine – qui dit (plus qu’elle ne « dicte ») la phrase « This is it, we’re on in two minutes ! » (c’est-à-dire, en substance « ça y est, ça commence dans deux minutes ! ») ce que ses Google Glasses écrivent sur le petit écran en haut à droit du champ de vision en simultané. Et non seulement, les lunettes ne font pas d’erreur mais en plus, le logiciel de reconnaissance vocale parvient à décomposer la contraction « we’re », signifiant « nous sommes » en « we are » qui en est la forme conventionnelle. Pour moi qui n’ai jamais pu tester de reconnaissance vocale payante (les seules vraiment efficaces à ce jour) c’est bluffant ! Les requêtes Google (« cherche-moi des photos de tête de tigre » demande un sculpteur sur glace) ou directement au téléphone (« mets-moi en liaison avec le club de vol » ordonne un pilote pour partager ce qu’il voit) semblent marcher parfaitement bien.

Evidemment ne soyons pas trop naïfs, je parle là de la vidéo commerciale de Google, il y a peut-être des tas de ratés mais ils ne sont pas assez bêtes pour nous les montrer.

J’ai donc cherché des vidéos moins… corporate. Et c’est ainsi que je trouve une vidéo dans laquelle les lunettes sont posées devant la caméra, pas de montage, pas d’incrustation de l’écran, cette fois, on voit exactement ce qu’un utilisateur verrait. Et la reconnaissance vocale est toujours aussi efficace ! Lorsque Rob Jackson, volontaire pour l’essai et auteur de la vidéo, demande des instructions pour se rendre à « Oriole Park at Camden Yards », les lunettes font certes une erreur et on voit apparaître à l’écran « Oreo Park at Camden Yards » mais Google Maps corrige seul et les bonnes instructions s’affichent. Quelques instant plus tard, lors de l’envoi d’un message, encore une fois, celui-ci s’affiche sans problème et les lunettes décomposent à nouveau une contraction grammaticale : non seulement elles comprennent bien ce qui leur est dicté, mais en plus elles sont capable de le restituer en « bon anglais » ! Ceci paraîtra peut-être ordinaire pour qui paie une licence sur un logiciel de reconnaissance vocale, mais pour quiconque a essayé de donner des instructions à son android pour avoir un itinéraire ou essayé de téléphoner à quelqu’un en passant par une interface vocale de type Siri, bref, un logiciel gratuit – c’est mon cas et j’ai passé du temps à galérer ! on a là une sacrée amélioration !

Une fois le message dicté, les lunettes laissent l’opportunité à l’utilisateur d’annuler l’envoi en utilisant la partie tactile des lunettes, à savoir le coté de la branche droite qui, selon les différentes sources (officielles provenant de Google, journalistes, volontaires) est très pratique. Cette zone tactile permet d’allumer les lunettes, de changer d’application, de faire défiler des photos, etc.

Le message envoyé, on entend très bien (grâce à un petit haut-parleur situé dans la branche droite des lunettes et la conduction à travers les os du crâne) une notification d’envoi. C’est grâce à ce même système que l’on peut téléphoner.

Car oui ! Les Google Glasses, communiquant par bluetooth avec votre smartphone, permettent aussi d’accéder aux contacts de ce dernier et de leur téléphoner. Si vos contacts n’ont pas de lunettes, vous verrez apparaître leur photo de contact, si la personne que vous appelez est, elle aussi, dotée de cette nouvelle technologie, alors vous avez la possibilité de partager en live le flux vidéo enregistré par la caméra intégrée (rappelez-vous le soleil couchant avec votre chéri-e).

On apprend aussi que la paire de lunettes sera dotée d’un objectif-appareil photo de 5 mega pixels et qui fait des films haute définition (720p). Une application vous permettra de prendre des photos sur un simple clignement d’œil (je vous épargne le jeu « en un clin d’œil »). L’application ferait même la différence entre un clignement inconscient et un clignement volontaire (plus lent) afin de ne pas prendre 25 000 photos dans la journée.

En ce qui concerne le look de ce gadget technologique, il est plébiscité par certains, critiqué par d’autres, mais Google a promis du changement et la possibilité de « clipser » différentes couleurs. En fait Google promet encore beaucoup d’améliorations et ces quelques fonctionnalités ne devraient être à terme qu’un petit bout de l’iceberg (qui comprendra notamment la reconnaissance faciale des personnes que vous croisez grâce à leur compte Google+ certainement). Et Google répond enfin à la question qui nous taraudait, tous, myope, astigmates et j’en passe : oui ! Les Google Glasses seront compatibles avec des lunettes de vue (en même temps avec la quantité de geek myopes comme des taupes qu’ils doivent avoir chez Google, ç’aurait été moche qu’ils n’y pensent pas…).

La distribution de ces lunettes est prévue pour 2014 ou, pour les plus pressés, en version « bêta » en 2013…

Un aperçu :

Photo du contenu de la boîte Google Glasses
http://www.generation-gpu.fr/actualite-Les-Google-Glass-deja-livrees-aux-premiers-acheteurs.,ac16858.htm

                Alors quid des Google Glasses ?

Beaucoup de vidéos parodiques et de critiques nous alertent déjà sur les déviances : l’air perdu de l’utilisateur quand il regarde son écran ne facilite pas le contact humain, l’utilisation des lunettes pour obtenir des informations sur votre interlocuteur/interlocutrice et se jouer de lui (lien vidéo), décrochage intempestif du téléphone dans une situation délicate (vous êtes sous la douche ou aux toilettes… Les lunettes vont bien sous la douche, oui) et Google se voit déjà interdire son produit au sein des casinos américains, des cinémas, de certains bars et lors de la conduite. Par ailleurs, l’industrie pornographique a, elle aussi, déjà compris l’intérêt du produit mais pour la première fois (et contrairement à la plateforme Google Play, le marché d’applications pour les smartphones Android) Google a décidé d’interdire les contenus pornographiques sur ses lunettes.

Certes, ces lunettes ressemblent fort à un deuxième smartphone hors de prix, certes, peut-être ressemblerons-nous à des robots, les yeux dans le vague au lieu de communiquer en chair et en os, certes, l’espèce humaine aura tôt fait d’utiliser la technologie à toutes sortes de fins et certes, les Google Glasses tiendront un peu du jouet pour geek. Mais diable ! J’en veux une paire !

Et vous ?

Charlotte Faure


[1] BFF : Best Friend Forever. Vocabulaire des ados américains signifiant « meilleur-e ami-e pour toujours ».

Le succès de Real Humans promet-il un succès du transhumanisme ?

Le monde de demain : une société habitée par des humains et des robots, à l’image de la série Real Humans, suscite des questions d’ordre sociales, philosophiques, éthiques, scientifiques et autres. Ce monde, décrit par la série suédoise, est-il une ébauche du monde de demain ? Le développement actuel scientifique peut-il nous conduire plus ou moins à la vie décrite dans la série ? Ou tout ceci relève-t-il uniquement du domaine de la science-fiction ? Pourquoi, enfin, la série a-t-elle fasciné tant de monde ? Peut-on y voir un succès du transhumanisme ?

Bande-annonce de la série:

Le transhumanisme

Il s’agit d’un mouvement culturel et intellectuel qui prône l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des humains.

Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine dont le handicap, la souffrance, la maladie, la vieillesse ou la mort comme « inutiles ou indésirables ».

Les chercheurs comptent donc sur les techniques émergentes comme la robotique pour parvenir à leur fin, à savoir « l’amélioration humaine ». Ce mouvement, décrit dans la série, a contribué à son succès.

uppercult.fr

Pas d’innovation dans les idées reprises dans la série

La série rassemble l’ensemble des interrogations suscitées par la robotique et le transhumanisme. La problématique suivante est posée : est-ce inquiétant de constituer un monde dont les robots font partie intégrante ? Elle rassemble également un certain nombre de similitudes dans le mode de vie des robots, les comportements humains envers les robots et inversement.

La baisse de courant et la recharge automatique des « hubots » font écho aux robots-tortues de William Grey Walter, datant de 1950.

Au Japon, le professeur Hiroshi Ishiguro, a constitué des androïdes impressionnants et a notamment réussi à créer son clone dont la ressemblance est marquante. Des hôtesses androïdes assurent, de leur côté, l’accueil dans des salons.

En outre, des travaux en psychologie cognitive, liés au domaine de la robotique, sont destinés « à mesurer l’empathie suscitée par les robots ». Dans la série, « les hubots » ont cette empathie, comme le montre l’un d’eux lorsque sa propriétaire l’éteint, ce qui le met dans une grande colère.

De son côté, la robotique des émotions tente actuellement de créer des machines qui savent reconnaître les émotions et interagir avec l’usager. Un élément qui est également exploité dans la série : quand le propriétaire du hubot semble perplexe, son hubot arrive à le détecter et lui demande s’il va bien.

On convient que ces aspects ont toujours eu trait au domaine de la science-fiction, et pourtant, le domaine surnaturel s’estompe peu à peu au vu de certaines de ces avancées.

La série à l’image de notre société robotisée

Différentes avancées dans le domaine scientifique montrent que l’idée de la série n’est pas si éloignée de l’évolution actuelle du monde dans le domaine de la robotique.

Huffingtonpost.fr a relayé récemment que 9% des Américains ne diraient pas non pour faire l’amour à un robot. L’idée, très ancrée dans la série,est actuellement  un sujet de discussion. Les Américains sont « plus nombreux à souhaiter avoir un robot comme domestique (33%), ou pour prendre soin d’une personne âgée (22%) ».

Astrid Rosenthal von der Pütten, psychosociologue, a réalisé récemment une étude allemande montrant que les humains sont autant sensibles à la violence faite par les hommes sur les robots que par les hommes sur les hommes.

Elle a expliqué notamment que « l’un des buts des recherches actuelles en robotique consiste à développer des “robots compagnons” qui établissent une relation à long terme avec un utilisateur humain ».

Elle a ajouté que « ces robots pourraient assister les personnes âgées dans les tâches quotidiennes et leur permettre ainsi de rester plus longtemps chez elles. Ils pourraient également aider les personnes handicapées à évoluer dans leur environnement ».

La Corée du Sud a de son côté décidé d’équiper 8 000 écoles maternelles de robots, qui ne sont pas des androïdes mais ont « deux yeux, une bouche, un nez et des oreilles ». Ces derniers ont pour mission d’enseigner les langues notamment mais officiellement ne doivent pas remplacer les instituteurs.

Ils enseignent. Serait-ce, comme dans la série, une raison pour mobiliser les hommes contre ces « robots », lesquels prennent leur travail, les mettant ainsi au chômage ?

Enfin, le robot du Robot Cognition Laboratory lyonnais est arrivé à décoder le sens des phrases de l’homme et à agir en conséquence grâce notamment à « 500 neurones artificiels » et à « un cerveau simplifié ».

Cette démarche s’inspire « d’une connaissance sur le cerveau humain en la transposant à la robotique ».

De son côté, le Rooba iRobot 660 est un aspirateur autonome et efficace. En combinant ces deux technologies, nous arriverons certainement un jour à créer des « hubots » à l’image de la série.

D’autres avancées

Outre les petites innovations individuelles telles que cette vidéo d’un homme ayant réussi à créer un robot dans le dessein de voler des canettes dans les distributeurs, des chercheurs ont réussi à mettre en place des robots « pour aider à démanteler la centrale de Fukushima », ceci en « aspirant » la radioactivité ou encore « pour localiser des baleines en danger ».

Pour la vie quotidienne, deux robots ont été inventés depuis peu par une société japonaise : selon gizmodo.fr, « digital lifestyle », le premier ressemble à un chien, le second à une jeune femme nommé Kaori, et les deux visent à renseigner leur propriétaire sur leur odeur.

Le chien renifle vos pieds, si l’odeur est insoutenable, « il ira jusqu’à perdre connaissance ».

En conclusion

Rien d’innovant donc dans la série : celle-ci a su s’imposer sur les écrans et chez le public en mettant en évidence les inquiétudes suscitées par les chercheurs en robotique en les transposant. On pourrait néanmoins reprocher à la série, en fin de saison, de faire un film de « gentils contre méchants » et non se cantonner à la complexité d’un monde dans lequel vivent ensemble hommes et robots.

Sans évoquer la série, l’innovation et les progrès scientifiques progressent et la robolution du monde  est, vraisemblablement, en marche !

Source :

http://www.philomag.com/lepoque/breves/transhumanisme-doit-on-avoir-peur-de-lavenir-7416

Idées de consoles et de jeux vidéo

fr.wikipedia.org

Vous ne savez plus quoi faire durant vos soirées ? Vous cherchez à vous amuser en famille, entre amis ou seul ? Alors voici un petit article, spécialement conçu pour vous, chers lecteurs, pour vous donner des idées de consoles et de jeux vidéo.

A vos marques, prêt, tous à vos manettes !

La console WII : la meilleure à ce jour

Commençons par la console WII qui est, selon moi, la meilleure à ce jour. Nous sommes tous d'accord sur le fait que depuis quelques années une nouvelle manière de jouer est en vogue. Contrairement à la Xbox 360 et la Playstation 3 qui innovaient par une haute définition, la console WII, fabriquée par Nintendo,  a innové avec la reconnaissance des mouvements. Avec cette nouvelle façon de jouer, nous pouvons dorénavant faire bouger notre corps tout en s’amusant. La WII a rompu avec l'idée que les jeux vidéo faisaient « prendre du poids » et notre vision d’enfants restant assis pendant des heures devant l'écran, à s’engraisser et geeker ! Dorénavant il a été prouvé que, grâce à la WII, on perdait des calories. Et les jeux ne manquent pas en la matière : en jouant par exemple au jeu WIIfit, on se dépense et ceci en jouant aux jeux vidéo ! D'autres jeux proposent de faire du sport tout en s'amusant devant son écran. On m’a même dit récemment que le jeu WII Sports demeure le jeu le plus vendu. Se présentant sous forme d'une compilation de plusieurs petits jeux, ce jeu propose par exemple de jouer au bowling, au golf, au tennis, à la boxe et à bien d'autres.

jeuxvideo.com

Le jeu WII Party

Dans la compilation de jeux WII Party, je voulais vous présenter un jeu que j’ai joué en famille et qui m’a particulièrement fait rire, même mes parents ont été de la partie ! On y propose un jeu de « cache-cache » (attendez de comprendre le principe avant de préjuger sur ce jeu). L’idée est de se partager en deux groupes, l’un attendant dans une pièce et l’autre se chargeant de cacher les deux wiimotes (les manettes) durant 2 minutes. Au bout de ce temps imparti, le groupe qui attendait revient dans la pièce et doit trouver les manettes avant qu’un  chronomètre à l’écran ne déclare la fin du jeu. Chacune des deux manettes, toutes les 20 secondes, fait un léger bruit d’animal, différent à chaque fois, puis se tait. Un jeu divertissant et drôle, je vous l’assure, qui met un peu de bazar dans votre maison.

D’autres jeux sont très divertissants et peuvent être très drôles quand on y joue à plusieurs. Les meilleurs, selon moi, Just Dance, Sing it si vous avez les moyens de vous offrir des micros, et bien sûr Bomberman (même si ce dernier ne demande pas des efforts physiques comme les deux précédents).

Sing it spécial Johnny Hallyday

A tous les grands fans de Johnny Hallyday, sachez qu’il existe un Sing it spécial chansons de Johnny. Le reproche que je ferais à ce jeu est le suivant : il est dur quand on possède une voix aiguë d’être dans les bonnes intonations. Quoiqu’une opportunité s’offre à nous, à nous autres qui obtenons le résultat « patate » à la fin de notre prestation : nous pouvons affirmer que c’est notre voix aiguë qui est la cause d’un tel résultat et non le fait de chanter faux!

De même, on peut reprocher à ce jeu de proposer des chansons en live, des pauses viennent donc s’ajouter aux endroits où l’on s’y attend le moins, ce qui nous empêche de chanter « à fond » la chanson ; vous en conviendrez.

Sing it spécial Walt Disney

Il existe aussi un Sing it spécial chansons Disney : Belle initiative, n’est-ce pas! On y retrouve ainsi une chanson de Tarzan, Je veux savoir, Aladin avec Mon rêve bleu (même si on peut reprocher de ne pouvoir chanter que la partie d’Aladin), Le Roi Lion avec Je voudrais déjà être roi, dommage néanmoins de nous avoir restreint à ces seules chansons sans en avoir ajouté d’autres du même Disney…

Autrement, si vous n’aimez pas Disney ou Johnny, le choix ne manque pas dans la mesure où il existe de nombreux autres Sing it où vous trouverez et pourrez interpréter des chansons d’aujourd’hui, des hits, des chansons R&B, il existe aussi un Sing it spécial Mickaël Jackson…

Un peu de danse avec Just Dance

Le jeu Just Dance, que vous devez très  certainement connaître, est un jeu de danse. Une autre façon de se divertir et de faire brûler vos calories, chères mesdames ! Evitez néanmoins de casser les murs et faites en sorte d’avoir assez de place, j’ai déjà eu de beaux bleus en tapant dans ma chaise de salle à manger !

D’autres idées de consoles…

Revenons aux consoles, au cas où vous n’aimeriez pas la WII ou au cas où vous aimeriez en connaître davantage sur les autres consoles existantes et celles qui suivent la WII.

lavoixdujeuvideo.wordpress.com

Le Kinect de Microsoft

Microsoft et Sony ont suivi Nintendo, Sony avec sa console PS3 a inventé la playstation move, un concept assez proche de la WII mais c’est Microsoft qui a marqué le pas dans la reconnaissance de mouvement grâce à la Kinect qui reconnait tous les mouvements du joueur, celui-ci jouant avec son corps et sans manettes, contrairement à la WII et la PS move où on utilise encore des manettes. En outre, la Kinect voit ses fonctionnalités s’améliorer avec un système de reconnaissance vocale. Pour le moment, on considère que le système de Microsoft a le plus grand succès.

Tout ceci lance la course à « qui va créer un nouveau système de jeux innovant » concernant les consoles. Pour nous, chers gamers, on en demande pas moins car ainsi nous avons un éventail de choix concernant notre volonté de jeux !

On peut dire en quelque sorte que la concurrence des jeux se passe sur plusieurs plans. D’abord trouver un système de jeux innovant (comme on vient d’expliquer avec la reconnaissance de mouvements). Nintendo, par exemple, a sorti sa nouvelle console et propose une fois de plus une nouvelle façon de jouer en incluant cette fois une sorte de tablette à sa console (la WII U). On peut ici faire une petite parenthèse en disant que les consoles ne sont plus les seuls supports pour les jeux vidéo, ils ont la concurrence des smart phones et des tablettes dont la puissance et la qualité graphique n’ont rien à envier aux consoles de salon.

materialiste.com

La WII U de Nintendo

Plus qu’une nouvelle façon de jouer on peut se demander quel type de public les firmes cherchent à viser. Nintendo a toujours été considéré comme le créateur de jeux pour enfants (souvenez-vous de la guerre Nintendo versus Sega à l’époque). Nintendo est plus considéré comme console « familiale » contrairement à ses deux concurrents (Xbox 360 et PS3).

 

Les consoles portables

Parlons maintenant de la console portable de Sony : la PS Vita. Cette console est tout aussi puissante que la PS3, au niveau graphisme et puissance, et propose autant de nouvelles fonctionnalités (jeux en réseau, téléchargements de films, connexion aux réseaux sociaux etc…) que de nouvelles façons de jouer avec un écran tactile devant et derrière la console. De son côté, Nintendo (encore)  n’a cessé de faire évoluer sa console portable (entre la nintendo ds, nintendo ds lite, la nintendo dsi, nintendo dsi xl, nintendo 3ds, nintendo 3ds xl) pour la rendre à la fois plus attractive et donner une nouvelle expérience de jeu, avec par exemple : l’utilisation de l’écran tactile et du stylet, le micro intégré dans lequel on peut souffler pour certains jeux mais aussi l’appareil photo. Enfin dans sa toute dernière console, la marque a intégré la 3D.

A vous donc de choisir la console qui vous convient le mieux, ainsi que les jeux, en vous demandant surtout avec qui vous souhaitez jouer (la WII comme expliqué plus tôt, étant plutôt familiale, en jouant seul on peut très vite s’ennuyer) tout en restant rassuré que les firmes des consoles cherchent toujours l’innovation et à satisfaire son public. On peut donc toujours trouver la console qui nous correspond ou toujours espérer meilleure console ! Merci les créateurs !