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Santé

Tendances santé 2014

Il est temps de rebooster ceux qui ont pris de nouvelles résolutions de santé pour l’année 2014 et pour convaincre d’autres qu’il n’est pas trop tard de faire de petits efforts pour de grands résultats. Nous avons tous envisagé de manger plus léger, moins gras, de commencer à cuisiner, de manger bio, de faire plus de sport ou de manger des fruits et légumes tous les jours. Néanmoins, une grande majorité d’entre nous commence à relâcher les efforts. Tenez bon !! Avec un récapitulatif des grandes tendances santé 2014, nous arriverons à vaincre ces petits bourrelets et nous armer des dernières tendances gastronomiques, sportives et de santé pour être au top de la forme au printemps.

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Image: lapresse.ca

Simplicité et mieux être

Manger sainement ne doit pas devenir une obsession. Diverses tendances dont les cures de détox et les régimes spécialisés ont influencé les habitudes mais il faut faire preuve de bon sens en 2014. La simplicité dans l’assiette nous garantira des repas équilibrés. Le choix des produits est au cœur des nouvelles tendances. Pour ravir vos papilles, mangez des légumes et fruits de saison, des produits frais, variés et surtout locaux.

Quelques exemples de produits que nous retrouverons dans les assiettes cette année sont : le quinoa et le Kale, un genre de chou d’une variété ancienne. Le fait maison et la consommation des produits locaux sont aussi des modes qui ne cachent que des bienfaits. Le but est de pouvoir manger ce que nous souhaitons mais en proportions raisonnables et adaptées à notre activité journalière.

Après le réconfort, l’effort !

Pratiquer une activité physique est plus que primordial pour être en forme physiquement et psychologiquement. Très souvent, la motivation n’aboutit pas forcément à une séance de gym ou de jogging. Pour votre plus grand bonheur, les grands créateurs de mode ont démontré le grand retour des baskets sur les podiums de la Fashion Week que ce soit aux Etats Unis ou en France. En plus d’être dans une tenue confortable et branchée, vous pourrez désormais faire votre footing tout en gardant votre dignité de fashionista et ainsi garder la forme.

Quelques activités sportives qui peuvent vous séduire cette année sont : l’aquazumba, le crossfit, le yoga, le jogging-poussette pour les mamans, le vélo en salle de sport ou à l’extérieur entre autres. Le collectif prime globalement sur le sport individuel, de quoi vous motiver à rencontrer de nouvelles personnes tout en gardant la forme. Pour les plus timides, les offres poussent sur le web 2.0 avec des coachs sportifs en ligne. Il y a aussi l’option de cotiser avec des copines pour avoir un coach sportif juste pour vous.

Un esprit sain dans un corps sain

Il faut aussi être optimiste, positiver et surtout relativiser. Tout est une question d’équilibre. On n’est par exemple pas obligé de manger uniquement bio pour être en forme. Il y a des petites habitudes qu’il faut garder comme prendre un petit déjeuner équilibré pour bien commencer la journée ou privilégier la marche à pied au lieu de toujours prendre sa voiture ou les transports en communs pour de courtes distances. Et enfin arrêtez de fumer !!

Une greffe de tête possible d’ici deux ans ?

Le neurologue italien Sergio Canavero a affirmé dans un article publié par la revue scientifique Surgical Neurology International qu’il serait possible de greffer des têtes humaines d’ici 2 ans !

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L’idée qui peut sembler humoristique (et relever du domaine de la science-fiction) est pourtant bien sérieuse : elle s’appuie sur des travaux datant de 1970 du chirurgien américain Robert White, lequel a réussi à transplanter la tête d’un singe sur le corps d’un autre.

Pourtant, les informations sur le net concernant cette opération divergent : certaines affirment que l’animal aurait survécu 8 jours alors que d’autres notent qu’il aurait vécu « seulement quelques heures », mais l’information commune aux sources est celle qui importe à l’expérience : l’animal « quoique tétraplégique, avait l’usage de ses sens et une activité cérébrale ».

Se basant sur ces données, le neurologue italien estime que les récentes avancées médicales ainsi que l’utilisation de substances chimiques (permettant de rétablir les liens entre les fibres nerveuses) devraient rendre possible la reconnexion des moelles épinières d’un donneur humain avec celle d’un receveur.

Pour bien comprendre ce qui va suivre, il nous faut souligner que si l’on considère le cerveau comme siège de la personnalité, de la conscience, et comme ce qui renferme l’unicité de chaque être humain, il vaudrait mieux parler de greffe de corps plutôt que de greffe de tête puisque si l’on réfléchit bien, le receveur change de corps mais pas de tête.

Voyons tout cela plus en détails…

En théorie comment se passerait l’opération ?

Comme nous venons de l’évoquer, l’idée, délicate soit-elle, est de reconnecter les moelles épinières du donneur et du receveur. L’opération en elle-même est risquée : la tête devra être transférée sur le corps en moins d’une heure, soit le temps qu'un cerveau peut être conservé en état d'hypothermie sans subir de lésions irréversibles.

L’auteur a posé les conditions des personnes qui pourront prétendre à cette opération : le donneur devra être en état de mort cérébrale, avec un corps intact ; le bénéficiaire, quant à lui, devra être soit tétraplégique, soit atteint d’un cancer sans métastases au cerveau ou d’une maladie mortelle ou fortement invalide touchant des régions autres que la tête. Par exemple, en tant que bénéficiaire, pourraient y prétendre « les cancéreux en phase terminale, diabétiques avancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants».

Vous l’avez compris, il s’agit par exemple de greffer la tête d’un malade du corps sur un autre corps sain, c’est pourquoi nous parlons davantage de « greffe de corps » que de « tête ».

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Et en pratique ?

Deux ans, c’est le temps nécessaire selon Sergio Canavero pour « monter et coordonner une équipe d’une centaine de personnes afin d'effectuer l’opération ». Le coût de l’opération est lui-aussi élevé, à vous de juger : le neurologue l’estime à une dizaine de millions d’euros.

L’expérience, si elle réussissait, répondrait à certains problèmes médicaux de patients mais aura également l’avantage de répondre à une question scientifique parmi d’autres, demeurées jusqu’alors sans réponse, comme « l’esprit est-il ou non généré par le cerveau ? ».

Les problèmes que cela implique

Il va sans dire que si une telle opération venait à se concrétiser, cela entraînerait une assez longue liste de questions morales, sociales, philosophiques (etc.).

Sergio Canavero, lui-même, a posé la question du possible trafic de corps humain : « Que se passera-t-il si un vieux milliardaire chinois réclame un nouveau corps ? Les médecins se serviront-ils dans les prisons, comme c'est le cas pour certains organes ? ».

Il a donc averti que « des règles éthiques doivent être établies avant que le procédé ne tombe entre les mains de médecins peu scrupuleux » en donnant comme exemple : « Imaginons un nouvel Albert Einstein. On pourrait décider de greffer sa tête sur un corps pour l’empêcher de mourir ».

Maintenant, supposons que votre greffe de corps se soit parfaitement déroulée, comment continuer à vivre avec un corps qui n’est pas le sien ? Devrions-nous avoir peur de perdre notre humanité (nos émotions, sentiments, souvenirs pouvant être affectés, étant dans le cerveau) ? L’expression « l’homme réparé » dont nous avons notamment entendu parler au moment de la greffe du cœur, prendrait-elle tout son sens ici ? Faut-il, ici précisément, évoquer Frankenstein ? Notre corps deviendra-t-il plus tard un assemblage de pièces que l’on pourra échanger à sa guise, un peu comme les machines ? Hormis ces sensations, remarquons que le temps de la rééducation et celui de l’adaptation du corps seront sûrement un travail tout aussi long et complexe que l’opération en elle-même.

Il y a une autre question qu’il faudra prendre en considération : et si le greffé devient parent, techniquement l’enfant aura le patrimoine génétique du donneur (mort), mais sera le fils du greffé…

Enfin, il faudra prendre garde au fait que ce que l’on entend communément par « l’homme réparé » n’aboutisse pas plus tard à « l’homme augmenté », lequel chercherait avant tout à satisfaire des exigences sociales (être plus jeune, plus beau, plus performant) plutôt que de voir la cause pathologique de cette expérience.

Faut-il ou non croire à une telle opération ?

Un projet fou, diront de nombreuses personnes, la dérive scientifique guette l’auteur de cette étude ! L’espèce humaine, et le transhumanisme en particulier, ne doivent pas, à mon sens, oublier de se rappeler ces interrogations : « Jusqu’où faut-il réparer ? », « Peut-on toucher à tout et jusqu’où ? ».

Car, enfin, faut-il croire à la plausibilité d’une telle opération ?

Il est bon de noter que depuis l’expérience datant de 1970 menée sur les singes et malgré l’amélioration des techniques utilisées, les animaux ont été systématiquement euthanasiés suite à diverses complications, dues notamment à l’impossibilité de réparer les dommages subis par les nerfs lors du sectionnement de la moelle épinière pour permettre la transplantation de la tête.

De nombreux médecins restent également sceptiques quant à la réalisation d’une telle prouesse scientifique. C’est le cas du Dr Marc Lévêque, neurochirurgien à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui affirme qu’« anastomoser (suturer) une moelle épinière reste pour l'heure infaisable ». Son analyse (ici).

Puis si l’on creuse dans l’étude de Sergio Canavero, on remarque qu’au sujet de la continuité nerveuse au niveau de la moelle, le neurologue prévoit d’employer un cocktail constitué de polyéthylène glycol (PEG) et de chitosane (une association prometteuse mais qui reste du domaine expérimental qui est loin de pouvoir offrir une connexion totale), comme le soulignait le Dr Lévêche.

Mais Sergio Canavero l’a affirmé au quotidien Matin (ici), ce problème a pu être résolu via l'utilisation de matériaux chimiques permettant de relier les fibres nerveuses. Il ne lui reste donc plus qu’à « coordonner et monter son équipe ».

Alors, face à ces divergences, Sergio Canavero a-t-il expérimenté la chose et a-t-il des preuves à l’appui ?

En faisant d’amples recherches sur le net, on apprend que des expériences réalisées sur des cochons d’Inde et des chiens ont, en effet, montré que « ces produits ont été capables d'activer une sorte de fusion-réparation des cellules nerveuses endommagées ». Ces sources citent le Journal of Neuroscience Research publié le 15 décembre 2001 (ici) et le Journal sur l’expérience des chiens (ici). Ces articles sont malheureusement en accès payant…

Le résultat est donc limité mais peut être qu’avec le temps aurons-nous de meilleurs résultats…

En attendant, l'auteur de l'étude écrit que les chirurgiens devront s'entraîner en réalisant des expérimentations sur des primates, voire sur des humains en état de mort cérébrale.

Alors qui et que croire ? Compterons-nous sur Terre des post-humains dans un futur proche ou cette histoire restera-t-elle confinée dans les placards de la science-fiction ?

L’avenir nous le dira certainement. En attendant, on peut aisément laisser court à notre imagination : imaginez Bernadette Chirac avec un corps de mannequin ou encore un Mickaël Jackson qui n’aurait pas eu à faire autant de la chirurgie esthétique …

Nous avons réfléchi à la question, il reste donc à nous convaincre, chers scientifiques.

Sources :

francetvinfo.fr ; journaldugeek.com ; doctissimo.fr ; Wikipédia Robert White

L’été (enfin) et la moto.

C’est l’été. Enfin. C’est vraiment l’été. Il fait chaud. Euh… trop chaud. Après qu’on s’est tous plaint du temps pourri qu’on a eu jusque fin juin, on se plaint parce que, soyons honnête, 35°C, c’est pas possible. A moins d’être à la plage, c’est pas possible.

Et puis c’est un peu dommage parce que normalement en été on fait plein de trucs sympas mais là, avec cette température, c’est PAS POSSIBLE.

  • Les barbecues en plein cagnard, bof, très peu pour moi, je suis rousse, les coups de soleil, je ne suis pas obligée de les provoquer non plus… On sait comment ça se termine.

 Photo d'un squelette dans le désert

  • La piscine municipale blindée de 9h du matin à la fermeture, tout le monde collé-serré contre des inconnus avec des gamins qui braillent, mouais, merci mais non merci.

 

  • Aller camper, faire un feu de camp près d’un étang dans la forêt, c’est plutôt agréable mais avec cette chaleur on se fait envahir de moustiques thermo-nucléaires dont les piqûres ressemblent à une attaque de taons. Dans ce genre :

 Photo d'une réaction allergique à une piqûre de moustique

Non, en fait le bon plan, c’est d’avoir les bons amis. Ceux avec la maison de campagne pas trop loin de chez toi et avec piscine dans le jardin. Globalement, en été, les bons amis, c’est tes amis riches. Quand t’en as. Ceux avec la maxi piscine, la décapotable ou la moto pour prendre l’air sur la route et voir des jolis coins.

La moto, c’est la saison, on nous en parle pas mal en ce moment. Voyons voir… Qu’est-ce qu’on nous en dit ? Un mort. Un mort. Un blessé. Les motards, ça roule trop vite. Un mort. Un blessé. Une morte (oui, on le sait bien, les femmes ça fait pas beaucoup de moto). Bon. Que des trucs pas intéressants quoi.

Pourtant, en été il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet… Le moto GP par exemple qui commence au printemps et se termine en automne, bon, ben ça recouvre quand même une bonne partie de l’été, ça. En plus il s’y passe plein de chose marrantes, mais il n’y a rien à faire les gens préfèrent le foot… Je comprends pas trop, mais je n’y peux rien. Pourtant c’est marquant : cette année Valentino Rossi regagne un peu depuis qu’il est repassé chez Yamaha. Comme quoi chez Ducat’, ils sont vraiment pas doués, quoi. On leur file le meilleur pilote du monde et BAM ! Il devient tout nul. Il change d’écurie, re-pilote pour Yamaha et pouf ! Trois podiums à mi-saison (ah bah on se refait pas en un mois quand même).

Enfin bon peut-être que vous non plus ça ne vous intéresse pas les coureurs de la catégorie reine des courses moto. Je comprendrais. Parlons donc de choses plus terre-à-terre, pas de gens qu’on ne rencontrera jamais et qui n’offrent que peu d’intérêt. Parlons de cette petite balade moto que tu ferais bien dimanche pour t’aérer, faire de joli virages routes en campagne avant de t’arrêter près d’un plan d’eau. Ça a l’air idyllique, comme ça, le vent dans les cheveux, en mode biker et bikeuse sur ta super bécane à des vitesses pas vraiment autorisées.

Oui mais non.

Parce que si tu crois combler tous les fantasmes et aller faire ta balade en ressemblant à ça :

 Photo d'une femme en tee-shirt sur une moto

Tu te mets le doigt dans l’œil ! On n’est pas aux USA ici [1] et en plus ce serait bien débile de rouler habillée comme ça. Donc quand t’es vraiment sérieux, conducteur(trice) ou passager(ère) (c’est mon cas), tu ressembles plutôt à ça :

 Photo d'un équipement motard

Genre casque intégral-blouson en cuir avec dorsale et coques aux coudes-pantalon coqué-gants et bottes montantes. Et autant te dire que quand il fait 30°C à l’ombre, ce n’est pas HYPER confortable… Si tu ne veux pas mourir de chaud ou que tu ne roules juste pas sur un gros monstre, tu peux te contenter du casque-blouson-gants d’été-jean-baskets, mais enfin c’est pas encore la panacée. Du coup la balade moto se transforme un peu en séjour dans un four à pain. Et je ne parle pas de l’arrêt au soleil quand t’attends la prune des flics qui t’ont flashé(e) au feu rouge.

Du coup avec tout ça sur le dos, ben tu transpires, forcément. Et c’est assez horrible. Sous le casque c’est l’horreur, sous le cuir il fait 75°C, au niveau des genoux, ça pourrait aller, mais y a le ventilo de la moto qui souffle du chaud et enfin, dans les chaussures je n’en parle même pas, parce que comme il faut mettre des chaussettes, c’est tout simplement un calvaire.

Tu peux tout de même te procurer des vestes d’été, protégées selon les normes (coques aux épaules et aux coudes) mais plutôt aérés, je n’ai jamais essayé, donc je ne sais pas si c’est vi(v)able.

Pour les casques, tu peux prendre un casque de type jet, ce sera plus aéré mais moins protégé. Préfères tout de même le bon vieil intégral malgré la sensation de serré et les cheveux qui collent aux tempes.

 Photo d'un casque de type jet

Après, une fois que tu as pleuré à l’idée de t’habiller, que t’as réussi à enfiler tout ton attirail (et que tu as déjà trop chaud au moment où tu fermes la boucle de ton casque), il ne reste qu’une solution : il s’agit tout simplement d’oublier la température en profitant des paysages, des virages et des accélérations dans les lignes droites (du petit brin d’air dans les 2cm de cou entre le blouson et le casque).  Après, ça dépend de l’endroit où tu vas, c’est sûr que la rue Lafayette, ce n’est pas l’idéal) et de la moto sur laquelle sur roule, mais là-dessus c’est peut-être plus facile de penser à autre chose…

 Photo d'une moto de modèle HP4 (BMW)

Charlotte Faure

[1] Dans certains états le port du casque est facultatif.

Les avancées scientifiques du moment qui font froid dans le dos

lexpress.fr

Où la science peut-elle nous conduire ? L’homme devrait-il continuer les recherches en génétique modifiée ? La science a eu parfois des conséquences marquantes pour l’Humanité… Mais où en est-on aujourd’hui ? Vous avez très certainement vu sur vos écrans télévisés ces moutons phosphorescents, nés récemment en Uruguay. Eh bien, à cette occasion, faisons un petit tour d’horizon de certaines avancées scientifiques du moment.

Des chercheurs réussissent à rendre le cerveau transparent

Des chercheurs américains de l’Université de Stanford sont parvenus à mettre au point un système, appelé Clarity, permettant de rendre un cerveau de souris totalement transparent, de manière à visualiser plus nettement ce qui s’y passe.

Ils ont ainsi réussi à étudier en 3D et sans avoir recours à la dissection l’intégralité des neurones et des structures moléculaires d’une souris morte.

Selon futura-sciences.com, cette récente étude, publiée dans la revue Nature, « pourrait permettre d’avancer dans la compréhension du fonctionnement cérébral ».

Selon maxisciences.com, elle a également été réalisée avec succès sur un cerveau humain, lequel avait été conservé depuis plus de 6 ans et serait en outre applicable à d’autres organes.

Une découverte impressionnante qui semble faire avancer la science, et pour laquelle, au premier abord, nous ne distinguons pas les conséquences néfastes. Espérons que nous puissions connaître la suite des évènements ainsi que les progrès scientifiques et humains que cela engendrera.

Des animaux génétiquement modifiés naissent fluorescents

Des scientifiques uruguayens ont réussi récemment à donner naissance à des moutons génétiquement modifiées phosphorescents, nés en octobre 2012. L’Institut de reproduction animale d’Uruguay et l’Institut Pasteur de Montevideo se sont félicités de cette création.

En 2011, les Argentins avaient déjà réussi à créer une vache transgénique, produisant des protéines humaines dans son lait. Le Brésil, de son côté, avait fait la même chose mais à partir de chèvres génétiquement modifiées.  De leur côté, le Japon et la Corée du Sud avaient créé un chat et chien phosphorescents.

Ces moutons se sont développés sans présenter de différences avec les moutons qui n’ont pas connu de modifications. La seule différence étant qu’ils deviennent phosphorescents au contact d’une lumière ultra-violette. Cette découverte a été rendue possible en introduisant dans leur ADN le gène d’une méduse…

Alejo Menchaca, président de l'Institut, a admis que l’opération n’avait aucun intérêt en soi, permettant seulement de s’assurer de l’efficacité de la méthode consistant à introduire un gène étranger dans l’ADN d’autres animaux.

Le président a également indiqué que « c'est une technique très efficace, car tous ceux qui sont nés sont positifs. Maintenant, nous pouvons travailler avec un autre gène, qui sera d'un plus grand intérêt, pour produire une protéine spécifique ». Cette nouvelle recherche a pour objectif de soigner certaines pathologies humaines comme le diabète, ceci  « en introduisant des gènes responsables de la production d'une protéine manquante (l’insuline en l’occurrence) dans le génome d'une brebis, qui à sa naissance la produira dans son lait ».  Puis, selon les chercheurs il s’agira « d’isoler cette protéine pour fabriquer des médicaments », de manière plus simple que la méthode courante.

Flippant non ?

Cette découverte aura-t-elle des répercussions bénéfiques pour la science et les hommes ? Peut-on se montrer craintif quant à ces recherches qui modifient l’ADN des animaux, lesquels  seront peut-être dans nos assiettes demain ? Car effectivement, souvenez-vous de la vache folle ou encore la tremblante du mouton, quelles étaient les origines de ces grandes pandémies ? Et la réponse, évidemment, est une protéine appelée « prion » ou encore les fameuses farines animales. Ces pandémies avaient coûté la vie de nombreux hommes…

Les épidémies et virus récents

Et le virus H1N1 devenu récemment le H7N9, provient-il des volailles ?

Une étude britannique publiée le 25 avril, dans la revue médicale The Lancet confirme que le virus H7N9 provient bel et bien des volailles. Elle a ainsi communiqué que «des scientifiques en Chine ont confirmé pour la première fois que le virus de la grippe A H7N9 a été transmis à partir d'oiseaux, spécifiquement de poulets sur un marché à la volaille, vers l'homme ».

Alors que de son côté, Sciences et avenir, « la revue de toute la science, le magazine de la physique, la chimie, l’histoire des sciences et de la nature », a confirmé le 25 avril que « la source de l’infection reste une énigme ».

Deux pigeons, dans la province de Jiangsu, en Chine, ont été déclarés positifs et porteurs du virus. Et la mutation et la propagation du virus inquiète encore de plus en plus les experts, ainsi que la population.

Des rats acquièrent un sixième sens grâce à un implant cérébral  

Des chercheurs américains ont réussi à mettre un implant cérébral à des rats de sorte qu’ils puissent percevoir la lumière infrarouge que les yeux humains ne peuvent pas percevoir. Ces travaux sont rapportés dans la revue Nature Communication. D’après ces travaux, les chercheurs se penchent vers une possibilité ultérieure de soigner des personnes aveugles ou encore sourdes.

Le Docteur Nicolelis, cité par le Telegraph, a confirmé que « ceci suggère que, dans le futur, il serait possible d'utiliser des dispositifs de type prothèses pour restaurer des modalités sensorielles qui ont été perdues, telles que la vision, en utilisant une partie cérébrale différente ».

Alors, avec ce petit éventail de recherches scientifiques, selon vous, percée scientifique prometteuse pour l’avenir de l’Humanité ou dérive scientifique pouvant engendrer de nouveaux virus et pandémies ? Telle est la question aujourd’hui.

Source :

http://www.maxisciences.com

90% des cancers du sein dépistés par un nouveau soutien-gorge

tomsguide.fr

Un nouveau soutien-gorge permet de dépister 90% des cancers du sein. Cette innovation a été réalisée par la Société Warning Systems. Le soutien-gorge en question serait en mesure de « détecter toutes les anomalies des tissus mammaires ».

Comment fonctionne ce dessous intelligent ?

Le soutien-gorge intelligent pourrait détecter tout changement de température autour d’une tumeur en développement. C’est ainsi que le cancer serait détecté, « simplement » en se fian aux changements de température qui seraient mémorisés par un ordinateur. Le dessous, baptisé Breast Self Examen, est bien entendu doté de capteurs dédiés à l’enregistrement de cette chaleur qui se diffuse, la tumeur étant alimentée par de nombreux vaisseaux sanguins.

Selon le site Psfk, le soutien-gorge en question a déjà fait l’objet d’essais cliniques et aurait détecté des tumeurs « six ans avant les méthodes conventionnelles ». Sur un panel de 650 femmes soumises au test, la fiabilité aurait été de 92,63%. D’accord, cette estimation est communiquée par la société à l’origine de la création du sous-vêtement, mais tout de même, le résultat est encourageant !

Sachant que ce mois d’octobre est dédié à la sensibilisation et la lutte contre le cancer du sein, qui « touche des dizaines de milliers de femmes chaque année », la nouvelle tombe plutôt bien. Même la tour Montparnasse, à Paris, participe à la mobilisation à travers un scénario de mise en lumière particulièrement réussi.

En France, le cancer du sein touche « 1 personne sur 9 » et « 50 000 nouveaux cas » y sont référencés chaque année. S’il se soigne de mieux en mieux, ce cancer prend parfois malheureusement une forme mortelle « puisque 11 300 » personnes en meurent chaque année.

Le soutien-gorge « magique » serait donc en voie de commercialisation. La société créatrice « attend le feu vert de la FDA », la Food and Drug Administration, agence américaine qui valide ou non la mise sur le marché d’un nouveau produit alimentaire ou médicamenteux. Espérons que nous n’attendions pas trop longtemps, la vie et le « confort » de nombreuses femmes et d’hommes, également– rarement – touchés par cette maladie, en dépend !

Présentation du produit miracle

Source : 24matins.fr

Est-ce qu’on aura le droit de fumer dans dix ans ?

Selon l’OMS, le monde compte plus d’un milliard de fumeurs. Six millions de personnes en meurent chaque année. Si rien n’est fait à l’horizon 2030, ce chiffre passera à huit millions. Le tabac a provoqué 100 millions de décès au XXe siècle et il en entrainera jusqu’à un milliard au XXIe siècle si la tendance actuelle se poursuit. Alors, que faire ? Interdire le tabac, tout simplement ? Des pays comme la Finlande, l’Australie ou la Nouvelle-Zelande n’en sont pas encore tout à fait là, mais pas loin.

Dans l’émission « la tête au carré » sur France Inter diffusée le 29 mai, Martine Perez, journaliste au Figaro et auteur d’ « Interdire le tabac : l’urgence ! » aux éditions Odile Jacob s’interroge : «  On a réclamé l’interdiction du bisphénol A, on réclame la sortie du nucléaire pour ses dangers sur la santé, on veut réglementer très sévèrement les antennes relais, interdire les OGM ; alors à partir du moment où l’on souhaite vivre dans une société où doit être réduit au maximum le risque sanitaire, comment se fait-il que la question du tabac ne soit pas abordé ? ».

En France, un tiers de la population fume. Mais peut-on comparer des risques pour la santé infligés par autrui et ceux que l’on s’inflige à soi-même ? Comme le rappelle le sociologue Serge Karsenty : « On a tendance à minimiser les risques que l’on s’inflige à soi-même voire les nier ».

La question de la liberté est au cœur du sujet. Et interdire le tabac, c’est oublier que de nombreux fumeurs sont des personnes dépendantes et non uniquement à cause de la nicotine. Serge Karsenty évoque la théorie du conditionnement acquis, « le fait d’assigner à un produit, un comportement ou une consommation, une fonction thérapeutique ». Cette théorie a le mérite d’expliquer des dépendances qui ne sont pas liées à des substances comme par exemple, le jeu compulsif. Le tabac associe à la fois une dépendance psychologique, une dépendance comportementale et une dépendance physique. C’est pourquoi les substituts nicotiniques ne peuvent pas être la seule solution.

Toujours est-il que du fait de la législation coercitive dans les pays occidentaux, l’industrie du tabac se tourne vers l’Afrique et l’Asie où la consommation est en forte augmentation. Or certains pays dans ces régions ne bénéficient pas des mêmes infrastructures de santé pour soigner les maladies liées à la consommation de tabac.  Il y a urgence à agir surtout lorsque l’on sait que « seuls 19 pays, abritant 14% de la population mondiale, disposent de services de santé nationaux complets proposant une aide au sevrage » dixit l’OMS.

La Source noire : accompagnement des mourants

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La mort est un sujet qui effraie. Par son aspect physiquement définitif, on l’oublie, on la rejette, on ne la voit pas, on l’ignore, même quand elle s’empare, lentement, d’un proche, d’un parent, d’un ami d’ami. Pourtant, cette épreuve est sans doute la plus difficile de notre existence telle que nous la connaissons. Alors pourquoi cette règle tacite nous conduit-elle à rester dans le déni ? Pourquoi, souvent, avec un soupçon d’humour pour pallier une terrible anxiété, nous répondons « tu n’iras nulle part, je suis là et la porte est fermée », à un malade qui trouve la force de murmurer, sur son lit d’hôpital, « tu sais, je vais partir »… Posons-nous la question : où en sommes-nous de l’accompagnement des mourants ?

Dans La Source noire, Patrice Van Eersel, qui a enquêté sur les recherches sur la « fin de vie » menées par des scientifiques, américains avant tout, depuis les années 1960, énumère et conte leurs parcours, leurs expériences, leurs découvertes. Des informations qui n’ont pas trouvé de grands ou sérieux échos dans nos sociétés objectivées par une science « physique », « biologique ».

D’après l’auteur, qui reprend les conclusions de scientifiques, dans un mouvement impulsé par le Pr. Elisabeth Kübler-Ross, nous serions loin de pouvoir définir la mort ou même le coma. Qui n’a jamais entendu de ces expériences dites « Near Death Experience » (NDE), positives dans la grande majorité des récits, dans lesquelles sont relatés des états d’apaisement, de compassion, d’amour ultime, lumineux à l’extrême, sans être éblouissants.

Toujours est-il que d’après ces scientifiques, nier la mort d’un proche ne lui rendrait pas service. En positivant sur l’état de santé d’un malade, ce dernier peut trouver des ressources inattendues et vivre mieux plus longtemps. Toutefois, d’après l’ouvrage, il faut savoir « sentir » le moment où chacun doit accepter ce « passage ». Avoir le courage d’en parler faciliterait le départ du mourant, qui serait plus apaisé.

Peu importe finalement la signification des NDE. L’auteur nous pousse à nous interroger sur ce que nous croyons être la « réalité », sur notre conscience, dans son ensemble, à laquelle nous n’avons pas encore, ou pas tous, accès. Selon lui, il existerait le monde « réel », « physique », et un monde « invisible » en quelque sorte, un « ailleurs » que nous ne verrions pas pour l’instant.

Après tout, il est communément admis que l’humanité n’utilise qu’une infirme partie de son cerveau. L’humanité a d’ailleurs longtemps cru que la Terre était plate. Peut-être qu’un jour verrons-nous le monde tel que nous le connaissons sous un autre angle ?

L’auteur objective sa théorie par la physique quantique, qui aurait validé l’hypothèse de la possibilité d’au moins deux espaces temps. Loin d’avoir retenu tous les détails inscrits dans le livre, je vous en recommande la lecture, si le sujet vous intéresse. D’autant plus que les scientifiques occidentaux auxquels Patrice Van Eersel fait référence, parviennent à des conclusions déjà contées, récitées, inscrites, symbolisées, dans des cultures qualifiées de « primitives », que nous pouvons aussi qualifier d’ « ancestrales ». Voir le Livre tibétain des morts.

 

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Par ailleurs, pourquoi naît-on dans des hôpitaux dans la majorité des cas ? Pourquoi meurt-on dans des hôpitaux dans la majorité des cas ? Il existe des projets de naissance, parfois conjointement définis par des parents accompagnés d’une Doula. Pourquoi n’existe-t-il par de « projet de mort », qui serait conjointement défini par le mourant et son accompagnateur… ? Il existe bien des Doulas pour mourants au Canada. Il ne s’agirait pas d’euthanasie, mais de mourir conformément à ses envies. Non que le mourant ait envie de mourir, mais sachant qu’il est sur le départ, le sentant dans son « for-intérieur », pourquoi ne pas lui accorder cette ultime liberté : la liberté de mourir en paix, dans un environnement choisi et non médicalisé, entouré des personnes aimées. Pourquoi cela n’est pas plus répandu en France ? Pourquoi n’en parle-ton pas ?