Archives de catégorie : Bien-vivre

Bienvivre

Est-ce qu’on aura le droit de fumer dans dix ans ?

Selon l’OMS, le monde compte plus d’un milliard de fumeurs. Six millions de personnes en meurent chaque année. Si rien n’est fait à l’horizon 2030, ce chiffre passera à huit millions. Le tabac a provoqué 100 millions de décès au XXe siècle et il en entrainera jusqu’à un milliard au XXIe siècle si la tendance actuelle se poursuit. Alors, que faire ? Interdire le tabac, tout simplement ? Des pays comme la Finlande, l’Australie ou la Nouvelle-Zelande n’en sont pas encore tout à fait là, mais pas loin.

Dans l’émission « la tête au carré » sur France Inter diffusée le 29 mai, Martine Perez, journaliste au Figaro et auteur d’ « Interdire le tabac : l’urgence ! » aux éditions Odile Jacob s’interroge : «  On a réclamé l’interdiction du bisphénol A, on réclame la sortie du nucléaire pour ses dangers sur la santé, on veut réglementer très sévèrement les antennes relais, interdire les OGM ; alors à partir du moment où l’on souhaite vivre dans une société où doit être réduit au maximum le risque sanitaire, comment se fait-il que la question du tabac ne soit pas abordé ? ».

En France, un tiers de la population fume. Mais peut-on comparer des risques pour la santé infligés par autrui et ceux que l’on s’inflige à soi-même ? Comme le rappelle le sociologue Serge Karsenty : « On a tendance à minimiser les risques que l’on s’inflige à soi-même voire les nier ».

La question de la liberté est au cœur du sujet. Et interdire le tabac, c’est oublier que de nombreux fumeurs sont des personnes dépendantes et non uniquement à cause de la nicotine. Serge Karsenty évoque la théorie du conditionnement acquis, « le fait d’assigner à un produit, un comportement ou une consommation, une fonction thérapeutique ». Cette théorie a le mérite d’expliquer des dépendances qui ne sont pas liées à des substances comme par exemple, le jeu compulsif. Le tabac associe à la fois une dépendance psychologique, une dépendance comportementale et une dépendance physique. C’est pourquoi les substituts nicotiniques ne peuvent pas être la seule solution.

Toujours est-il que du fait de la législation coercitive dans les pays occidentaux, l’industrie du tabac se tourne vers l’Afrique et l’Asie où la consommation est en forte augmentation. Or certains pays dans ces régions ne bénéficient pas des mêmes infrastructures de santé pour soigner les maladies liées à la consommation de tabac.  Il y a urgence à agir surtout lorsque l’on sait que « seuls 19 pays, abritant 14% de la population mondiale, disposent de services de santé nationaux complets proposant une aide au sevrage » dixit l’OMS.

L'esprit de conversation

L’esprit de conversation, Chantal Thomas
Ed Payot et Rivages, 2011

Chantal Thomas livre ici un éloge de la conversation mêlant habilement références historiques et perspectives contemporaines.

Parler fait naitre les idées, chacun apporte sa vie présente rythmé par l’élan d’inconnu et l’esprit de découverte. Il existe dans le plaisir de converser des rapports de séduction, de découverte, de satisfaction et de bonheur.

L’auteur  s’attache à dépeindre les célèbres salons : la chambre bleue de Mme de Rambouillet, le salon de Mme du Deffand, le château de Coppet de Mme de Staël ; des destins féminins et leurs approches singulières de la conversation. Elle s’arrête sur aujourd’hui et, contre la critique d’une époque creuse, elle répond : « Mais la conversation, les formes de politesse, la délicatesse ne sont-elles pas des choses que, depuis toujours, on n’évoque qu’au passé ? »

L’esprit de conversation est un court ouvrage qui restaure et confirme l’élégance du dire et l’amour de la langue. Au fil de la lecture, on s’étonne aussi de  saisir les nuances culturelles. Le rythme d’une conversation en français  peut être chahuté, interrompu et par conséquent si animé. A contrario, en allemand, le verbe placé à la fin de la phrase entrave toute possibilité de suspension si l’on veut en comprendre le sens. Ces différences nous invitent à explorer tous les jeux possibles dans une conversation et les subtilités de chaque langue.

Chantal Thomas évoque « les bonheurs de conversation » comme « des échappées belles hors des emprises mortifères de l’ennui, de la bêtise, de l’agressivité ». Un livre qui renoue avec le plus quotidien de nos plaisirs, l’échange avec l’autre.

La Source noire : accompagnement des mourants

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La mort est un sujet qui effraie. Par son aspect physiquement définitif, on l’oublie, on la rejette, on ne la voit pas, on l’ignore, même quand elle s’empare, lentement, d’un proche, d’un parent, d’un ami d’ami. Pourtant, cette épreuve est sans doute la plus difficile de notre existence telle que nous la connaissons. Alors pourquoi cette règle tacite nous conduit-elle à rester dans le déni ? Pourquoi, souvent, avec un soupçon d’humour pour pallier une terrible anxiété, nous répondons « tu n’iras nulle part, je suis là et la porte est fermée », à un malade qui trouve la force de murmurer, sur son lit d’hôpital, « tu sais, je vais partir »… Posons-nous la question : où en sommes-nous de l’accompagnement des mourants ?

Dans La Source noire, Patrice Van Eersel, qui a enquêté sur les recherches sur la « fin de vie » menées par des scientifiques, américains avant tout, depuis les années 1960, énumère et conte leurs parcours, leurs expériences, leurs découvertes. Des informations qui n’ont pas trouvé de grands ou sérieux échos dans nos sociétés objectivées par une science « physique », « biologique ».

D’après l’auteur, qui reprend les conclusions de scientifiques, dans un mouvement impulsé par le Pr. Elisabeth Kübler-Ross, nous serions loin de pouvoir définir la mort ou même le coma. Qui n’a jamais entendu de ces expériences dites « Near Death Experience » (NDE), positives dans la grande majorité des récits, dans lesquelles sont relatés des états d’apaisement, de compassion, d’amour ultime, lumineux à l’extrême, sans être éblouissants.

Toujours est-il que d’après ces scientifiques, nier la mort d’un proche ne lui rendrait pas service. En positivant sur l’état de santé d’un malade, ce dernier peut trouver des ressources inattendues et vivre mieux plus longtemps. Toutefois, d’après l’ouvrage, il faut savoir « sentir » le moment où chacun doit accepter ce « passage ». Avoir le courage d’en parler faciliterait le départ du mourant, qui serait plus apaisé.

Peu importe finalement la signification des NDE. L’auteur nous pousse à nous interroger sur ce que nous croyons être la « réalité », sur notre conscience, dans son ensemble, à laquelle nous n’avons pas encore, ou pas tous, accès. Selon lui, il existerait le monde « réel », « physique », et un monde « invisible » en quelque sorte, un « ailleurs » que nous ne verrions pas pour l’instant.

Après tout, il est communément admis que l’humanité n’utilise qu’une infirme partie de son cerveau. L’humanité a d’ailleurs longtemps cru que la Terre était plate. Peut-être qu’un jour verrons-nous le monde tel que nous le connaissons sous un autre angle ?

L’auteur objective sa théorie par la physique quantique, qui aurait validé l’hypothèse de la possibilité d’au moins deux espaces temps. Loin d’avoir retenu tous les détails inscrits dans le livre, je vous en recommande la lecture, si le sujet vous intéresse. D’autant plus que les scientifiques occidentaux auxquels Patrice Van Eersel fait référence, parviennent à des conclusions déjà contées, récitées, inscrites, symbolisées, dans des cultures qualifiées de « primitives », que nous pouvons aussi qualifier d’ « ancestrales ». Voir le Livre tibétain des morts.

 

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Par ailleurs, pourquoi naît-on dans des hôpitaux dans la majorité des cas ? Pourquoi meurt-on dans des hôpitaux dans la majorité des cas ? Il existe des projets de naissance, parfois conjointement définis par des parents accompagnés d’une Doula. Pourquoi n’existe-t-il par de « projet de mort », qui serait conjointement défini par le mourant et son accompagnateur… ? Il existe bien des Doulas pour mourants au Canada. Il ne s’agirait pas d’euthanasie, mais de mourir conformément à ses envies. Non que le mourant ait envie de mourir, mais sachant qu’il est sur le départ, le sentant dans son « for-intérieur », pourquoi ne pas lui accorder cette ultime liberté : la liberté de mourir en paix, dans un environnement choisi et non médicalisé, entouré des personnes aimées. Pourquoi cela n’est pas plus répandu en France ? Pourquoi n’en parle-ton pas ?

Ducasse, pratique et pas dégueulasse

Vous connaissez sans doute Alain Ducasse, l’homme ou l’entreprise, c’est du pareil au même…Je pourrais vous parler de son parcours, de son goût, de ses restaurants, de son auberge, des formations qu’il anime, des adresses qu’il recommande, de ses recettes, de ses ouvrages :

Mais tout cela serait certainement bien trop long et un peu ennuyeux en quelques lignes alors que tout est parfaitement illustré sur son site : Alain Ducasse

Je vais donc vous présenter ce qui m’a le plus séduite chez lui, moi, Odette Toutlemonde :

–          qui fait ses courses au jour le jour quand elle mange chez elle ;

–          mais qui cuisine de temps en temps pour ses amis et sa famille ;

–         qui a déjà 150 post-it dans son sac (numéro de la banque, du généraliste, du dermato, du gynéco, de la sécu, liste de courses d’avant-hier, pense bête idées cadeaux anniversaire copine demain, adresse rdv client et plan de la sortie du métro au nouveau QG apéro)

–      bref, qui en a marre de noter toutes les infos auxquelles penser, sur des papiers volants, à la dernière minute parce qu’elle est une femme pressée qui court tout le temps…

LA LISTE DE COURSES RECETTE PAR RECETTE, intégrée aux livres de cuisine. Isn’t it great ?!

Livre de recettes "Nature" et sa liste de courses

Le petit carnet vert que vous voyez ici à l’horizontal contient tous les ingrédients à se procurer, recette par recette : utile, léger, agréable à lire, il facilite la vie, que l’on soit apprentie cuisinière ou vraie cordon bleu !

Alain Ducasse, l’homme ou l’entreprise, c’est toujours selon, pense à tout…si ses recettes étaient immangeables, on en parlerait même pas, mais tout est « sain, simple, bon »…cela va sans dire, mais cela va mieux en le disant !

Les Foods Trucks débarquent à Paris!

Depuis quelques mois, on voit déambuler des camionnettes bien alléchantes dans Paris, la « street food » a de beaux jours devant elle.

 

Le Camion Qui Fume

Le concept très apprécié des « foodeurs » avisés est originaire des USA : des camions itinérants proposent aux badauds des plats à déguster sur place ou à emporter, directement inspirés de la cuisine américaine traditionnelle allant du fameux burger au tacos mexicain, et autres plats cuisinés.

Victimes de leur succès, les rares enseignes qui proposent ce nouveau service sur Paris, sont littéralement submergées et l’attente est longue !

Parmi elles, Le Camion qui Fume, lancé fin novembre 2011 par une chef Américaine, et Cantine California, plus récente et dont la cuisine se base sur des produits bios.

Au regard des commentaires des testeurs, ce qui différencie ces restaurants itinérants de la baraque à frites traditionnelle, c’est la qualité des produits proposés à un tarif assez abordable (environ 10 euros la formule), et bien sûr le burger, qui a retrouvé ses lettres de noblesses dans les brasseries les plus classiques.

Pour suivre à la trace ces cuisines ambulantes, il suffit de consulter leurs sites ou de suivre leurs fils twitter : @CantineCali, @LeCamionQuiFume

http://www.cantinecalifornia.com/

http://www.lecamionquifume.com/