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Consommation

L’été (enfin) et la moto.

C’est l’été. Enfin. C’est vraiment l’été. Il fait chaud. Euh… trop chaud. Après qu’on s’est tous plaint du temps pourri qu’on a eu jusque fin juin, on se plaint parce que, soyons honnête, 35°C, c’est pas possible. A moins d’être à la plage, c’est pas possible.

Et puis c’est un peu dommage parce que normalement en été on fait plein de trucs sympas mais là, avec cette température, c’est PAS POSSIBLE.

  • Les barbecues en plein cagnard, bof, très peu pour moi, je suis rousse, les coups de soleil, je ne suis pas obligée de les provoquer non plus… On sait comment ça se termine.

 Photo d'un squelette dans le désert

  • La piscine municipale blindée de 9h du matin à la fermeture, tout le monde collé-serré contre des inconnus avec des gamins qui braillent, mouais, merci mais non merci.

 

  • Aller camper, faire un feu de camp près d’un étang dans la forêt, c’est plutôt agréable mais avec cette chaleur on se fait envahir de moustiques thermo-nucléaires dont les piqûres ressemblent à une attaque de taons. Dans ce genre :

 Photo d'une réaction allergique à une piqûre de moustique

Non, en fait le bon plan, c’est d’avoir les bons amis. Ceux avec la maison de campagne pas trop loin de chez toi et avec piscine dans le jardin. Globalement, en été, les bons amis, c’est tes amis riches. Quand t’en as. Ceux avec la maxi piscine, la décapotable ou la moto pour prendre l’air sur la route et voir des jolis coins.

La moto, c’est la saison, on nous en parle pas mal en ce moment. Voyons voir… Qu’est-ce qu’on nous en dit ? Un mort. Un mort. Un blessé. Les motards, ça roule trop vite. Un mort. Un blessé. Une morte (oui, on le sait bien, les femmes ça fait pas beaucoup de moto). Bon. Que des trucs pas intéressants quoi.

Pourtant, en été il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet… Le moto GP par exemple qui commence au printemps et se termine en automne, bon, ben ça recouvre quand même une bonne partie de l’été, ça. En plus il s’y passe plein de chose marrantes, mais il n’y a rien à faire les gens préfèrent le foot… Je comprends pas trop, mais je n’y peux rien. Pourtant c’est marquant : cette année Valentino Rossi regagne un peu depuis qu’il est repassé chez Yamaha. Comme quoi chez Ducat’, ils sont vraiment pas doués, quoi. On leur file le meilleur pilote du monde et BAM ! Il devient tout nul. Il change d’écurie, re-pilote pour Yamaha et pouf ! Trois podiums à mi-saison (ah bah on se refait pas en un mois quand même).

Enfin bon peut-être que vous non plus ça ne vous intéresse pas les coureurs de la catégorie reine des courses moto. Je comprendrais. Parlons donc de choses plus terre-à-terre, pas de gens qu’on ne rencontrera jamais et qui n’offrent que peu d’intérêt. Parlons de cette petite balade moto que tu ferais bien dimanche pour t’aérer, faire de joli virages routes en campagne avant de t’arrêter près d’un plan d’eau. Ça a l’air idyllique, comme ça, le vent dans les cheveux, en mode biker et bikeuse sur ta super bécane à des vitesses pas vraiment autorisées.

Oui mais non.

Parce que si tu crois combler tous les fantasmes et aller faire ta balade en ressemblant à ça :

 Photo d'une femme en tee-shirt sur une moto

Tu te mets le doigt dans l’œil ! On n’est pas aux USA ici [1] et en plus ce serait bien débile de rouler habillée comme ça. Donc quand t’es vraiment sérieux, conducteur(trice) ou passager(ère) (c’est mon cas), tu ressembles plutôt à ça :

 Photo d'un équipement motard

Genre casque intégral-blouson en cuir avec dorsale et coques aux coudes-pantalon coqué-gants et bottes montantes. Et autant te dire que quand il fait 30°C à l’ombre, ce n’est pas HYPER confortable… Si tu ne veux pas mourir de chaud ou que tu ne roules juste pas sur un gros monstre, tu peux te contenter du casque-blouson-gants d’été-jean-baskets, mais enfin c’est pas encore la panacée. Du coup la balade moto se transforme un peu en séjour dans un four à pain. Et je ne parle pas de l’arrêt au soleil quand t’attends la prune des flics qui t’ont flashé(e) au feu rouge.

Du coup avec tout ça sur le dos, ben tu transpires, forcément. Et c’est assez horrible. Sous le casque c’est l’horreur, sous le cuir il fait 75°C, au niveau des genoux, ça pourrait aller, mais y a le ventilo de la moto qui souffle du chaud et enfin, dans les chaussures je n’en parle même pas, parce que comme il faut mettre des chaussettes, c’est tout simplement un calvaire.

Tu peux tout de même te procurer des vestes d’été, protégées selon les normes (coques aux épaules et aux coudes) mais plutôt aérés, je n’ai jamais essayé, donc je ne sais pas si c’est vi(v)able.

Pour les casques, tu peux prendre un casque de type jet, ce sera plus aéré mais moins protégé. Préfères tout de même le bon vieil intégral malgré la sensation de serré et les cheveux qui collent aux tempes.

 Photo d'un casque de type jet

Après, une fois que tu as pleuré à l’idée de t’habiller, que t’as réussi à enfiler tout ton attirail (et que tu as déjà trop chaud au moment où tu fermes la boucle de ton casque), il ne reste qu’une solution : il s’agit tout simplement d’oublier la température en profitant des paysages, des virages et des accélérations dans les lignes droites (du petit brin d’air dans les 2cm de cou entre le blouson et le casque).  Après, ça dépend de l’endroit où tu vas, c’est sûr que la rue Lafayette, ce n’est pas l’idéal) et de la moto sur laquelle sur roule, mais là-dessus c’est peut-être plus facile de penser à autre chose…

 Photo d'une moto de modèle HP4 (BMW)

Charlotte Faure

[1] Dans certains états le port du casque est facultatif.

Le « fait maison » : tendance, filon commercial ou révélateur d’une époque ?

www.sortiraparis.net

Désormais vous pourrez être sûrs que Roger, le chef de la Brasserie à l’angle de votre rue, ne se contente pas de mettre le contenu d’une boîte congelée dans une assiette, avant de vous l’apporter avec le sourire en vantant les mérites de cette fameuse blanquette de veau dont la recette vient tout droit de sa grand-mère. Pour tester les talents culinaires de toutes les grands-mères des chefs de votre ville sans soupçonner à chaque bouchée une petite saveur chevaline, rien de plus simple, vous pouvez vous référer au label « restaurant de qualité », lancé par quinze des plus grands chefs français dont notamment Alain Ducasse et Joël Robuchon.

« Restaurant de qualité » certes, mais concrètement, que cela signifie-t-il ? Avec ce label, les chefs ont souhaité mettre en avant des « artisans restaurateurs » plutôt que des « commerçants restaurateurs ». Les conditions sont les suivantes : transparence en matière de traçabilité des produits et de préparation sur place des plats, le cuisinier devra être un chef et non quelqu’un qui se contente de réchauffer des plats, enfin l’hospitalité devra être irréprochable dans ces restaurants labélisés.

Parlez un peu de ce label aux plus anciennes générations. Soyez prévenus, ils risquent de vous regarder d’un air interrogateur, impatients de connaître les vrais critères pour obtenir ce label. Pourquoi ? Simplement car un restaurant avec un chef, des produits frais du marché ou des producteurs locaux, tous cuisinés sur place, et avec une ambiance plutôt conviviale, cela semble évident. Cela semble en fait être la définition même d’un restaurant. Ne pensez pas là que ce label est alors inintéressant ou inutile. Au contraire, il pourra être un guide de choix pour les amateurs de bonne cuisine. Mais ce label, avant tout, est le reflet d’une société de consommation, d’une crise financière et de confiance, d’un retour de la cuisine au centre du lien social ; en un mot d’une époque, la nôtre.

Ce trait caractéristique de notre société revêt plusieurs facettes.

Il n’y a pas si longtemps, on trouvait le supermarché formidable. Acheter ses fruits et légumes au même endroit que son poisson et ses yaourts, quel gain de temps ! Se servir soi-même, prendre les fruits aux couleurs chatoyantes, que l’on connait tous bien, et maintenant payer soi-même aux caisses rapides. Vous pourriez presque aller au supermarché avec la voix roque et en pyjama, car de toute façon vous n’avez à établir aucun contact humain, que ce soit avec les autres consommateurs ou les employés. Comble du pratique, vous pouvez même trouver sandwichs et autres plats cuisinés, qui vous feront gagner encore plus de temps.

Oui, mais voilà aujourd’hui, faire ses courses au supermarché, ça ne fait plus tellement rêver.

Beaucoup de Français sont en quête d’authenticité, de traçabilité, de produits de confiance, vendus par des personnes de confiance. Beaucoup de Français ont retrouvé une curiosité culinaire qui ne se résume pas à tester trois marques de lasagnes surgelées pour savoir lesquelles sont les plus copieuses.

Avec la crise financière et le scandale de la viande de cheval, nous avons soudain pris conscience que  nous vivions dans une société dont nous ne sommes plus les principaux acteurs. Nous avons pris conscience qu’on pouvait abuser de la confiance qu’on a donnée à un système qui nous semblait jusqu’alors fait pour satisfaire nos désirs d’homo-economicus à tendance individualiste.

Oui, parce qu’après une crise, nous avons naturellement tendance à se tourner vers des valeurs sûres, à retrouver les fondamentaux, que l’on puise dans une culture plus ancienne.

media.strasbourg.eu

Alors les marchés séduisent à nouveau, toutes les générations.

Aller faire son marché c’est acheter des produits frais, parfois directement au producteur. C’est acheter des produits de saison et prendre conscience que ceux-ci sont tout de même bien plus savoureux. C’est découvrir des produits qu’on ne connaissait pas et qui existent pourtant depuis bien plus longtemps que nous. Panais, topinambours et autres courges butternut, sont ainsi redevenus à la mode alors même qu’ils font partie des « légumes oubliés.

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Mais n’oublions pas que nous sommes au 21ème siècle, et que la logique économique qui fait désormais partie intégrante de notre société ne se laisse pas berner aussi facilement. Alors plutôt que d’aller faire votre marché tous les dimanches matin, les industriels ont su s’adapter à vos besoins (et surtout repérer un bon filon) en recréant des marchés couverts, les Halles. Désormais 7 jours sur 7, vous pourrez aller dans l’une de ces Halles qui se veulent « à l’ancienne ».

C’est à la fin du 19ème siècle que les Halles se sont développées, et les dirigeants des Halles d’aujourd’hui misent sur cette origine vieille de deux siècles : on vous promet « l’ambiance des Halles d’antan ».

Et il faut l’avouer, tout y est : les légumes de saison, les produits locaux, les étales qui rappellent celles d’un marché. On peut même y trouver des avantages supplémentaires au marché du dimanche sur la place du village : ici vous ne risquerez pas de renoncer à sortir de chez vous car il pleut abondamment ou car le dimanche matin est décidemment propice à une grasse matinée. De même vous n’avez pas à craindre d’arriver face à des étales vides car vous aurez un peu trop traîné au lit. Ces Halles à « l’ambiance d’antan » ont su se doter d’aspects plus modernes, et il est vrai bien pratiques : votre marché, vous pouvez le faire en sortant du travail, en plein midi, et sous des trombes d’eau.

Mais attention à ne pas voir en ces Halles un marché amélioré. Car sous couvert de modernité et de praticité, vous serez sous ces grands hangars comme dans un supermarché : un consommateur que l’on guide à travers des stands savamment agencés, qui peut se servir directement, qui ne côtoie pas toujours des producteurs indépendants mais bien des vendeurs à qui l’on a donné un rôle.

Il ne s’agit pas de voir en ces Halles un nouveau monstre de notre société de consommation, car les produits sont souvent issus de producteurs locaux et indépendants qui acceptent de vendre directement à l’enseigne. Mais il faut être conscient de la logique économique, marketing, et commerciale, qui reste très prégnante dans ces Halles.

www.lamontagne.fr

Qu’ils soient achetés au marché ou dans des Halles, les produits sont destinés à être cuisinés.

 Vous pensiez que les habitants d’un des pays les plus reconnus au monde pour sa gastronomie ne juraient plus que par le surgelé et les plats tout prêts ?

Détrompez-vous. Une étude TNS Sofrès de 2010 montre que « 97% des Français font ou ont dans leur foyer quelqu’un qui fait de la cuisine ‘fait maison’ ». Le « fait maison » se définit selon TNS Sofrès par « la préparation maison, par soi-même, de tous types de plats cuisinés, pâtisseries, pain, entremets, yaourts, soupes, boissons, etc, qui auraient ou être achetés tout fait ou préparés par un professionnel », or c’est dans le courant des années 2000 et plus particulièrement en se rapprochant de la première décennie que cette tendance s’est accentuée.

www.portesessonne.fr

Plusieurs raisons peuvent être évoquées pour comprendre cette évolution.

La crise économique étant survenue, beaucoup de Français ont dû se résoudre à abandonner certaines de leurs habitudes culinaires : des pâtes à la bolognaises reviennent moins cher si on les prépare soi-même (même sans pousser le défi culinaire jusqu’à la confection maison des pâtes » que si on les achète déjà prêtes, le goûter d’anniversaire de votre enfant vous coûtera une fortune si vos commandez des gâteaux chez le pâtissier alors qu’il ne vous faudra que quelques œufs, beurre, sucre, et farine pour faire de savoureux sablés. Les Français se sont parfois remis aux fourneaux, car ils n’avaient guère le choix.

Cuisiner soi-même c’est aussi être sûr de ce qu’on mange. La « crise de la viande de cheval » est récente il est vrai, mais elle n’est pas la seule raison de vouloir maîtriser le contenu de ses assiettes.

i2.cdscdn.com

Prenez n’importe quel régime relativement rigoureux, Weight Watchers. Ce régime est basé sur un système qui attribue des points à chaque aliment, et fixe un nombre de points quotidiens à ne pas dépasser calculé en fonction de l’âge, de la taille, du sexe ou encore de l’activité physique et des objectifs de perte de poids de chacun. Si le petit livret dans lequel sont répertoriés les points de chaque aliment est aujourd’hui fort épais car tous les produits industriels des différentes marques sont répertoriés, il ne ressemblait pas à cela il y a quelques années. Il y a six ans vous deviez vous contenter d’un livret avec les points de tous les aliments bruts, et de quelques plats classiques que l’on pouvait retrouver en brasserie mais qui ne permettaient certainement pas d’aborder un plat cuisiné en sachant avec certitude le nombre de points qu’on allait « utiliser » en le mangeant. Quand vous faites un régime aussi rigoureux, le plus sûr est de cuisiner soi-même. Il n’y a d’ailleurs rien d’étonnant à ce que Weight Watchers mette à disposition de ses clients des livrets de recettes où un nombre de points est attribué à chacune.

Se mettre à la cuisine pour surveiller sa ligne est un aspect tout aussi caractéristique de notre société que celui de préparer soi-même son hachis parmentier pour ne pas craindre d’y trouver des aliments non identifiés dedans, d’autant que les problèmes d’obésité notamment enfantine ne sont plus rares en France (une enquête de l’Association santé environnement France révèle d’ailleurs les difficultés de la majorité des enfants à reconnaître bon nombre de fruits et légumes).

Cuisiner c’est donc maîtriser son alimentation et c’est devenu pour beaucoup de personnes, une priorité.

Enfin, les médias ont également su attiser ou développer cette pratique culinaire réaffirmée.

  •  C’est dans les années 2000 que les blogs se sont le plus développés en France, et parmi eux l’une des espèces les plus répandues : les blogs culinaires. Si cuisiner est devenu une nécessité à un certain moment, c’est en mettant « la main à la pâte » que des personnes ont soudain pris plaisir à travailler les aliments, à les agrémenter de différentes épices, à les présenter joliment. Cette nécessité s’est transformée en une curiosité culinaire insatiable et parfois même en envie de se dépasser. Par fierté, par passion, certains ont alors commencé à tenir un blog, pour partager à une communauté virtuelle le produit de leur imagination culinaire. D’autres ont passé des heures sur la blogosphère, parfois pour le plaisir des yeux, souvent en quête d’une bonne idée, de temps à autre pour maitriser une technique culinaire. Bref, en consultant ou en écrivant des blogs, ces cuisiniers en herbe ont su faire de la cuisine « faite maison » un plaisir.

    http://pucebleue-jenreprendraibienunbout.blogspot.fr/
  • Dans la même tendance se sont développées de plus en plus d’émissions télévisées consacrées à la cuisine. Peut-être que les émissions de cuisine existent depuis fort bien longtemps, Maïté n’étant pas de la génération 2000. Oui, mais la grande différence est que ces émissions ont associé la cuisine à « monsieur-tout-le-monde ». Cette candidate d’Un dîner presque parfait, pourrait être vous, ce qui ne vous donne que plus envie d’essayer vous aussi ces petits choux à la crème que vous pensiez parfaitement inaccessibles. Même l’émission Top Chef – dont les candidats sont des professionnels – a su jouer sur la proximité avec les téléspectateurs en mettant cette saison 2013 sous le signe des produits du quotidien. Les émissions culinaires ont également réussi à lier cuisine et convivialité, partage et festivité. Car les candidats du Dîner presque parfait ne font pas qu’un bon pot au feu, ils s’invitent les uns chez les autres, ils passent un moment agréable autour de bons plats. Enfin, les émissions culinaires ont allié la cuisine à l’exceptionnel et au rêve. Car les candidats de Top Chef brillent par leur excellence, impressionnent par leur technique, et font surtout saliver par la beauté de leurs plats. Cuisiner, c’est devenu un plaisir et, avouons-le, un plaisir très « in ».

    4.bp.blogspot.com
www.tompress.com

Évidemment, là encore cette nouvelle « mode » n’a pas échappé à l’œil aguerri des industriels qui se sont empressés de fournir aux cuisiniers amateurs tout le matériel nécessaire à leur nouvelle passion : yaourtière, machine à pâte, tampon à biscuit, cocotte en fonte, les cuisines des ménages français se sont transformées en quelques mois. Rien d’étonnant donc qu’une étude TNS Sofrès de 2010 montre que 82% des individus qui font de la cuisine « faite maison » utilisent pour cela au moins un appareil de petit électroménager. On notera d’ailleurs dans ces petits électroménagers un savoureux mélange entre le retour vers des valeurs anciennes où l’on n’hésitait pas à tout faire soi-même (machine à pâte, yaourtière) et la volonté de maîtriser le contenu de son alimentation (cocotte en fonte pour préparer de bons plats traditionnels, tampons à biscuits qui permettent en fait de retrouver l’aspect des biscuits industriels en les ayant fait soi-même).

Les Français se mettent donc plus volontiers derrière les fourneaux ces dernières années, c’est incontestable. Pour autant, si la volonté et l’envie y sont, c’est bien souvent le temps qui manque. Ainsi, si beaucoup de Français aiment avoir le sentiment de plonger leur cuillère dans un yaourt bien onctueux comme ceux que leur grand-mère, voire arrière-grand-mère, savait faire, ils n’ont pas forcément le temps de préparer ces yaourts eux-mêmes. D’ailleurs, l’enquête de TNS Sofrès révèle que le yaourt est l’un des éléments de l’alimentation le moins concerné par le fait maison. Et c’est grâce à ce constat que certains industriels ont su développer une filière qui n’en finit plus de séduire : les yaourts « à l’ancienne ».

Il est vrai que les yaourts La Laitière ou La Fermière ne sont pas vraiment à ranger dans la catégorie des innovations récentes en matière de yaourt, et vous auriez parfaitement raison. Nestlé a incontestablement été à l’origine d’une petite révolution dans le rayon des yaourts en proposant des recettes crémeuses dans des petits pots en verre, confortablement installés entre les yaourts aux couleurs vives et délicieusement artificielles, et les yaourts allégés … il y a de cela 40 ans. Alors en quoi le marché du yaourt à l’ancienne d’aujourd’hui est-il différent de celui d’hier ?

Tout d’abord, ces marques spécialisées dans le yaourt à l’ancienne ont vu leur vente augmenter de 30% en 2 ans à la fin des années 2000.

Ensuite, si jusqu’aux années 2000 les yaourts à l’ancienne n’occupaient qu’une petite partie des rayons frais, ils sont désormais de plus en plus nombreux à trouver une place et n’hésitent pas à afficher des prix près de 5 fois plus cher que la moyenne !

www.micheletaugustin.com

Prenons enfin un autre exemple : la marque Michel et Augustin. Cette petite entreprise à la stratégie marketing bien rôdée a tout simplement choisi le « fait maison »  comme argument principal de vente. Avec ses petits biscuits aux formes inégales et ses emballages colorés aux dessins enfantins, Michel et Augustin a réussi à donner le sentiment au consommateur de manger des sablés tout droit sortis du four de leur cuisine.

www.micheletaugustin.com

Mais revenons-en aux yaourts. Michel et Augustin a été lancée grâce à ses petits sablés en 2005. Sentant rapidement la tendance s’affirmer, l’entreprise se met à commercialiser des pots de yaourts imposants, qui font clairement penser aux pots que l’on ramène lorsqu’on s’approvisionne directement à la ferme en yaourt ou fromage blanc en grosse quantité. La stratégie était donc de donner au consommateur en supermarché, ce qu’il pourrait trouver à la ferme, misant ainsi sur l’image très pure et artisanale de la production fermière.

Et que voit-on poindre en 2009 chez Michel et Augustin ? Des yaourts en « petit pot » aux saveurs telles que vanille, miel ou coco, qui ne sont pas sans rappeler ceux proposés par La Fermière, et surtout ceux que l’on pourrait faire chez nous avec une yaourtière.

On est donc passé en l’espace de 3 ans du yaourt que l’on va directement chercher à la ferme, au yaourt que l’on fait soi-même intégrant le désormais obligatoire « authentique mais pas rustique » : bon lait entier, petit pot à l’ancienne, et saveurs originales.

Avec ces yaourts les industriels ont donc parfaitement su repérer les tendances du moment causées par les crises économiques et alimentaires : le besoin d’un retour à des produits authentiques, faits maisons avec des matières premières directement issues du producteur. Mais ils ont en plus réussi à l’associer à caractéristique indissociable de notre société : le manque de temps poussant à se retourner si possible vers l’offre industrielle.

 

J’aimerais aborder une dernière facette de cette tendance actuelle, qui fera sans doute du fait maison non plus une tendance mais une pratique durable.

L’un des points communs aux différentes pratiques évoquées jusque-là est le partage et la convivialité. La cuisine, avant d’être un show culinaire, une maîtrise de son alimentation ou un dépassement de soi, est un moment que l’on aime partager avec des proches.

La cocotte de la grand-mère qui séduit à nouveau les cuisiniers amateurs servait avant tout à faire des plats en grosse quantité, destinés à sustenter toute la tablée.

Le plaisir du marché ne réside pas seulement en des produits frais et de saison. Pour certains, c’est aussi avant tout le plaisir de discuter avec un producteur, de l’écouter parler avec passion des légumes qu’il a cultivés. C’est avoir ses petites habitudes et apprécier que son marchand préféré nous offre trois pommes supplémentaires. C’est croiser des voisins qui ont pris les mêmes habitudes que vous et prendre le temps de discuter quelques minutes alors que vous vous contenteriez autrement de les saluer en les croisant dans l’escalier de votre immeuble.

Cuisiner c’est se faire plaisir mais c’est surtout faire plaisir. C’est penser aux goûts de vos proches parfois avant de penser aux vôtres. C’est imaginer la réaction de votre enfant lorsqu’il rentrera de l’école et qu’il découvrira ces sablés fourrés à la confiture qu’il aime tant. L’enquête réalisée par TNS Sofrès montre ainsi que 95% des personnes interrogées estiment que faire la cuisine c’est « faire plaisir, honneur à ses invités ».

L’émission Un dîner presque parfait illustre également cela : les candidats ne font pas simplement goûter leurs mets aux autres participants, ils partagent cinq soirées avec eux, autour de mets qu’ils auront préparés l’après-midi. Pas étonnant d’ailleurs que le concept de l’émission soit souvent repris par les téléspectateurs sans caméra, entre amis.

Alors oui la frontière est mince entre la volonté de se tourner vers des valeurs anciennes et l’utilisation commerciale de ce désir. Mais au fond qu’importe ? Si le fait maison est l’occasion de renforcer des liens, de voir des yeux pétiller d’appétit, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire. À vos fourneaux !

www.aubel-detry.com

Eve-Anaelle Blandin

A vos marques, prêts, soldes d’hiver !!

Les dates des soldes d’hiver sont fixées pour le mercredi 9 janvier 2013 à 8:00 au mardi 12 février 2013. Au nom de l’efficacité, il faut mettre en place une vraie stratégie de « Shoppeuse ou Shoppeur pro » pour faire de bonnes affaires durant les soldes. Après les courses de Noël, notre porte-monnaie mérite bien un petit moment de répit. Il est temps maintenant d’élaborer un plan pour dépenser notre salaire de janvier (qu’on n’aura d’ailleurs pas encore touché à cette date et les tickets restaurants ça ne va pas passer !).

Rentrons dans le vif du sujet avec quelques conseils à suivre – ou pas – pour les soldes d’hiver :

1.       Diagnostique de votre dressing pour faire le tri et définir vos besoins en fonction des saisons et des tendances ou tout simplement de vos goûts vestimentaires. Faites preuve de générosité en effectuant un don de vêtements que vous ne souhaitez plus utiliser par exemple.

2.       Les soldes c’est bien beau mais la question du budget arrive en deuxième position. Personnellement, il est préférable d’avoir une somme en liquide le jour J et de laisser sa carte bancaire à la maison pour éviter les écarts à l’occasion de cet évènement qui provoque souvent chez les gens un syndrome appelé « achats impulsifs » qui nous soulage de l’envie pressante de nous offrir quelque chose de totalement inutile.

3.       De la veille stratégique : le repérage en amont dans les boutiques pour établir la fameuse « Wish-list ». Beaucoup de boutiques mettent déjà des pastilles sur les produits qui seront soldés quelques jours avant les soldes d’hiver. Evitez d’aller regarder la nouvelle collection.

4.       Ne faites pas un focus sur la marque : les modèles des collections sont souvent presque les mêmes avec le prix comme seule différence et l’étiquette qui se trouve à l’intérieur du vêtement. Alors prenez le temps de bien comparer le prix.

5.       Le jour J approche et le choix du jour de vos débauches financières s’impose : toujours privilégier les mardis après-midi car beaucoup de boutiques refont leurs stocks après les weekends mouvementés, les mercredis et jeudis matin. A éviter les weekends sauf le premier et le deuxième weekend dans les boutiques moyen/haut de gamme.

6.       Evitez de solliciter les vendeuses pour des produits que vous n’arrivez pas à trouver dans les rayons car elles vous diront à coup sûr « tout ce qui est en solde est là ».

7.       Les CGV : les conditions de ventes et d’échanges ou de remboursement. Soyez vigilant aux produits défectueux et gardez précieusement vos tickets de caisse.

8.       Le « dress-code » : ballerines plates avec des collants fins, une robe ample, les cheveux bien attachés, une pochette à porter en bandoulière. Prenez des vitamines si vous prévoyez un véritable marathon.

9.       Essayez d’adopter un style qui vous plait et qui va vous simplifier vos achats et minimiser les hésitations. On se dit toujours « ça m’ira très bien quand j’aurai maigri de quelques kilos ». Prenez que ce que votre physique actuel pourra supporter.

10.   Adopter une logique d’anticipation : si vous avez des évènements  (mariage, réception, anniversaire, naissance) profitez-en pour trouver des tenues mais également pour enrichir votre stock de cadeaux.

11.   Privilégiez les soldes en solo pour gagner du temps et les bons plans!

12.   Think out of the box: faites les soldes exclusivement en ligne sur Miss Selfridge, Urbanoutfitters, Choies, Asos, Thefabshoes, Zara, Mango, etc.

 

Bien mieux que le Mc drive, le drive fermier !

(c) France 3 Aquitaine

Le concept du drive-fermier surpasse de loin celui du Mc Drive. Bien plus sain, meilleur rapport qualité/prix, le drive-fermier est né à Eysines, en Gironde le 13 octobre et on s’impatiente déjà de son arrivée à Paris et dans les autres régions de France. Les amateurs de produits de qualité pourront passer commande sur Internet, comme pour une pizza ou des sushis, et retirer leurs courses dans différents relais fermiers.

Le site drive-fermier.com est une vraie ferme virtuelle ! Sur cet espace, vous pouvez commander des produits fermiers produits localement – en Gironde. Si les 200 produits proposés ne sont pas tous « bio », certains d’entre eux ont reçu le label de l’agriculture biologique (AB).

Un circuit court pour des prix attractifs

François Delmas Saint Hilaire, coordinateur de la structure, explique que l’enjeu a été de « mettre en contact directement les agriculteurs et producteurs fermiers de la région avec les consommateurs ». Cette initiative permet d’éviter les intermédiaires et donc une augmentation du prix des produits, marge de ces intermédiaires.

Rappelons qu’il existe déjà des systèmes permettant d’acheter les produits auprès des producteurs directement, comme les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) et les coopératives. François Delmas Saint Hilaire insiste sur la complémentarité de tous ces moyens de consommer directement les produits fermiers.

Le « plus » de drive-fermier est de permettre à tous les Girondins de passer commande sur Internet et de récupérer leurs produits juste après.

Une solidarité envers nos agriculteurs 

Alors que le secteur agricole est impacté par la politique agricole commune, par la fluctuation du prix des matières premières, des denrées alimentaires et autres, une nouvelle solidarité est tout de même la bienvenue !

21 producteurs et agriculteurs, déjà en réseau via « Bienvenue à la ferme » et « Marché des producteurs de pays », ont rejoint l’initiative drive-fermier. Outre le bouche à oreille, quoi de mieux qu’un site Internet pour sa réputation ?

Source : Aquitaine.france3.fr, Youphil.com

RAPPEL : l’Europe compte son lot de barbus

7sur7.be

C’est dans le Haut-Rhin, en Alsace, que se sont rencontrés les « barbus et moustachus d’Europe » pour un concours des plus amusants ou ringards, c’est selon ! A Wittersdorf, précisément, ont donc défilé plus d’une centaine des « plus belles barbes et moustaches du continent européen », une première dans notre pays.

Ils étaient donc 104 – quid de la participation de « Big Moustache » ? – venant de France, d’Allemagne, de Suisse, d’Autriche, d’Angleterre, d’Italie et de Hongrie, « répartis en 18 catégories distinctes » : 18, c’est énorme !!!

Hervé Diebolt, qui organisait l’évènement, a également terminé 2ème au classement de la catégorie : « barbiche libre style ». Fier comme Artaban, il s’est réjoui d’être « le Poulydor de la moustache ». Il faut rappeler son palmarès : « vice-champion du monde en 2009 et plusieurs fois vice-champion d'Europe ».

Que vous soyez amusés ou circonspect face à l’évènement, réjouissons-nous : « les recettes de cette manifestation ont été reversée à des œuvres caritatives ».

N’ayant pas grand-chose à dire de plus sur cette compétition des plus charmantes, je passe la main à Java, qui sait parler du poil :

Les Français préfèrent toujours les « vrais » livres

A l’heure de l’essor des tablettes, il semblerait que les Français restent toujours fidèles au format papier.

Une étude de l’institut Gfk révèle qu’au cours des douze derniers mois, 91 % des Français ont favorisé des « biens culturels physiques ». Parmi les 58 % de sondés qui ont fait l’acquisition de biens culturels dématérialisés, seulement 16 % se disent concernés par les livres numériques. Néanmoins, le même institut publiait en avril une étude selon laquelle les ventes de tablettes devraient doubler cette année en France.

Enfin, en termes de budget, le support papier l’emporte très largement sur le livre numérique (98 % contre 2 %).  Le livre semble ainsi mieux résister que les autres produits culturels à la dématérialisation. Le MOTif, l’observatoire du livre et de l’écrit en Île-de-France, ainsi que Sciences Po et Medialab viennent également de lancer une enquête pour mieux comprendre « les usagers de lecture et d’achat de livres numériques en France ».

E-book, un succès outre-Atlantique

En parallèle, la commission européenne, vient d’envoyer une mise en demeure à la France et au Luxembourg, leur enjoignant de remonter le taux de TVA appliqué aux livres numériques. La France applique depuis le 1er janvier 2012 une TVA de 7 % sur les livres numériques comme sur les livres papier au lieu de 19,6 %.

Aurélie Filipetti, ministre de la Culture et de la Communication, s’est également engagée à baisser à 5,5 % le taux de TVA sur le livre. Le Luxembourg est même allé plus loin en abaissant la taxe à 3 %.

Si la France privilégie toujours le format papier, les Etats-Unis ont définitivement adopté le livre numérique. Au quatrième trimestre 2011, le livre électronique a représenté, selon l'institut Bowker, 17 % des ventes des éditeurs américains qui, aux Etats-Unis, recouvrant la littérature générale, les documents et essais et les ouvrages pour la jeunesse, contre 5 % un an plus tôt. Une progression emblématique de la révolution que vit depuis quatre années l'édition américaine.

Crédit photo: Artois Bibliothèques

Quand la société impose ses codes vestimentaires…

Je ne me lancerai pas dans une classification, avec un meilleur et un pire, mais simplement dans un tour d’horizon des déguisements de circonstance que la société/notre travail/notre maman (rayez la mention inutile) nous force à enfiler, pour faire honneur à la bienséance. Tout simplement.

Douillette, gigoteuse et turbulette, même combat…

Tout commence à la naissance. Oui, c’est vrai, les bébés, il faut tout leur faire faire nous même. Les nourrir, les changer, les laver, etc… Il est normal de viser le pratique avant l’esthétique. Ainsi, les douillettes, turbulettes et autres gigoteuses font parfaitement l’affaire, même si certaines nouvelles mamans cherchent de vains avis sur internet pour bien choisir la douillette de son bébé. Quand on sait qu’une turbulette, c’est un petit baluchon qui sera finalement trop petit pour faire des courses de sacs de patate, il y a de quoi se lamenter.

Plus tard, le bébé devient enfant, puis ado. L’ado s’habille par lui-même et s’il n’est plus contraint, ce n’est pas pour autant qu’il n’enfile pas un véritable costume de parade. Sûrement que leur musique de sauvage a à voir avec tout ça.
Dans les années 2000, les coupes sont beaucoup plus décomplexées qu’en 1950. Et variées ! Deux coiffures en 2005 contre une seule en 1950 !

Vient ensuite le temps des premiers boulots. C’est bien, sans demander aucune qualification, il est possible de travailler pour une chaîne de fast-food quelconque et gagner un peu d’argent de poche. Enfin, sérieusement, est-il nécessaire de concevoir un tel personnage pour marquer à vie nos jeunes ? Je vous le demande mon bon monsieur…

 

 

Après avoir trimé derrière son déguisement, finalement, la dignité de l’étudiant n’en a pas pâti : il était fort heureusement méconnaissable sous le fard et la perruque (mais était-ce seulement une perruque ?). De l’amuseur de foule (le bouffon ?), l’étudiant exploité fait un pas de géant dans la société et est promu directeur général – ou bien veut-il seulement s’habiller « classe » pour le nouvel an. Saviez-vous qu’il existe deux sortes de complets ? Le complet américain, plus long et large, et le complet anglais, plus près du corps. La coupe de ces vêtements n’a que peu évolué depuis 1930, et ça se voit !

La dernière étape phare dans la course à l’accoutrement de circonstance, c’est le mariage. Quelle future mariée aborderait « le plus beau jour de [s]a vie » en baskets-jean ? Non, Madame écumera les boutiques jusqu’à trouver LA robe de mariée qui lui plait, qui lui permettra de subjuguer ses invités, d’être la reine pour une journée. Et c’est encore plus beau quand on s’apprête à donner la vie, avoir un enfant et lui offrir, dans l’ordre, une turbulette, du gel, du maquillage et enfin, un joli costume si c’est un garçon et une jolie robe si c’est une fille.

Six et sept : chic et coloré

Six et sept est une très jeune marque créée par deux amis William et Louis. A l’origine, l’envie d’entreprendre et d’investir le circuit de la mode. Ils sont partis d’un constat simple, trouver un vêtement basic bien coupé et de qualité pour homme n’est pas évident. De surcroit lorsqu’il s’agit d’échapper au trio infernal bleu marine, noir et gris. Une austérité regrettable selon eux dans la mode masculine. Le remède couleur s’impose !

C’est pourquoi, diplôme d’école de commerce en poche, ils décident de se lancer et misent sur le « basic chic ». « Si c’est en rouge, c’est en vert » telle est la devise de ces deux créateurs qui associent jaune paille et bleu jean, pourpre et citrouille et prédisent un été bicolore assumé.

Ils proposent des pulls col v et des cardigans légèrement cintrés et font le pari de la qualité. La matière choisie est un coton égyptien réputé pour sa douceur et sa légèreté ; le tout, produit à Venise. Six et Sept mise donc sur un style simple et maitrisé, un vestiaire masculin dans lequel, les femmes pourront s’emparer aisément des pièces maitresses.

Installés dans une galerie du 16ème arrondissement, ils exposent une série de clichés commandée au photographe Clément Darrasse intitulée « Paris est une fête » . Les œuvres sont grand format et mettent en scène les modèles de la collection dans les rues de Paris. William et Louis sont à l’image de leur cible, jeunes, entrant dans la vie active, avec l’envie d’avoir des vêtements de qualité sans se prendre trop au sérieux.

Galerie six et sept. A partir de 17h du lundi au samedi. 27 bis rue Duret 75016 Paris.Tel : 0954413825

www.sixetsept.fr